Montpellier : le chauffard à 252 km/h privé de sa voiture et du permis

Lundi soir, un Montpelliérain de 24 ans est reparti libre du palais de justice, mais sans son permis de conduire, ni sa voiture et avec une amende à payer, après sa condamnation pour avoir refusé d’obtempérer et pris la fuite lors d’un contrôle de gendarmerie, sur l’A750.
C’était le 21 octobre dernier vers 22h45, sur l’A750 dans le sens Lodève-Montpellier. Au niveau de l’échangeur de Montarnaud/Saint-Paul-et-Valmalle, les gendarmes de l’escadron départemental de sécurité routière -EDSR 34- de Clermont-l’Hérault, qui avaient mis en place un dispositif de vitesse avec un point d’interception voyaient débouler une BMW 335, flashée à 252 km/h, au lieu des 130 km/h autorisés.
Le conducteur refusait de s’arrêter aux signaux des gendarmes postés un peu plus loin et prenait la fuite à vive allure. Il avait semé la voiture des militaires de la gendarmerie lancée à ses trousses, retrouvée abandonnée, vide, en milieu de nuit sur le parking d’une résidence de Juvignac.

Il se rend aux gendarmes

Alors qu’il allait être interpellé à son domicile, dans une commune proche de Juvignac, le propriétaire de la BMW 335 se présentait dans une brigade de gendarmerie. Après sa garde à vue, il a été libéré et renvoyé devant le tribunal correctionnel de Montpellier en décembre. Lors de l’audience, l’étudiant montpelliérain de 24 ans était absent, son avocat expliquant qu’il ‘était rendu en Australie pour ses études. Et qu’il serait présent à une date fixée en février.
Lundi, présent à la barre du tribunal, il a expliqué : « Je voulais juste faire une pointe de vitesse ». Le président du tribunal a demandé« Mais, pourquoi avoir pris la fuite avec le risque de provoquer un accident, en vous ayant mis en danger, ainsi que d’autres conducteurs et les gendarmes ? ». Le prévenu n’a pas trouvé d’argument pour expliquer son acte.

Le procureur de la République a fustigé son comportement, qualifié de « terrifiant » et a requis une annulation de permis avec interdiction de le repasser dans un délai de six mois et la confiscation de la BMW 335.

L’avocat émet un doute

L’avocat du chauffard a soulevé un problème de taille : « Cette BMW 335 a été mise en circulation en 2006. Je peux vous certifier que ce modèle de véhicule ne peut pas techniquement dépasser les 245 km/h. Il y a un doute réel sur la vitesse retenue. De plus, l’infraction a été relevée 1 kilomètre à peine après un radar automatique qui, au passage du véhicule ne s’est pas déclenché ».

Reconnu coupable, l’étudiant a été condamné à une annulation de permis de conduire, qu’il ne pourra pas repasser dans un délai de six mois, 600 € d’amende, à la confiscation de son véhicule et 147 € de frais de justice.

7 Comments

    1. Bonjour, un conducteur à grande vitesse jugé pour mise en danger de la vie d’autrui et considéré comme chauffard, même s’il n’a pas provoqué d’accident.

  1. Pas cher payé. Il trouvera le moyen de recommencer avec une autre voiture et même sans assurance…Dans la gène, pas de plaisir !!

  2. La justice est trop clémente, comme trop souvent
    en récidive, ils devraient aller en prison, ou bracelet, tous ces chauffards
    qui boivent, cannabis and co, qui prennent le permis de conduire pour un permis de tuer

Répondre à Miss Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *