Montpellier. Acte XI des Gilets Jaunes : encore des violences

Le point sur l’acte XI des Gilets Jaunes, ce samedi dans l’Hérault. Nouveaux incidents à Montpellier et acte de vandalisme au péage de l’A709 à Baillargues.

Les samedis après-midi se suivent et se ressemblent dans l’Ecusson à Montpellier : lors de la dispersion des Gilets Jaunes pacifiques, vers 17h, des scènes de violences éclatent, comme ce soir encore devant la préfecture et sur la place de la Comédie, qui a été évacuée.

200 à 300 individus venus en découdre avec les gendarmes mobiles ont été chargés et repoussés de la Comédie avec des grenades lacrymogènes et des flash-ball. Des projectiles ont été lancés vers eux et sur des policiers de la Sécurité publique du commissariat central, renforcés par des collègues du département.

Trois policiers blessés

Trois policiers, dont un appartenant à la compagnie départementale d’intervention -CDI 34- ont été blessés. Celui de la CDI a été atteint à la gorge par une pierre, selon nos informations. Ces violences sont confirmées par un responsable du syndicat Unité SGP Police-FO de l’Hérault, présent sur le terrain et qui dénonce, « une nouvelle fois des actes volontaires d’un groupe de casseurs qui provoquent et visent les forces de l’ordre avec l’intention de blesser. Nous condamnons fermement  ces agissements ».

Selon Unité SGO Police-FO, deux voitures personnelles de deux policiers mobilisé sur cette manifestation et stationnées sur le parking de l’hôtel de police, avenue du Comté de Melgueil ont été endommagées par des jets de pierres. Selon un bilan officiel ce soir, cinq manifestants ont été interpellés et placés en garde à vue.

Canon à eau et lances à incendie

Après avoir quitté la Comédie vers 15h, le cortège s’est dirigé vers le Corum, puis vers Antigone, pour se rendre devant le commissariat central, où des projectiles ont été lancés, avant qu’il ne gagne le parvis de l’hôtel de ville, puis de se diriger de nouveau dans le centre-ville, pour se rendre devant la préfecture de l’Hérault, où se trouvaient des cordons de gendarmes mobiles.

Ces derniers ont utilisé un puissant canon à eau et des lances à incendie pour empêcher les manifestants les plus violents à pénétrer sur le site de la préfecture. Le calme est revenu jusqu’à ce que 200 à 300 casseurs ne viennent perturber la quiétude de la place de la Comédie. Les gendarmes mobiles ont procédé à leur évacuation au milieu des fumées de lacrymogènes.

Des casseurs ont volontairement dégradé une des devantures de l’agence de la Banque populaire, déjà « étoilée » lors de la manifestation de samedi dernier. Et toujours sur la Comédie, en face de l’agence bancaire, des manifestants ont lancé des projectiles sur la façade du cinéma Gaumont, dont la grande enseigne lumineuse est désormais amputée de la lettre T, brisée par les jets de pierres.

Retour dans la soirée ?

Selon une source proche de l’enquête, quatre manifestants ont été interpellés et se trouvent en garde à vue au commissariat central.

Selon nos informations, des casseurs auraient promis de revenir plus tard dans la soirée pour manifester dans l’Écusson jusque tard dans la nuit. Qui sont-ils ? Combien seront-ils ? Mystère pour l’heure, mais il y aurait parmi ces casseurs des anars et des zadistes d’ici.

Vandalisme au péage de Baillargues

Le parquet de Montpellier a saisi les gendarmes de la brigade de recherches de la compagnie de Lunel après des actes de vandalisme commis dans la nuit de vendredi à ce samedi sur le système d’exploitation et sur les barrières du péage de l’autoroute A709-A9 de Baillargues.

Une action attribuée à un commando d’une dizaine de Gilets Jaunes. Pour pénétrer sur l’aire du péage, les vandales sont arrivés par un chemin rural conduisant à Castries et à Vendargues et ont cisaillé un morceau de grillage.

Les gendarmes ont saisi les bandes des caméras de videosurveillance. Cette intrusion nocturne ressemble à d’autres récentes, comme au péage de l’A709-A9 de Saint-Jean-de-Védas.

Chaîne humaine de Nîmes à Montpellier

Les Gilets Jaunes ne désarment pas : ce dimanche, une chaîne humaine est organisée de Nîmes à Montpellier. Départ vers midi du stade des Costières pour arriver vers 17h sur la place de la Comédie, après un trajet par la RN 113 et la RD 613, dans le Gard et l’Hérault.

>> Vidéo

Les Gilets Jaunes devant la préfecture de l’Hérault, face aux gendarmes mobiles. Photo Métropolitain.
Face à face ce samedi entre Gilets Jaunes et gendarmes mobiles dans l’Écusson. Photo Métropolitain.

4 Comments

  1. C’est quand même bizarre, c’est systématiquement le même scénario, et la police fait comme si elle ne s’y attendait pas.
    Qui sont ces casseurs ? De simples citoyens ? Des appariteurs ?
    Aucun blessé grave de leur côté, par contre des blessés chez les manifestants pacifistes, j’avoue ne pas bien comprendre.
    Comme par hasard, aucune information à ce sujet.

    1. Bonjour, vous lisez mal nos articles : nous avons écrit à plusieurs reprises que parmi les casseurs se trouvent des anars et des zadistes de Montpellier, la plupart déjà connus de la police et de la justice.

  2. Déjà il est assez surprenant que la Presse télévisée, s’exclame sur la grave blessure d’un leader des « Gilets Jaunes » à PARIS, (qui indéniablement m’ importe peu) mais ne parle aucunement du Gendarme Mobile blessé lui égal Gravement lors de la même manifestation par des individus récalcitrants violents se réclamant des Gilets Jaunes, il serait utile de faire la part des choses.

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