Gilets Jaunes / Philippe Saurel : « Reculer sur le débat ce n’est pas possible mais je ne peux pas laisser casser la ville de Montpellier »

Lors des voeux à la presse, Philippe Saurel a fait part de « l’ouverture jusqu’au 15 janvier de plusieurs cahiers de doléances pour l’ensemble des courriers qui arrivent à la Ville et à la Métropole et à la Ville ». Deux adresses mails (debatnational@ville-montpellier.fr et debatnational@montpellier3m.fr) ont également été ouvertes : « De telle sorte que l’ensemble des citoyens de la ville de Montpellier et des 31 communes puissent s’exprimer. Cela sera notre contribution au débat national » a t-il indiqué.

« Je ne peux pas laisser casser la ville de Montpellier »

Par ailleurs, Philippe Saurel en a également profité pour témoigner à nouveau son inquiétude après les actes violents survenus samedi dans l’Écusson. « Nous ne pouvons pas laisser les dégradations s’installer sur les biens publics et sur les personnes. C’est un subtil équilibre, qui est compliqué, mais sur lequel nous ne devons pas reculer. Reculer sur le débat ce n’est pas possible mais je ne peux pas laisser casser la ville de Montpellier ». C’est donc en prévision de la nouvelle manifestation annoncée samedi 12 janvier – mais également en vue du Karnaval des Gueux du 5 mars pour lequel il prendra un arrêté afin d’interdire toute manifestation ce jour-là – qu’il a écrit au préfet de l’Hérault Pierre Pouëssel ainsi qu’au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner : « Les habitants et les commerçants sont les premières victimes de ce type d’événements, pour lesquels, seule une réponse ferme en matière d’ordre public s’impose ».

S’il n’a jamais délaissé son soutien à Emmanuel Macron, donnant l’impression par moment d’un numéro d’équilibriste, le maire de Montpellier différencie les Gilets Jaunes des casseurs. « Certaines personnes parlent de venir casser le centre-ville. Reculer sur le débat ce n’est pas possible mais je ne peux pas laisser casser la ville de Montpellier » confiait-il hier soir. La CCI et les commerçants de l’Écusson ont également fait part de leurs inquiétudes au préfet. Une réunion se tiendra jeudi dans ce sens à la Préfecture. Lorraine Acquier, déléguée à la sécurité, tiendra ensuite une conférence de presse vendredi matin pour « expliquer le détail des mesures prises et ce que nous allons mettre en place avec l’aide des services de l’État ».

« Notre pays est aujourd’hui en balance, j’espère qu’il ne sera pas en bascule »

Le 1er décembre dernier, Philippe Saurel avait rencontré deux fois des Gilets Jaunes. Une première dans les Halles Laissac où il avait indiqué que les affiches de communication sur la non augmentation des taxes, une mesure pour le pouvoir d’achat des Montpelliérains expliquait le maire, serait en jaune en signe de soutien au mouvement. Le soir même ensuite, il avait pris la parole devant 400 motards en colère sur le parvis de la mairie : « Les Gilets Jaunes sont porteurs de revendications que pour certaines je partage » avait-il lancé.

Concluant ses voeux par un constat national : « Notre pays est aujourd’hui en balance, j’espère qu’il ne sera pas en bascule. Il y va de notre conscience politique », Philippe Saurel donne son diagnostic pour sortir de l’escalade de la violence : « Il y a dans une démocratie qu’une solution politique et il faut travailler sur cette solution. Si cela passe par une remise à plat des institutions, il faut avoir le courage de le faire ». Travaillant au tome 2 La République renouvelée de son livre Réparer la République, le maire de Montpellier prône plus que jamais le passage à une VIe République : « Une République de la raison et des Lumières qui s’adapte aux changements du monde ».

2 Comments

  1. Pourquoi le maire de Montpellier laisse faire le prefet dementeler les ronds points qui appartiennent à la ville et donc aux Montpellieains?

  2. Vu à la Tv un « manifestant !… » hurler =
    « Bande **** » « on va la bruler votre ville de m**de… »
    Sans commentaires…

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