Montpellier : des dealers imposaient leur trafic de drogue à un cafetier

Le manège suspect qui durait depuis trois mois à la terrasse d’un café du cours Gambetta, dans le secteur du Plan Cabanes, à Montpellier a fini par éveiller l’attention de policiers de la Sécurité publique du commissariat central, qui ont informé leurs collègues de la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale de l’Hérault : trois trafiquants de drogue dealaient le cannabis, 24h sur 24.

Ils ignoraient qu’il avaient été discrètement placés sous étroite surveillance depuis ces dernières semaines, afin que les policiers collectent le plus d’indices possibles -photos, vidéos, filatures etc.- pour procéder à leur arrestation. L’opération s’est déroulée jeudi avec la saisie de 400 grammes de résine de cannabis et la confiscation de 4 900€ en numéraire.

Il se disait âgé de 14 ans

Les trois dealers qui squattaient la terrasse d’un des bars de Gambetta ont été placés en garde à vue. L’un d’eux a assuré être âgé de 14 ans. Des examens osseux et des recherches dans un fichier national dans lequel il figurait pour avoir déjà été condamné ont attesté que ce SDF est en fait âgé de 21 ans.

Les deux autres trafiquants ont également indiqué être des sans-abri, mais, en fait ils résident, l’un âgé de 33 ans, dans un appartement du quartier de la Mosson-la Paillade, l’autre, âgé de 30 ans dans l’Écusson.

Plusieurs alias

Lors de la perquisition, les enquêteurs ont mis la main sur 400 grammes de haschisch et sur 4 900€ au total, dont 3 500€ dans le logement de la Mosson-la Paillade, ainsi que de fausses cartes d’identité avec les photos des suspects utilisant plusieurs alias.

Quand ils ont été interpellé jeudi, les trois dealers possédaient dans leurs poches des petite coupures d’euros -10 et 20€- et des morceaux de résine de cannabis prêts à être vendus aux clients, qui venaient carrément s’approvisionner à la terrasse d’un café du cours Gambetta. « Ces trois dealers s’étaient appropriés cette terrasse depuis le moi d’octobre dernier. Leur trafic faisait fuir les clients du bar, et l’exploitant était intervenu à plusieurs reprises pour leur demander d’aller faire leurs petites affaires ailleurs. La présence de ces marchands de drogue avait pourtant fait chuter la fréquentation de l’établissement », révèle une source proche de l’enquête.

Crainte de représailles

Les trafiquants avaient refusé, continuant d’occuper la terrasse et menaçant le patron du café de représailles. Par crainte, il n’a jamais dénoncé les activités illicites du trio aux policiers. Quand les consommateurs de shit se présentaient à la terrasse du bar et que les dealers -un seul, deux ou les trois, selon les moments de la journée, jusqu’à la fermeture-, n’avaient plus de cannabis sur eux, ils se rendaient dans une rue mitoyenne de la station de tramway du Plan Cabanes, proche du café, où ils avaient installé une cache.

Le coup de filet des policiers de la brigade des « stups » a soulagé ce cafetier, dont la terrasse est désormais libéré de l’emprise quotidienne de ces trois dealers, qui avaient imposé ce trafic quotidien.

Un manège suspect à ciel ouvert, en plein jour, qui a attiré la curiosité de policiers de la Sécurité publique qui ont fait du quartier du Plan Cabanes, de Figuerolles et de la cité Gély une zone prioritaire pour lutter contre les trafics de stupéfiants.

Un joint de cannabis.

4 Comments

  1. Au c’est grave le Mr est dans son entreprise y vienne faire leur merde est emplus menace mais c’est ouf y son taré les gens qui von faire sa dans leur quartier ou cher eux ou ya leur parent qui face pas chier un patron emplus des clando avec faut papier

  2. L ancienne salle de boxe de la cité gelly est un magasin de drogue mais apparemment ce n’est pas le problème des autorités

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