Focus. Voyage au soleil : Rio n’attend plus

Mondialement connue pour son carnaval, la métropole brésilienne se révèle au coeur de l’hiver comme une destination incontournable pour les amateurs de soleil, de fête et d’aventure. Des plages de Copacabana au Pain de Sucre, en passant par les favelas ou le quartier pittoresque de Santa Teresa, partez à l’assaut d’une jungle urbaine époustouflante, temple de la samba, du surf et du football.

Rio de Janeiro. La simple évocation de la belle brésilienne, surnommée Cidade Maravilhosa (Cité Merveilleuse) nous transporte aux pays des rêves. Rêves de soleil, d’exotisme, d’aventures, de football, de musique, de danse… Ici, tout est permis, sauf d’oublier de sourire.

“C’est la première chose qui m’a frappé, nous confie le chanteur Christophe Willem. Ici, les gens sourient, prennent la vie du bon côté et profitent de l’instant présent. Il se dégage d’eux une telle joie de vivre… Cela en est presque bouleversant“. L’artiste nous expliquera d’ailleurs que depuis son premier voyage à Rio (c’était en 2016, pour les Jeux Olympiques d’été, ndlr.), il retourne régulièrement là-bas pour poursuivre son exploration de cette ville “trop grande pour n’y demeurer qu’une seule fois“.

La folie Carnaval

Deuxième plus grande ville du Brésil après São Paulo, Rio de Janeiro est une métropole XXL où l’on compte plus de 6 millions d’habitants intra-muros (13 millions si on compte l’aire urbaine) et presque autant de raisons de se réjouir. Les options sont en effet nombreuses et l’émerveillement, souvent au rendez-vous.

La manifestation la plus emblématique de la ville, le fameux carnaval de Rio, a contribué à sa renommée dans le monde entier. On s’y presse pour admirer, sept jours durant, un défilé incroyable de chars, de plumes et de paillettes et pour s’imprégner de cette joie communicative qui s’exprime en chantant et en dansant.

LE CARNAVAL TRADITIONNELLEMENT PAR LA REMISE DES CLÉS DE LA VILLE AU ROI MOMO PAR LE MAIRE DE RIO, EN PRÉSENCE DE LA ROYAUTÉ. LE ROI MOMO ANNONCE ALORS LE DÉBUT DES CÉLÉBRATIONS. À CET INSTANT PRÉCIS, LA VILLE DEVIENT UNE IMMENSE ZONE DE FÊTE.

“C’est la plus grande fête du monde, c’est tout simplement incroyable“, nous explique Liliana, étudiante brésilienne installée à Montpellier. Le carnaval attire en effet chaque année à Rio de Janeiro pas moins  d’un million de visiteurs, qui assistent à des spectacles allant de la fête libre au bal plus sophistiqué. Ils vous le certifieront : il n’y a jamais un seul moment d’ennui durant la semaine de carnaval, avec 400 fêtes de rue et parades organisées dans les nombreux quartiers de la ville.

Début mars

Les VIP parmi nous se réuniront quant à eux à l’hôtel Copacabana. Théâtre du prestigieux Bal Magique, les “rich & famous“ du monde entier y foulent le tapis rouge parés de costumes flamboyants. Vous l’aurez compris, partout à Rio, l’opulence est au rendez-vous.

Cette année, rendez-vous est fixé du 2 au 9 mars.

LE CARNAVAL … HORS CARNAVAL / LE CARNAVAL NE SE DÉROULE QU’UNE SEULE FOIS DANS L’ANNÉE. IL EST TOUTEFOIS POSSIBLE D’EN AVOIR UN APERÇU HORS SAISON, CHAQUE SAMEDI AU COURS D’UNE REPRÉSENTATION DE SAMBA DANS LES RUES, LA SAMBA DA OUVIDOR.

Des paysages de carte postale

Pour le reste, préparez-vous à faire chauffer votre appareil photo car des jolies choses, vous en verrez, à commencer par un panorama à couper le souffle sur la baie de Rio, qu’on s’offre au sommet du Pain de Sucre (Pão de Açúcar), cette improbable friandise rocheuse de 395 mètres de haut et à la forme si singulière qu’elle a toujours été un symbole de la ville.

Pour l’anecdote, le pic suscitait déjà, il y a plusieurs siècles, l’admiration des indigènes, qui l’appelaient Pau-nd-Acuqua, ce qui signifie “haut promontoire pointu et isolé“. Pour les colons portugais, cela sonnait comme pão de açúcar et sa forme leur rappelant un moule d’argile utilisé pour faire des pains de sucre, ils l’ont spontanément rebaptisé. Depuis, le nom est resté. En contrebas, s’étendent des plages, elles aussi mythiques : Leme, Copacabana, Ipanema, Leblon…

Bordées par les montagnes, on s’y fait dorer la pilule, on y exhibe une plastique parfaite obtenue au prix d’efforts incalculables -ou de coups de pouce chirurgicaux- pour rappeler au monde entier que les plus beaux hommes et les plus belles femmes sont forcément Brésiliens. Chauvins, les Cariocas ? “Juste un peu » s’amuse Liliana, qui se réfugie même derrière la religion pour masquer son pêché d’orgueil.

« On ne va quand même pas se risquer à mentir devant Jésus !“. Allusion, bien sûr, à la célèbre statue du Christ Rédempteur (Cristo Redentor) qui se dresse, bras en croix, sur le pic du Corcovado, et domine toute la ville. Colossale, la statue mesure tout de même 38 mètres de haut et rappelle qu’à Rio, si les religions païennes comme la danse et le football sont autorisées, la seule ferveur qui les surpasse est religieuse et seulement religieuse.

Une jungle urbaine

Autour du Corcovado s’étend la magnifique forêt de Tijuca, qui s’avance presque jusqu’au coeur même de la ville. Empressez-vous de jouer les explorateurs ! La plus grande forêt urbaine du monde, avec une superficie d’environ 3 200 hectares, regroupe des centaines d’espèces de la faune et de la flore, dont certaines très rares.

Située dans le coeur de la ville, à quelques minutes de la plupart des quartiers de Rio, ses nombreux sites historiques méritent une visite : la cascatinha (petite cascade), la chapelle Mayrink, le Mirador Excelsior, le lac des fées, l’étang des solitudes… La forêt est, de surcroît, un réservoir de fraîcheur bienvenu au plus fort de la canicule, puisque les températures n’y dépassent jamais les 25°C.

À la recherche du Rio authentique

On peut ressentir l’âme authentique de Rio dans le quartier de Santa Teresa. Ruelles pavées et tortueuses, vues spectaculaires sur la baie, il compte parmi les quartiers les plus pittoresques de Rio. Les habitants y vivent dans des maisons -et non des tours-.

Ses hôtels particuliers du XIXe siècle et son ambiance bohème lui donnent des airs de village et contrastent vivement avec l’image balnéaire plus connue de la ville. Vous y trouverez des bars rétro, des B&B à l’esprit artistique et des jardins luxuriants où il n’est pas rare de voir traîner des ouistitis. La manière la plus attrayante d’y accéder est de prendre le célèbre bonde elétrico (un tramway gratuit), en service depuis 1896 !

On peut ressentir l’âme authentique de Rio dans le quartier de Santa Teresa

Dans les nombreux quartiers que vous traverserez (y compris les favelas, où l’on vous conseille malgré tout d’y aller accompagné d’un guide), familiarisez-vous impérativement avec l’un des emblèmes socioculturels de la ville : les botecos. Ces bars détendus, du petit bistrot sans prétention à l’établissement de famille plus chic, sont ouverts sur la rue et sont présents à tous les coins de rue.

Le temple du foot

Les cariocas s’y retrouvent autour d’une chope bien fraîche ou d’une caïpirinha pour flirter et échanger les derniers ragots. Une expérience magique à renouveler autant de fois que nécessaire : si chaque carioca a son équipe de foot favorite, chaque habitant a son botes préféré. Et tant qu’à causer foot, citons le temple de la ville en la matière, le Maracanã. Il a vu le 1 000e but de Pelé et l’ambiance y est absolument spectaculaire, ne serait- ce que par la liesse populaire qui s’empare du public à chaque match.

Le soir venu, et après avoir, dans l’ordre, admiré un splendide coucher de soleil, savouré une grillade brésilienne dans une churrascaria et achevé une petite balade digestive, enlevez vos chaussures et filez danser. Notre petit conseil pour une fin de journée parfaite: n’hésitez pas à chercher des recommandations auprès d’une source locale. Les établissements apparaissent et disparaissent et les meilleures soirées sont souvent des événements uniques organisés dans des lieux bien cachés. “Rio est une fête toute l’année“, témoignent de nombreux voyageurs, comme une invitation directe à sauter dans l’avion. Ben oui, la fête ne peut pas commencer sans vous quand même !

 


Cet article est extrait du reportage "Rio n'attend plus" consultable dans son intégralité dans le Semestriel lifestyle METROPOLITAIN n°5, 
disponible au téléchargement depuis notre site Internet

Montpellier > Rio accessible via Paris CDG (environ 13h de trajet)

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