Gilets Jaunes à Montpellier : de l’acide et des pavés jetés sur des policiers

Le point complet sur l’acte VIII des Gilets Jaunes, ce samedi à Montpellier. Le centre-ville a été mis à sac. Récit.

L’acte VIII du mouvement des Gilets Jaunes a mal tourné ce samedi dans les rues de Montpellier, où, à 19h le bilan provisoire fait état de quatre policiers blessés par des pavés, dont le commissaire Patrice Buil, le chef de la sûreté départementale de l’Hérault -légèrement atteint à un bras et un agent de la brigade anticriminalité, BAC, sérieusement atteint à un genou- et cinq interpellations. Trois manifestants ont également été blessés, cinq ont été interpellés et placés en garde à vue.

600 manifestants

Selon un chiffre officiel, 600 manifestants ont défilé dans l’Écusson au plus fort de la manifestation. Le centre opérationnel départemental -COD- a été activé en préfecture de l’Hérault pour gérer la crise.

Devant la gare SNCF Saint-Roch, des policiers de la brigade des chemins de fer rattachés à la Police aux frontières de l’Hérault -PAF 34- ont essuyé des jets de baudruches qui étaient pleines d’acide, ce qui aurait pu occasionner de graves brûlures. Fort heureusement, ces agents n’ont pas été touchés. Philippe Saurel, maire et président de la métropole de Montpellier est venu sur place réconforter les policiers et dénoncer, « l’attitude irresponsable des auteurs ».

Ce soir, il demande fermement aux préfet de la région Occitanie et de l’Hérault de prendre des mesures urgentes et radicales pour assurer la sécurité à Montpellier, où le centre-ville a été mis en coupe réglée. Le bilan économique s’annonce désastreux, selon Philippe Saurel.

Depuis 10h30 ce matin

La manifestation a démarré à 10h30 sur la place de la Comédie où les Gilets Jaunes se sont retrouvés face à un cordon de CRS interdisant l’accès au bureau de la police nationale Comédie-Centre. Les échanges verbaux ont été violents entre des manifestants et les casqués.

Les Gilets Jaunes ont ensuite gagné les abords de la préfecture par la rue de la Loge, où ils ont été délogés avec du gaz lacrymogène. Ils se sont alors rendus en gare SNCF Saint-Roch avec le projet d’occuper les voies comme samedi dernier. Mais, les accès ont été fermés par la direction, avec agents de sécurité et policiers de la brigade des chemins de fer de la PAF 34.

Cinq gardes à vue

De violents affrontements ont eu lieu, avec des jets d’acide sur les agents de la police ferroviaire, tandis que des pavés étaient lancés sur les forces de l’ordre, atteignant le commandant de la sûreté départementale de l’Hérault et trois autres policiers de la Sécurité publique, blessant un fonctionnaire de la BAC sérieusement à un genou.

Les policiers ont procédé à cinq interpellations. Ces Gilets Jaunes se trouvent en garde à vue, ce soir. Les policiers ont récupéré un impressionnant stock de pierres de tout gabarit dans la rue de l’Aiguillerie, des projectiles lancés sur les CRS qui protégeaient la préfecture de l’Hérault.

Des Black Blocs identifiés

En fin d’après-midi, des groupes composés de Black Blocs qui ont été identifiés par des policiers ont joué aux casseurs dans le centre-ville, notamment place Jean Jaurès, rue de l’Aiguillerie, autour des halles Castellane. Les terrasses de cafés et de restaurants ont été vandalisées, tous les commerçants ont baissé leur rideau. De nombreuses boutiques étaient fermées depuis ce matin, par précaution, après l’annonce d’une nouvelle manifestation des Gilets Jaunes.

À 18h30, des Gilets Jaunes et des CRS s’affrontaient rue Foch et devant les Jardins du Peyrou, où des containers étaient incendiés.  À 19h, des échauffourées ont éclaté sur la place de l’Observatoire, devant les halles Laissac. Le trafic du tramway était, soit perturbé avec des rames retardées, soit dévié, soit interrompu sur les quatre lignes.

La nuit s’annonçait longue dans l’Écusson, où des groupuscules visiblement étrangers aux Gilets Jaunes ont décidé d’en découdre avec les forces de l’ordre.


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>> Notre reportage vidéo et photos

Dégâts en gare SNCF. Photo Métropolitain.
Une des entrées de la gare SNCF Saint-Roch vandalisée. Photo Métropolitain.
Des manifestants ont investi le hall de la gare SNCF Saint-Roch. Photo Métropolitain.
Les projectiles des Gilets Jaunes lancés sur les CRS rue de l’Aiguillerie. Photo Métropolitain.
Philippe Saurel s’est inquiété auprès des policiers des jets d’acide devant la gare SNCF. Photo D.R.
Dégâts à la gare SNCF Saint-Roch. Photo Métropolitain.
Gilets Jaunes ce soir rue Foch. Ils se mesurent aux CRS. Photo Métropolitain.
Containers incendiés rue Foch ce soir. Photo Métropolitain.

9 Comments

  1. Ce ne sont fort malheureusement plus des Manifestants qui s’octroient désormais le pouvoir des Gilets Jaunes, mais bien davantage des Délinquants violents et agressifs de tous âges qui ne sont que exclusivement là pour détruire et tout casser et peu leur importe les revendications parfois invraisemblables de certains illuminés du cerveau.

  2. Il y a deux jours, Philippe Saurel se disait proche des gilets jaunes.
    Pourquoi la police n’a pas anticipé puisque les services de renseignement étaient au courant.

  3. Pauvre ville minable laissée en otage à tous les dégénérés de la planète, tous ces assistés qui vivent de l’aide publique et ceux qui ont acheté un appartement ici en travaillant sont condamnés à payer !
    Ras le bol !

    1. Les Gilets Jaunes ne sont pas des CASSEURS !
      Demandez -vous plutôt POURQUOI le Pouvoir laisse faire ces extrêmistes de droite comme de gauche …alors qu’il a tout à fait les moyens de les arrêter préventivement …

  4. C est une honte mais il est vrai qu’il faut augmenter le smic et diminuer le social et vu que c est cassé par des gens qui vivent du social les mettre salariés de la mairie et les faire bosser parce que gratuit est mort

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