Montpellier : élue dans le Gard, une observatrice de la LDH met la zizanie

Une étudiante qui assure être en cinquième année de droit à la faculté de Montpellier 3, Paul Valéry, observatrice de la Ligue des droits de l’Homme -LDH- fait les choux gras des médias depuis ces derniers jours, en accusant des policiers de la Sécurité publique du commissariat central en civil de l’avoir insulté dans une rue du centre-ville -elle a été traitée de connasse-, lors des récentes manifestations des Gilets Jaunes, ayant débouché sur des violences urbaines causées par des casseurs.

Aucun journaliste ne s’est penché sur son profil : conseillère municipale d’opposition dans le village cévenol de Saint-André-de-Valbogne, dans le Gard, elle met la zizanie depuis son élection, en 2014. Présentée comme une procédurière, elle en serait à sa 24ème plainte contre le maire et des élus de cette commune. Aucune n’a abouti.

On la présente comme étudiante à Montpellier dans les articles, lors des interviews à la télévision et à la radio, mais personne ne s’est penché sur son passé et on n’a lu encore nulle part qu’elle est surtout conseillère municipale d’opposition à Saint-André-de-Valborgne, un village de la vallée Borgne, aux contreforts Est du Mont Aigoual, frontalier avec Saint-Étienne-Vallée-Française, en Lozère, où elle est indésirable depuis près de cinq ans.

« Il y a 400 habitants ici, c’est un village rural tranquille, enfin, qui était tranquille, car depuis son élection dans les sièges de l’opposition au conseil municipal en 2014, une jeune femme qui étudie à la fac de Montpellier met un un bordel sans nom. Le maire, Régis Bourelly n’arrête pas de péter un câble, il a déjà craqué à plusieurs reprises. L’élue perturbe considérablement les séances du conseil municipal, qu’elle filme sans autorisation. Si j’ai bien compté, elle en en est à sa 24ème plainte, tant au pénal, auprès du procureur de la République d’Alès, qu’au tribunal administratif. Elle a chaque fois été déboutée », témoigne un habitant.

« Ses exploits méritent d’être connus »

« Quand j’ai visionné le week-end dernier, la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux où l’élue qu’elle interpelle en lui demandant son matricule se fait insulter par un policier, avant même de découvrir son nom, j’ai reconnu sa voix. Elle résonne lors des conseils municipaux et je l’ai bien imprimée, ajoute t-il, après s’être attaquée à Saint-André-de-Valborgne, elle a quitté notre campagne isolée pour faire parler d’elle dans la grande ville régionale, mais personne dans les médias n’a creusé, ni recherché, qui elle est vraiment. Je pense que ses exploits d’ici méritent d’être connus ».

Sympathisante du mouvement des Indignés

Dès l’installation du nouveau conseil municipal en mars 2014, le maire de Saint-André-de-Valborgne, Régis Bourelly dont c’est le troisième mandat a vite compris qu’il allait avoir affaire à une nouvelle élue dans l’opposition. Minoritaire avec trois autres colistiers, sympathisante du mouvement des Indignés, elle a rapidement annoncé la couleur en contestant les projets, les dossiers votés et des décisions, lors de séances houleuses. Résultat, en quelques semaines, six plaintes ont été déposées contre le maire et sa majorité pour faux et usage de faux, violences volontaires et menaces de mort, avant que d’autres n’aient suivi, depuis.

Comme, selon elle, elles tardaient à être traitées par les gendarmes et par le procureur de la République, elle s’était rendue devant le palais de justice d’Alès pour un sit-in, avant de regagner son domicile de la vallée Borgne après avoir été reçue par le procureur et avant d’apprendre quelques mois plus tard que ces plaintes avaient été classées sans suite…

Loin de se démonter, ayant de la suite dans les idées visiblement, elle avait alors campé 48 heures devant la préfecture du Gard, à Nîmes. Caméra au poing, diffusion des vidéos sur son blog et captures d’écran expédiées aux autorités.

Vol de sa caméra ?

« Dès la première séance du conseil municipal, elle a souhaité filmer l’ensemble des débats, afin de les rendre publics sur son blog. Le maire s’y est fermement opposé. Pourtant, l’action est légale, selon l’article L2121-18 du Code général des collectivités territoriales. En seulement 4 mois, dix conseils ont été programmés, six ont été annulés à cause d’un désordre indescriptible. La jeune élue accusait le maire de lui avoir volé sa caméra, ce qu’il a démenti », rapporte un habitant de ce village gardois. Ambiance !

Séance à huis clos

En juin 2014, le maire a trouvé la parade : il ordonné un huis clos et donc, automatiquement l’interdiction de la caméra dans la salle du conseil municipal. L’élue de l’opposition a refusé, les élus de la majorité ne décoléraient pas, bref, cette séance où devaient être expédiées les affaires courantes en une heure a duré quatre heures, avec dès le le,demain, une saisine par le maire du tribunal administratif pour trouble à la bonne tenue du conseil municipal, comme nos confrères d’Objectif Gard l’ont rapporté à l’époque.

La nuit suivante, la voiture d’un des administrés qui soutient les quatre élus de l’opposition a mystérieusement brûlé, ce qui a attisé les tensions. La jeune conseillère municipale de l’opposition n’a de cesse depuis près de cinq ans de dénoncer les agissements de Régis Bourelly, accusé d’abus de pouvoir, ce qu’il conteste fermement. Au sein de la majorité, elle est présentée comme une véritable provocatrice.

Elle assure avoir saisi l’IGPN

La sous-préfecture du Vigan, dont dépend la commune de Saint-André-de-Valborgne renvoie la balle au préfet du Gard après les incidents qui émaillent les sessions du conseil municipal. Au parquet d’Alès et au tribunal administratif de Nîmes, on ne compte plus les plaintes déposées par l’étudiante en droit public, au nombre de 24, selon nos informations.

Depuis l’acte 8 des Gilets Jaunes, comme neuf autres observateurs bénévoles de la Ligue des droits de l’Homme -c’est à dire que cette mission n’a aucune valeur officielle-, elle arpente les rues de l’Écusson, vêtue d’une chasuble blanche siglée LDH en rouge « mais, pas du côté des casseurs qui blessent volontairement des policiers, des CRS et des gendarmes mobiles en lançant des pavés et autres projectiles lourds, des fonctionnaires qui sont épuisés, mais, elle se tient à côté des forces de l’ordre et notamment de policiers du commissariat central esseulés, à l’écart des groupes de manifestants pour les interpeller et les filmer en permanence. On le voit bien sur les vidéos qu’elle a mise en ligne. C’est de la provocation, elle est manifestement anti-flic », déplore, consterné, un syndicaliste de l’hôtel de police de Montpellier.

« Les policiers n’ont pas le droit de craquer »

Selon des déclarations sur les réseaux sociaux, l’étudiante montpelliéraine relève que, « beaucoup de policiers encagoulés en civil engagés sur les manifestations du samedi des Gilets Jaunes ne portent pas de brassard ou leur numéro de matricule, pour les identifier. Mon travail pour la LDH est de filmer les violences policières pour aider les victimes, notamment celles qui ont été grièvement blessées par des tirs de flash-ball, à muscler leur procédure judiciaire. Et pour moi, face à ces événements de violences, les policiers, dont c’est le métier, n’ont pas le droit de craquer ».

L’observatrice de la LDH assure avoir déposé deux plaintes, lundi, auprès du procureur de la République de Montpellier et avoir également saisi l’Inspection générale de la police nationale, l’IGPN, avant de revenir « chasser du flic », ce samedi pour l’acte XVI des Gilets Jaunes et des casseurs.

2 Comments

  1. A ce niveau c’est du domaine de la psychiatrie pour cette jeune femme ; comment peut-on être haineux au point de vouloir tout détruire autour de soi ?
    On vois de plus en plus de personnes comme elle, sans autre but dans la vie que détruire.
    Quelle tristesse

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