Polémique au CHU de Montpellier : 0€ de salaire pour une agent en janvier

Polémique au CHU de Montpellier autour des révélations par le syndicat UNSA de la réception par une salariée de son bulletin de paie de de mois de janvier de 0€. « Salaire + prime de service pour une salariée  = 0 € en janvier ! », révèle le secrétaire général d’UNSA du CHU de Montpellier, Stéphane Mella. Métropolitain a obtenu la réaction de la direction générale du CHU.

« C’est l’histoire d’une salariée de notre Auguste Institution, adjointe administrative, victime d’un accident du travail et que la direction s’évertue à ne pas vouloir reconnaitre » révèle UNSA.

« Bien que cette personne ait été prise en charge par les urgences sur son lieu de travail, bien que le médecin du travail ait confirmé que son arrêt de travail était imputable à un accident de travail, plusieurs mois plus tard, le service DRH -direction des ressources humaines- du CHU Lapeyronie a unilatéralement et sans aucun respect des formes juridiques -décision écrite avec possibilité de recours etc.-  requalifiée administrativement son dossier en maladie ordinaire. Conséquence directe : salaire en demi – traitement  avec un recouvrement immédiat des sommes versées dans le cadre de l’accident de travail », assure Stéphane Mella.

« La loi enfreinte »

Selon UNSA, cette mère isolée avec un enfant à charge a alerté à de multiples reprises la DRH sur la situation précaire et difficile dans laquelle l’administration l’avait placée volontairement et injustement : « C’est donc en toute connaissance de cause que la DRH a pris la responsabilité d’enfreindre la loi en émettant un bulletin de salaire d’un montant de 0 euro ! », poursuit Stéphane Mella.

Le syndicat UNSA rappelle à l’administration l’adage selon lequel  » Nul n’est censé ignorer la loi « . En effet, selon la conjugaison de la loi n° 98-657 relative à la lutte contre les exclusions et aux articles L.3252-1 et suivants du code du travail, il est strictement interdit d’enlever la totalité d’un salaire, même si la créance du CHU de Montpellier était justifiée, « ce qui n’est pas le cas en l’espèce, selon le syndicat UNSA, Un salaire a une part saisissable et une autre part insaisissable. Pour mémoire, 550 € (idem au RSA) correspondent à la partie non saisissable de la mère et 122 € correspondent à la partie non saisissable pour son enfant soit un total de 672 € insaisissables pour cette salariée quel que soit la nature de la créance. Son salaire étant de 1464 € net imposable/ mois, si la créance avait été justifiée, la retenue ne pouvait être supérieure à : 1464 € – 672 € (insaisissables)  =  792 € de base salariale à saisir partiellement. Ici la retenue légale applicable (1/5) aurait dû s’élever à 113 € / mois maximum pour une mère seule avec son enfant ».

La salariée accompagnée par l’UNSA

L’UNSA accompagne juridiquement et financièrement cette mère de famille dans les moments difficiles qu’elle rencontre aujourd’hui et dénonce une politique de la DRH du CHU de Montpellier, « particulièrement dure envers les agents en situation de fragilité. Force est de constater qu’à ce jour, la doctrine de la DRH est : Fort avec les faibles et Faible avec les forts ».

La situation de cette salariée, une mère qui élève seule son enfant et qui fait polémique est décrite dans un document que l’UNSA fait circuler au CHU de Montpellier.

La position du CHU

La direction générale du CHU de Montpellier a été sollicitée jeudi sur cette affaire qui provoque des remous dans les services : « Pour des raisons évidentes de confidentialité quant à la situation de cette professionnelle, le CHU ne souhaite révéler aucun élément personnel, ni concernant son état de santé, ni concernant sa rémunération.

Le CHU souhaite néanmoins indiquer qu’il s’agit d’une situation extrêmement complexe sur le double plan médical et social, qui fait l’objet d’un accompagnement par la direction des ressources humaines et de la Formation, notamment le service social du personnel, depuis près d’une année, avec des rencontres régulières de cette professionnelle, pour lui permettre de bien comprendre l’évolution de sa situation. Ce dossier est également suivi et accompagné avec attention et bienveillance par la direction des finances publiques.

Aucune information partielle ne saurait refléter la complexité de ce dossier et le niveau d’engagement réel de la direction des ressources humaines dans l’accompagnement et le soutien apporté à cette salariée du CHU.

Le CHU, premier employeur de la Métropole de Montpellier, rappelle son attachement à l’accompagnement professionnel et social de l’ensemble de ses agents, notamment les plus fragiles ».

Affaire à suivre.

2 Comments

  1. Malheureusement le chu sen fou cela me arriver au mois de novembre avec 2 enfants à charges il mon laisser dans la merde étant déjà à demi salaire il mon versé 362 e pour le mois de novembre tant que la direction va bien le reste on sen fou

  2. Le Chu la pas augmenté ses salariés en tout cas pour l’année 2019…suite aux réformes gilets jaunes …
    Travaillez..dans des conditions…. Et fermez la.!

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