Opération Campus : déjà 570 M€ investis à Montpellier

Montpellier Méditerranée Métropole a fait le point, ce mardi matin, sur les actions d’accompagnement menées par la force publique dans le cadre du Plan Campus. Outre le création des nouveaux équipements, prévus dans le contrat entre l’Université et l’État, ce Plan Campus permet à la Ville et à la Métropole d’intervenir au niveau de l’urbanisme avec une ambition forte : « désenclaver » les campus pour les ouvrir sur la ville et créer de nouveaux espaces publics.

Pour mémoire, l’État avait lancé en 2008 un appel à candidature pour améliorer la qualité de vie sur les campus et créer de nouveaux équipements. Montpellier avait alors décroché une dotation de l’État de 325 M€, auxquels se sont rajoutés depuis 144,855 M€ de l’Agglomération et de la Métropole montpelliéraine et 104,251 M€ de la Région (sans oublier 1M€ du CNRS) pour un investissement global de 570 M€.

Équipements et espaces publics

L’opération campus, pour la 7e ville étudiante de France (76 500 étudiants à Montpellier, plus 9 % entre 2013 et 2016) va se prolonger jusqu’en 2022 et se décline en deux grands axes : « La construction de nouveaux équipements universitaires et l’aménagement de l’espace public », explique Chantal Marion, « Nous avons intégré le Plan Campus dans le PLU de Montpellier pour réfléchir à un aménagement complet intégrant dans une vue d’ensemble les nouveaux équipements, les aménagements paysagers, les nouveaux espaces publics, les projets immobiliers avec du commerce de proximité, les modes de transports doux priorisant le vélo et le tram, ainsi qu’une réorganisation de la circulation aux abords et sur les campus ».

La place Eugène Bataillon sous un autre angle : un lieu de rencontre, d’échanges et de promenade ouvert sur la ville

Des campus ouverts sur la ville

Concrètement, un volet important du Plan Campus est consacré à la requalification des campus. « Il fallait requalifier ces campus, fermés sur eux-mêmes, pour les transformer en véritables lieux de vie », précise la déléguée à l’enseignement supérieur et à la recherche à la Métropole, « Notre philosophie est d’anticiper les enjeux urbains de demain. Il s’agit notamment de constituer des espaces publics et des espaces végétalisés ouverts sur la ville, fonctionnant en interface avec les quartiers environnants et propices au développement de la vie urbaine avec, par exemple, la création de commerces de proximité et des services. Il fallait ouvrir les campus sur la ville et la ville sur les campus, c’est ce que nous avons fait ».

Deux futurs grands parvis végétalisés

La Métropole prévoit notamment, dans le cadre de la requalification des campus, de requalifier deux grands parvis : celui de la Place Eugène Bataillon, qui sera réaménagé jusqu’en 2020, et celui de la Place de la Voie Domitienne, qui sera livré en 2022. « Ceux sont deux gros chantiers », assure Chantal Marion, « Place Eugène Bataillon, nous allons créer un bassin de rétention enterré de 1 000 m3. Le projet permettra d’avoir une place dédiée aux piétons équipée d’arceaux, avec de grandes îles vertes plantées propices aux usages ». Le site sera traversé par une piste cyclable : « Nous allons aussi limiter la circulation sur le site en limitant l’accès et le stationnement », prévient l’élue.

Plus loin, pour la place de la Voie Domitienne, la collectivité va devoir aménager un bassin hydraulique enterré de 4 650 m3 : « Ici, nous aurons également une place dédiée aux piétons et végétalisée », confirme Chantal Marion : « Elle sera également connectée à la station de tramway et longée par une piste cyclable ».

La voie Domitienne va aussi profiter d’un lifting et s’ouvrir sur la ville

L’enjeu des transports doux

– Le tramway : la Métropole réalisera, à compter de 2019 et jusqu’en 2025, la ligne 5 du tramway en priorisant le tronçon « campus ». La ligne 5 empruntera la ligne 1 jusqu’à Saint-Éloi puis desservira les campus UM, UPVM3, BALARD, CNRS et AGROPOLIS via la route de Mende.

– Le vélo : la collectivité prévoit de créer 1 650 places de stationnement vélos sur les deux campus : 950 arceaux sur le Campus Triolet et 450 sur le Campus Paul Valéry.

Plan Campus : les principaux bâtiments réalisés ou à venir

– Nouvelle faculté de médecine (2017) : 11 400 m².
– Pôle Balard Formation (2018) : 11 500 m².
– Village des Science A (2019) : 9 000 m².
– Village des Science D (2019) : 4 000 m².
– Coeur de campus Triolet (2019) : Sur ce campus des années 1960, 2,5 hectares ont été requalifiés et aménagés. Une centaine d’arbres et plusieurs milliers de végétaux viennent renforcer le patrimoine végétal méditerranéen du site. De nouvelles prairies mixtes, semées en septembre, fleuriront au printemps prochain. De nombreux mobiliers (hamacs, baby-foot, chaises longues, gradins, bancs et tables de pique-nique) invitent désormais étudiants et enseignants à travailler, jouer ou se reposer en plein air, suivant l’humeur ou la température.
– Pôle Balard Recherche (2020) : 24 000 m².
– ATRIUM Learning Center (2020) : 15 000 m².
– Réaménagement de l’entrée UPVM3 (2020).

Montpellier, 7e ville étudiante

76 500 étudiants à Montpellier dont :

  • 40 000 à l’Université de Montpellier.
  • 21 000 à l’Université Paul Valéry Montpellier 3.
  • 2 700 à Montpellier Business School.
  • 1 650 à Montpellier SupAgro.
  • 1 000 à l’ENSAM (architecture).
  • 400 à l’ENSCM (école de chimie).

3 Comments

  1. Les visuels ont l’air jolis comme ça mais quand on regarde de près on voit que les aménagements cyclables sur la place Eugène Bataillon sont très mal pensés voir inexistants.
    Dans le rond-point, le cheminement est une bande cyclable. Je n’y mettrais pas mes enfants, ils seraient dans l’angle mort des voitures qui sortent du rond-point (la même situation qu’aujourd’hui avec juste de la peinture au sol en plus).
    La voie cyclable qui traverse un grand parvis piéton est une fausse bonne idée. Il y a déjà un aménagement de ce type entre la place Eugène Bataillon et l’arrêt de Tram dans la rue Augustin Fiche, avec une voie cyclable au milieu d’un vaste trottoir. Pour finir ce sont les piétons qui circulent au milieu et les vélos sur les extérieurs, quand ces derniers ne prennent pas la route à côté pour ne pas gêner les piétons et/ou circuler à vitesse cycliste normale.
    Pour le côté qui vient des rues Paul Parguel ou Inglada il n’y a rien (des pictos peints sur la route) et pour finir, la rue du Truel est complètement dépourvue d’aménagement…
    L’ambition de ce projet paraît tout à fait passéiste après l’annonce d’un plan vélo XXL par la métropole. Il faut absolument que la métropole revoie sa copie.

  2. Bonjour,

    Nullement cité dans votre article, le porteur et l’opérateur de l’État, depuis 2008, c’est la ComUE LR Universités.
    Site Web : https://languedoc-roussillon-universites.fr/presentation/la-comue

    La Comue porte l’Opération Campus de Montpellier :
    Site Web : https://www.operation-campus.fr/

    Quelques petites précisions / corrections pour votre article :

    1°) depuis 144,855 M€ de (l’agglomération = NON) LA VILLE et de la Métropole montpelliéraine
    et ( 104,251 = NON) = 162,5M€ de la Région (sans oublier 1M€ du CNRS)

    pour un investissement global de (570 = NON) = 635 M€.

    Si besoin d’informations sur OP Campus : https://www.operation-campus.fr/

    Bonne journée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *