Montpellier : premier jour pour le marché aux fleurs des Arceaux

Premier jour ce vendredi pour la quarantaine d’exposants présents pour ce marché aux fleurs des Arceaux. Un nouveau rendez-vous tous les vendredis de 7h30 à 16h30 destiné « à faire revenir la fleur en ville » dans la continuité des actions de la ville comme les micro-fleurissements des quartiers.

Un marché qui vise également à dynamiser un peu plus les Arceaux même si tout n’y est pas rose. Reste que la proposition des professionnels est intéressante avec une trentaine d’horticulteurs, pépiniéristes, fleuristes et marchands apportant à la fois produits et conseils.

Une première matinée calme

Anne Agogé, spécialisée dans les semences qu’elle vend à la pesée, est également présente sur le marché de la Mosson depuis plus de vingt ans. Venue du Gard, elle est arrivée très tôt ce matin pour installer son Comptoir Vert : « Les placiers avaient préparé le plan. On a ajusté avec les voisins mais cela s’est passé très calmement. Tout était très bien organisé ». D’autant que « l’association des commerçants du quartier est venue nous offrir le café et les croissants, donc c’était très sympathique ». Si le soleil est au rendez-vous de cette première journée, les premiers clients se sont fait attendre. Une ambiance et un cadre qui change des mardis plus animés.

Nicolas Giral vit lui aussi une première matinée calme : « On s’y attendait. Décembre n’est pas forcément la période où les gens achètent des plantes. Et il faut le temps que le marché s’installe, qu’il se fasse connaître… ». Avec Laure, il a repris depuis deux ans une exploitation près de Lunel, à Saint-Christol, L’Arc en Fleurs, et est l’un des rares pépiniéristes-producteurs de l’Hérault.

S’il doit faire face à la concurrence étrangère, comme c’est le cas dans le secteur des fruits et légumes, il fait valoir 1 500 variétés de plantes vivaces, grasses et quelques tropicales. Tout comme Anne Agogé, le couple est aussi présent le mardi à la Mosson et s’attend ici à une autre clientèle : « Plus de centre-ville, qui cherche d’autres variétés de plantes. À la Paillade, on va plutôt vendre de la plante pour le jardin, ici ce sera de la plante grasse pour les terrasses et les balcons ». Reste que la proposition est complète pour ceux qui ont la main verte avec un large choix de professionnels.

Pas forcément le bon jour

Si l’installation du marché aux fleurs est un geste salué par tous, plusieurs exposants regrettent un manque de concertation dont leur activité pourrait pâtir : « Faire ce marché est une très bonne chose » témoigne l’un d’entre eux préférant ne pas voir son nom apparaître et qui résume le sentiment collectif, « Mais le vendredi n’est pas du tout un bon jour pour la plupart d’entre nous qui partons le week-end sur de grands marchés importants. Et rester jusqu’à 16h30 quand on n’a pas beaucoup de clients dans la matinée ce n’est pas forcément utile ».

Pour la plupart arrivés entre 5h30 et 6h30 pour installer, les commerçants, qui saluent tous la bonne organisation et la présence des équipes, n’ont vu les allées se remplir que vers 9h30-10h.

Avec l’évidente question du personnel et de l’enchaînement des heures de travail. « Tout ça ce sont des détails mais on aurait pu nous demander. C’est bien de vouloir animer un quartier mais il ne faut pas que ce soit les commerçants qui en subissent ce poids. Il faut que ce soit fait en bonne intelligence ». Et de citer en exemple la date de l’inauguration : « En mars cela aurait été parfait par rapport au calendrier de la production ». Le risque étant selon lui que trop de commerçants délaissent les Arceaux en attendant la bonne saison.

Le marché de la Mosson

Une des autres inquiétudes des commerçants avec ce nouveau marché est de voir disparaître celui de la Mosson où tous les mardis près de 120 exposants sont rassemblés. « C’est le plus gros marché de France ouvert aux particuliers. On a peur, à termes, qu’il disparaisse une fois que celui-ci sera bien installé » résume un commerçant qui verrait d’un bon signe plus de publicités autour de ce marché.

De son côté, Philippe Saurel a toujours évoqué le maintien du marché de la Mosson en parallèle à celui des Arceaux. D’autant que le maire de Montpellier, tout comme les commerçants interrogés, a bien conscience des clientèles et des usages différents des deux marchés. Ajouté à cela qu’en termes d’infrastructure il semble difficile de transposer le marché de la Mosson aux Arceaux, les deux devraient donc bien cohabiter.

À celui des Arceaux de désormais s’installer dans le temps.

1 Comment

  1. Pourquoi ne pas garder uniquement le marché au fleur de Mosson ? On pouvait s’y garer facilement ! (Il risque de disparaître faute de clients).Aux Arceaux ce sera plus difficile.

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