Montpellier : le radar fixe de la Mosson volontairement incendié

Le radar fixe implanté sur l’avenue de l’Europe, avant le pont au niveau du centre de secours principal Jean Guizonnier, dans le quartier de la Mosson-la Paillade, à Montpellier, dans le sens Grabels vers Montpellier, a été volontairement incendié.

Depuis sa mise en service le 1er août 2012, ce n’est pas la première fois qu’il est dégradé et inutilisable, jusqu’à ce qu’il soit réparé. Il a été détruit par les flammes durant la nuit du réveillon Nouvel An, où vingt voitures, dix motos en stationnement et dix containers ont brûlé dans la cité, dans des zones proches de l’avenue de l’Europe.

12’815 conducteurs flashés en 2017

Les policiers de la Sécurité publique de l’Hérault sont chargés de l’enquête. En 2012, ce radar automatique avait flashé 17’517 conducteurs. Cette cabine a flashé 12’492 conducteurs en 2016 et 12’815 en 2017.

Le week-end dernier, le radar fixe situé sur la RD 986 au hameau de Galabert, dans la commune des Matelles, au nord de Montpellier a également été incendié volontairement dans la nuit. Un acte de vandalisme qui fait l’objet d’une enquête de la gendarmerie.

750 radars vandalisés

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, le 17 novembre dernier, 750 radars fixes ont été vandalisés sur le territoire :  bachées, repeintes, habillées d’un gilet jaune ou incendiées, les cabines radars en voient de toutes les couleurs

La facture est salée : un radar tronçon vaut 150’000€ pièce), un radar autonome 64’000€ l’unité, un radar discriminant coûte 46’000€ pièce et un radar fixe, c’est 21’000€ l’unité. Ce mercredi, le montant des dégâts est estimé à 5 millions d’euros. Cela dit, selon le magazine Auto Plus, l’Etat va encaisser plus d’un milliard d’euros cette année avec les radars automatiques.

Nouveaux radars

Selon Auto Plus, cette vague de dégradation pourrait accélérer le renouvellement du parc de radars par des modèles plus performants et homologués récemment, comme les radars tourelles et les double face. Deux préfets en France ont en effet, déjà annoncé que les cabines détruites seraient remplacées par un nouveau modèle.

Taguer un radar, à l’aide de graffitis, de peinture, ou autres, fait encourir à son auteur 3 750 euros d’amende avec une peine de travail d’intérêt général. Une peine qui peut monter à 30’000 euros et deux ans d’emprisonnement en cas de destruction ou de dégradations plus sévères.

3 Comments

  1. ceci écrit, et pour comparaison, notre nouvelle vaisselle à l’Elysée coûterait 450.000 youros & ne rapporterait rien sinon des ennuis …….

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