Biotech : Deinove perçoit 1,5 m€ de Bpifrance

La biotech montpelliéraine Deinove (62 collaborateurs) a validé la première étape de son programme de recherche labellisé AGIR par l’Etat et qui porte sur le développement de nouveaux antibiotiques. Deinove décroche un financement de 1,5 M€.

Spécialisée dans le développement de nouveaux médicaments, Deinove, installée sur Euromédecine, s’appuie sur une démarche d’innovation radicale pour développer des antibiotiques innovants, mais aussi des ingrédients actifs biosourcés pour la cosmétique et la nutrition.

Deinove engagé dans AGIR

C’est le cadre de ses projets sur les antibiotiques que Deinove vient de marquer des points. La biotech vient de valider la 1ère étape de son programme de recherche labellisé AGIR (pour « Antibiotiques contre les Germes Infectieux Résistants »). Lancé par l’Etat, AGIR permet en effet aux entreprises de cofinancer leurs coûteux programmes de R&D pour explorer le potentiel antimicrobien de souches bactériennes rares.

« L’objectif consiste à identifier de nouvelles structures antibiotiques et de développer des traitements innovants pour lutter contre le défi sanitaire que représente la montée de l’antibiorésistance », rappelle Emmanuel Petiot, directeur général de Deinove.

1,5 m€ de la Bpifrance

Deinove, justement, a activé en début d’année sa plateforme robotisée d’extraction et de criblage des activités antibiotiques de souches bactériennes, « un outil innovant capable de soutenir une cadence d’analyse de plusieurs centaines de souches par mois », rappelle Emmanuel Petiot.

De fait, le lancement de cet outil, première étape du projet AGIR de Deinove, a déclenché le financement automatique de Bpifrance qui a versé 1,5 m€ à la biotech montpelliéraine qui travaille sur ce projet avec l’Institut Charles Viollette (Université de Lille) « qui apporte ses compétences en matière de génie enzymatique et de caractérisation », précise le dirigeant.

L’antibiorésistance, un danger qui progresse

« Nous voulons avancer vite car l’antibiorésistance progresse rapidement dans le monde », insiste Georges Gaudriault, Directeur Scientifique de Deinove : « Ce phénomène représente un danger majeur pour l’humanité dans son ensemble incluant des projections de 10 millions de morts par an à horizon 2050… Avec notre plateforme robotisée, nous disposons désormais d’un outil unique pour explorer les potentiels de nombreux microorganismes rares, issus à la fois de notre bibliothèque propriétaire, de collectes ciblées et des échantillons fournis par nos partenaires de recherche ».

Deinove prépare désormais l’entrée en essai clinique de Phase II d’un premier candidat-antibiotique.

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