Servian : Daniel Malgouyres va faire appel après son incarcération

Retour à la case prison depuis mercredi pour Daniel Malgouyres, 70 ans, le propriétaire du Jardin Saint-Adrien à Servian, seulement 24h après avoir été remis en liberté par les juges de la chambre de l’instruction près la cour d’appel de Montpellier, dans l’affaire criminelle qui défraie la chronique judiciaire depuis octobre 2017.

Daniel Malgouyres va interjeter appel de la décision du juge de la liberté et de la détention -JLD- du tribunal de grande instance de Béziers de révoquer le contrôle judiciaire imposé au mois en examen pour homicide volontaire -meurtre-, association de malfaiteurs et complicité de vol avec arme, lors de sa libération.

Ce contrôle judiciaire imposé mardi par les juges de la cour d’appel lui interdisait de séjourner dans l’Hérault, de résider chez sa soeur à Font-Romeu, dans les Pyrénées-Orientales et d’aller pointer régulièrement à la brigade de gendarmerie de la station de ski. Il devait d’ailleurs s’y présenter ce jeudi.

Il dépose une main courante à la gendarmerie !

Mardi, en quittant la maison d’arrêt du Gasquinoy à Béziers avec les siens et son avocat montpelliérain, Daniel Malgouyres a découvert qu’il n’avait pas sur lui une pièce d’identité pour pouvoir pointer à la gendarmerie de Font-Romeu. Sa soeur s’est rendue chez sa femme, à Servian pour récupérer une pièce d’identité. Elle a essuyé un refus catégorique. Daniel Malgouyres s’est donc présenté vers 14h à la brigade de gendarmerie de Pézenas pour déposer une main courante contre son épouse !

Les gendarmes ont alors découvert que le propriétaire du Jardin Saint-Adrien se trouvait toujours dans le département, alors qu’il en avait interdiction. Informés illico, le parquet et le juge d’instruction de Béziers en charge de la procédure ont ordonné aux militaires de procéder à son arrestation pour avoir enfreint le contrôle judiciaire.

Un faux cambriolage

Présenté hier soir devant le JLD, il a été de nouveau placé sous mandat de dépôt, ce qui provoque, depuis la colère de son avocat, de sa famille et de ses proches. Daniel Malgouyres va donc faire appel. On lui reproche d’avoir monté un faux cambriolage et d’avoir tendu un guet-apens à deux délinquants, en tuant l’un d’eux, mais en laissant filer son complice. Et ce sur fond de litige conjugal et financier.

Un épisode rocambolesque qui s’ajoute à tous les autres qui sont intervenus depuis un an dans cette affaire.

2 Comments

  1. Pour le rédacteur de l’article, il faudrait reprendre le paragraphe  » ce contrôle judiciaire imposé… lui interdisait de séjourner… » : séjourner, OK, mais ensuite je pense qu’il avait l’autorisation de résider chez sa soeur et l’obligation de pointer chez les gendarmes de Font-Romeu.

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