Polémique LREM/Paul Valéry : les syndicats demandent des comptes

Mediapart révélait ce matin que le président de l’université Paul Valéry de Montpellier avait passé un contrat avec une société de sécurité, au printemps dernier, pour un montant total de 260 000 euros et sans recourir à la procédure règlementaire d’ouverture d’un marché public. L’un des employés de cette société, basée à Narbonne, est un ancien garde du corps d’Emmanuel Macron. Les syndicats étudiants et du personnel de L’UPV demandent des comptes au président Patrick Gilli.

Le plus étrange dans cette enquête publiée par Mediapart vient du fait que le devis de cette société baptisée APS Sud, ait été transmis à l’université par Charlyne Péculier, responsable des Jeunes Avec Macron Occitanie, et collaboratrice de la député Coralie Dubost, ce qui permet d’étayer le lien entre cette décision prise par Patrick Gilli de recourir à une entreprise de sécurité et le parti présidentiel La République en marche.

Selon la CGT des universités de Montpellier « si ces faits étaient avérés, ils seraient d’une extrême gravité. Il serait extrêmement préoccupant que de telles décisions aient pu être prises en dehors du cadre réglementaire et des instances décisionnaires de notre université. Il serait scandaleux que des allégeances partisanes aient pu s’immiscer dans le fonctionnement de notre institution et dans l’accomplissement de ses missions de service public ».

Le président Patrick Gilli s’est défendu, toujours selon Médiapart, en expliquant que les circonstances liées au blocage imposaient le recours à des agents de sécurité supplémentaires et que la société Proségur (détentrice du marché de la sécurité pour l’UPV) n’était pas en mesure de fournir ce renfort. Argument démenti par l’entreprise de sécurité, jointe par Mediapart, qui explique ne pas avoir été sollicitée pour des prestations complémentaires.

« Police politique ? »

Le syndicat Solidaires Étudiant.e.s dénonce quant à lui une « police politique » pour empêcher le blocage de l’université en avril dernier, quelques semaine avant le « scandale Benalla », également lié au service d’ordre du Président de la République. Évoquant la violence des agents de sécurité présents, le syndicat étudiant évoque clairement l’ancien garde du corps d’Emmanuel Macron embauché par la société APS Sud : « des heurts avaient eu lieu (…) et particulièrement avec Kader Rahmouni, chef d’équipe, qui avait exercé des pressions sur de nombreux militants ». Ce dernier avait assuré la garde rapprochée du candidat Macron, avant de rejoindre la député LREM Coralie Dubost comme garde du corps.

6 Comments

  1. Il y a une erreur dans votre article : la citation n’émane pas de la seule CGT mais d’un communiqué de l’intersyndicale, très large, qui s’est réunie aujourd’hui. Les signataires sont : Cgt des universités, SGEN-CFDT, SNPTES, SUD Education, Solidaires Etudiant.e.s, UNSA.
    Le fait que des syndicats pourtant proches de la direction prennent cette position témoigne d’une dénonciation très forte de ce système, s’il est avéré.

    1. Très bien de dénoncer ces dérives. Et de préciser que c’est une intersyndicale qui est à l’origine. En revanche, puisque une intersyndicale dispose des moyens nécessaires pour le faire, pourquoi l’ensemble des médias télévisés (et autres) ne sont pas saisis ? Une large diffusion de ces magouilles donnerait du crédit aussi bien aux syndicats qu’aux médias.

  2. Vous ne devriez pas parler de Macron vous allez en prison directe puisque nous ne pouvons plus nous exprimer avec Le Roi cet un imposteur un pédant un arrogant il ne comprend tjrs pas que ns ne voulons plus de ce magouilleur au faites le carburant recommence à augmenter ça il ne nous en a pas parler ce menteur (comme toute cette clique)

    1. Et si vous appreniez à écrire ??? Et cessez de dire nous quand il est question seulement de vous Coudray…allez donc voir la « Pétition anti-gilets jaunes » sur mesopinions.com et peut-être vous comprendrez le point de vue des autres ….

Répondre à fifi Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *