Formation des jeunes : 568 M€ pour l’Occitanie

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’est déplacée dans les Pyrénées-Orientale vendredi, où elle n’a pas fait le voyage pour rien : elle a profité de sa visite à l’école régionale de la deuxième chance de Perpignan pour signer avec Carole Delga, présidente de la région Occitanie, le « Plan d’Investissement dans les Compétences » -PIC- initié par l’État.

Ce plan, un nouvel outil financier créé par le gouvernement Macron, s’étale sur une durée de 5 ans et doit servir à financer la formation des jeunes sur les territoires pour lutter contre le chômage et le décrochage scolaire, mais aussi aider des demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés.

Pour la région Occitanie, ce « Plan d’Investissement dans les Compétences » (ou PIC) sera doté d’une coquette enveloppe de 1,4 Md€, soit 568 M€ apportés par l’Etat, la majorité de l’enveloppe, 877 M€, étant abondée et planifiée de longue date par la Région.

15.000 emplois en Occitanie

Dans le détail, l’Etat entend profiter de ce Plan pour adapter très précisément les formations qualifiantes aux besoins des entreprises ou des secteurs d’activité qui, sur les territoires, peinent à recruter du personnel qualifié. C’est le cas en Occitanie, explique la ministre en citant l’aéronautique : « Ce secteur enregistre entre 300.000 et 400.000 emplois non pourvus en France chaque année, dont 15.000 en Occitanie, faute de profils qualifiés… D’où l’enjeu de pouvoir s’appuyer sur les acteurs de terrain, via la Région, pour affiner les formations au coeur des territoires ».

Des actions prioritaires

Pour Carole Delga, cette action de formation spécifique envers les jeunes et les demandeurs d’emplois peu qualifiés prend tous son sens : « Permettre le développement des compétences de ces publics à travers la formation est un axe prioritaire pour lutter efficacement contre le chômage de masse », commente-t-elle, rappelant que la collectivité a déjà ciblé la formation comme une grande priorité de son programme.

L’application du PIC va permettra de financer des actions considérées comme prioritaires : la formation à distance en fait partie, tout comme, plus original, la mise en circulation de bus itinérants pour présenter l’offre de formation dans les quartiers prioritaires ou les zones rurales…

20.000 places cette année

Le plus gros effort sera bien sur porté sur la mise en place de nouveaux cursus adaptés aux secteurs en demande, comme le tourisme. « Dès cette année, 20.000 places de formation supplémentaires seront ouvertes sur les secteurs en tension », annonce Carole Delga qui cite d’autres vecteurs d’emplois : le numérique et la transition énergétique.

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