Gilets Jaunes à Montpellier : 134 agents de sécurité, Saurel à Paris

Dans un communiqué, la CCI Hérault annonce le déploiement de 134 agents de sécurité devant les commerces de l’Écusson, à Montpellier lors de l’acte XIV des Gilets Jaunes, ce samedi après-midi. Coût de cette opération : 24’000€. Le président André Deljarry tiendra d’ailleurs une conférence de presse ce jeudi après-midi. Nous reviendrons sur ses déclarations, ici dès demain.

Ces agents de sécurité seront engagés de 12h30 à 19h30, avec un « vigile » pour quatre à cinq commerces mitoyens, Objectif de cette mesure mise en oeuvre après les violences urbaines et la destruction de vitrines, lors des précédentes manifestations avec l’irruption de casseurs dans le centre-ville et les faubourgs : permettre aux clients de venir faire les courses et offrir une présence sécurisante aux boutiquiers, dont la plupart ont vu leur chiffre d’affaires baisser de 40 à 50% depuis le 17 novembre dernier.

« Lente asphyxie de l’activité économique »

« Il devient maintenant urgent d’apporter des réponses qui permettent dans un premier temps d’apaiser les commerçants dans l’exercice de leur profession. Nous assistons à une lente asphyxie de l’activité économique et commerciale du centre-ville. Il faut réagir », écrit dans le communiqué, André Deljarry, le président de la chambre de commerce et d’Industrie, précisant qu’« Il ne s’agit en aucune manière de compléter ou de suppléer les forces de l’ordre qui font un travail remarquable depuis le 17 novembre, mais d’apporter une réponse complémentaire à ce que vivent les commerçants et leur personnel samedi après samedi. »

Colère et pétitions

Les commerçants et les artisans de l’Écusson, à Montpellier, ne veulent plus que les manifestations des Gilets Jaunes soient autorisées. Deux pétitions ont été remises vendredi dernier à Pierre Pouëssel, le préfet de l’Hérault, par Christian Poujol, le président de la chambre de métiers et de l’artisanat de l’Hérault.

Une des pétitions a été signée par plus de 200 commerçants et artisans, dont certains ne cachent pas qu’ils sont prêts à monter au front dès ce samedi, si les casseurs reviennent dégrader les biens privés et publics, comme les samedis précédents. Et comme la semaine dernière, avec des affrontements autour des halles Castellane, rue de la Loge, rue Foch et sur la place de la Comédie.

« Je ferme mon magasin à 16h tous les samedis »

Des fumigènes, lancés par les casseurs et le gaz lacrymogène des grenades jetées par les forces de l’ordre pénètrent dans les bars, snacks et boutiques, ce qui fait fuir la clientèle. « C’est bien simple, tous les samedis depuis le mouvement du 17 novembre, je ferme mon magasin à 16h, vous croyez que c’est une bonne solution ? Non, car, je suis à moins 40% de mon chiffre d’affaires en janvier, c’est catastrophique et ça ne peut plus durer », fulmine la gérante d’une enseigne de prêt à porter du centre-ville.

« J’ai rencontré de nombreux artisans mardi. Ils n’en peuvent plus. Certains ont perdu 30 à 40 % de chiffre d’affaires depuis les manifestations des gilets jaunes le samedi, notamment dans le quartier historique de Montpellier », confirme ce mercredi, Christian Poujol.

Vers des licenciements

Comme André Deljarry, l’actif président de la CCI Hérault, il se fait le relais des commerçants et artisans au bout du rouleau. « Ce n’est pas une vie, tous les samedis, ils doivent fermer boutique dès 16h de peur de voir leur enseigne être détériorée car à cette heure-là, il ne reste plus que des casseurs », confirme Christian Poujol.

Selon lui, la crise est grave :  « Les artisans font leur meilleur chiffre d’affaires que deux jours par semaine, le mardi et mercredi. Après, ils ne voient plis les clients. Il faut s’attendre à des licenciements ». Depuis onze semaines, l’Écusson est envahi par les Gilets Jaunes pacifiques, « dont je ne conteste pas certaines motivations », souligne le président de la chambre des métiers et de l’artisanat de l’Hérault, « mais en fin d’après-midi, des casseurs prennent le relais et impose une véritable guérilla urbaine avec des actes de vandalisme préjudiciables qui placent les commerces et les entreprises en danger économique grave. Il faut y mettre u terme rapidement ».

Comme chaque samedi, les forces de l’ordre seront mobilisées ce samedi pour l’acte XIV.

Philippe Saurel ce matin à Paris

Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole qui s’est déjà exprimé depuis le début des actions des Gilets Jaunes et qui a récemment encore condamné la mise à sac du centre-ville par les casseurs a demandé ce mercredi un soutien du gouvernement, lors d’une réunion avec les maires des grandes villes fortement touchées par les saccages. Pour l’heure, le montant total des dégâts de ces dégradations et destructions de biens publics et privés à Montpellier n’a pas été chiffré.

Philippe Saurel participe ce mercredi matin à Bercy à cette réunion, en compagnie de sa directrice de cabinet, Sophie Salelles. Les maires ont rencontré Bruno le Maire et Laurent Nunez. Philippe Saurel a particulièrement insisté sur la nécessité de mettre en oeuvre des mesures rapides, simples et efficaces pour venir en aide aux acteurs économiques locaux.

Le maire et président de la métropole profite de son court séjour parisien pour effectuer d’autres rencontres

2 Comments

  1. Et une fois de plus c’est le contribuable qui devra mettre la main à la poche pour dédommager les actes répréhensibles et inqualifiables de ses individus se réclamant des Gilets Jaunes dont les intéréts et leurs agissements correspondent davantage à ceux de trés proches Malfaiteurs condamnables, et dont de trés nombreux compatriotes expriment leur profond Ras-le-Bol.

  2.  » Il devient maintenant urgent d’apporter des réponses qui permettent dans un premier temps d’apaiser…. la France »

    En deux mots ,pas plus:

    Destitution macron.

    Essayer,vous verrez ,ce sera radical.

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