Gard-Hérault : les véhicules de luxe volés étaient maquillés électroniquement

Les gendarmes du groupement du Gard ont mis un terme à un vaste trafic de véhicules de grand luxe, dont les deux têtes de réseau pilotaient l’escroquerie à Nîmes et dans la région. Des victimes ont été identifiées dans l’Hérault.

Lundi, près de 130 gendarmes se sont déployés à Nîmes, alentour et notamment à Saint-Gilles-du-Gard pour arrêter 13 escrocs préumés. 20 voitures volées à l’étranger ont été saisies. Le trafic international porte sur une cinquantaine de véhicules dérobés en Allemagne et en Belgique, avant d’être rapatriés dans le Gard pour être maquillés électroniquement, selon un mode opératoire très pointu et ingénieux, difficile à détecter.

BMW X5, Lamborghini, Porsches Cayenne

Des BMW X5, des Lamborghini à 180’000€, des Mercedes et des Porsches Cayenne notamment étaient revendues à des acheteurs de bonne foi au prix du marché avec une ristourne de 5%, une remise « qui ne permettait pas d’imaginer un seul instant à l’acquéreur que le véhicule était volé. Les voitures étaient revendues par le biais d’un site Internet », selon le vice procureur du parquet de Nîmes, Alexandre Rossi.

Depuis deux ans

Le trafic a démarré il y a deux ans et c’est une petite brigade de gendarmerie du ressort de la compagnie de Nîmes, enquêtant sur une arnaque locale qui a pris conscience du trafic et initiée des investigations d’ampleur. La compagnie de Nîmes, aidée du groupement du Gard et du Groupe d’intervention régional -GIR- de Montpellier a repris le dossier pour mettre au jour la chaîne du trafic, organisée à partir de Nîmes par deux cerveaux, épaulés de lieutenants en charge pour certains de maquiller les voitures ou de les revendre pour d’autres.

Fermeture judiciaire

Une société d’import-export de véhicules, perquisitionnée lundi est visée par une fermeture judiciaire. Parmi les 13 Gardois interpellés hier, 8 sont en cours de présentation à un juge d’instruction au tribunal de grande instance de Nîmes, ce mardi soir.

Le parquet a demandé leur incarcération provisoire. « Des personnes, âgées d’une trentaine d’années, et pour la plupart défavorablement connues de la justice et dont certaines sont déjà connues pour des trafics « , selon le vice-procureur Alexandre Rossi. Ils sont mis en examen pour recel de vol, escroquerie, usage de faux document administratif, blanchiment et participation à une association de malfaiteurs. Des saisies des comptes bancaires des principaux protagonistes ont déjà été effectuées par les enquêteurs, dans le cadre de la procédure des avoirs criminels.

200’000ô euros ont également été confisqués. L’enquête n’est pas terminée, les complices des escrocs installés à l’étranger qui sont identifiés n’ont pas encore été interpellés.

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