Montpellier : Michaël Delafosse dénonce le « greenwashing » de Philippe Saurel

« Après le désastreux positionnement anti-vélo de Philippe Saurel lors de la Marche pour le climat, il fallait bien une coûteuse campagne de communication pour tenter de rattraper le coup », Michaël Delafosse passe à l’offensive sur la question écologique en s’attaquant à l’opération Montpellier Cité Jardins lancé mercredi par la Municipalité. Si le candidat socialiste à la mairie loue la mise en place des permis de végétaliser, « il ne saurait être l’arbre du greenwashing qui cache la forêt d’un bilan écologique calamiteux et incohérent ».

Des déclarations et un bilan

Par un communiqué de presse, Michaël Delafosse réagit au positionnement de la Municipalité en matière d’écologie et constate « un gouffre entre les déclarations d’intention de Philippe Saurel et le bilan qu’il peut présenter ». Le président du groupe d’opposition La Gauche pour Montpellier et de l’association Destins Montpelliérains expose trois griefs principaux.

Tout d’abord sur la mobilité en pointant le retard pris pour la construction de la ligne 5 « qui contribuerait depuis 2017 fortement à la réduction de la pollution » et en dénonçant le plan vélo adopté « sous la pression des cyclistes mais sans budget affecté ». Et de s’appuyer sur les associations montpelliéraines qui selon lui « ne s’y trompent pas et dénoncent la vélophobie de Philippe Saurel ».

Vient ensuite l’expansion urbaine de la ville avec « des extensions commerciales hors de proportion » et de dénoncer « un mitage urbain où l’on voit les maisons disparaître au profit d’immeubles qui poussent de manière chaotique en l’absence de révision du Plan Local d’Urbanisme dégradant le cadre de vie ».

Associer les citoyens

La troisième critique concerne « l’absence de vastes concertations sur tous ces sujets au profit de micro-actions dirigistes ou clientélistes d’un autre temps ». C’est ainsi que Michaël Delafosse dénonce « des réunions publiques menées et annoncées à grand renfort de communication qui ne sauraient remplacer une réelle politique de concertation publique ».

« Montpellier doit retrouver une vision d’ensemble à long terme qui allie les enjeux écologiques et sociaux pour renforcer la qualité de vie des Montpelliérains. Une vision d’ensemble qui doit associer étroitement, et sans arrières pensées, les citoyens à toutes les décisions d’envergure » conclut-il comme une promesse.

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