Gilets Jaunes à Montpellier : la loi anti-casseurs appliquée

Les deux premiers Gilets Jaunes qui ont fait les frais, samedi, de la nouvelle loi anti-casseurs, tout récemment entrée en vigueur sont âgés de 24 et 39 ans.

Ils avaient le visage dissimulé samedi lors de l’acte XXII dans les rues de l’Écusson, à Montpellier, ce qui est désormais formellement prohibé. L’un d’eux portait un masque à gaz. Ils ont donc été interpellés par les policiers de la Sécurité publique et placés en garde à vue ce week-end au commissariat central.

Ils ont été déférés ce lundi après-midi au parquet de Montpellier. Il seront jugés en comparution immédiate au tribunal correctionnel.

Garantir le maintien de l’ordre

La loi anti-casseurs est un texte législatif promu, à l’origine, par des sénateurs Les Républicains, LR. Défendu par le gouvernement à la suite des manifestations des « gilets jaunes » et les violences qu’elles ont engendrées, le texte a créé une profonde fracture au sein de la majorité. L’objectif de la proposition de loi est de « renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations ».

Votée au Sénat, la proposition de loi a été débattue à l’Assemblée nationale en janvier, avant d’être adoptée en première lecture le 5 février, avec 387 pour, 92 contre et 74 abstentions.

50 députés de LREM qui s’étaient abstenus contestaient en particulier l’article instaurant l’interdiction administrative de manifester. La loi anti-casseurs a été promulguée au Journal Officiel -JO- la semaine dernière, juste avant l’acte XXII de Gilets Jaunes.

1 Comment

  1. On défère un manifestant porteur d’un masque à gaz, mais on remet en liberté un dealer pris avec 500 grammes de cannabis : deux poids, deux mesures!

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