Conseil départemental : 310 M€ pour la viticulture héraultaise

La viticulture héraultaise consomme beaucoup d’eau et impacte sa qualité. L’un des enjeux à relever pour ce secteur d’activité vital pour le territoire repose sur l’irrigation. Mais une irrigation moderne, plus économe. Le Conseil départemental de l’Hérault a justement prévu un ambitieux programme de 310 M€ pour adapter, sur plus de 22 000 ha, l’irrigation aux besoins de la vigne.

Le 17 décembre, la collectivité soumettra au vote de ses élus son schéma directeur sur l’irrigation dans l’Hérault, préparé depuis 2017 avec les services de l’État : « Ce schéma directeur a été établi pour lutter contre les effets du réchauffement climatique : les températures moyennes dans l’Hérault ont augmenté de 0,3 à 1,5°C et la hausse pourrait atteindre 2,5°C en 2050 », explique le Département.

Ce programme en faveur de l’irrigation a commencé en 2018 et se poursuivra régulièrement jusqu’en 2030 avec le soutien financier de l’Europe (FEADER), de la Région, des collectivités locales et de l’Agence de l’eau. Sur les 85 000 ha de vigne recensées dans le département, 30 000 ha sont déjà irriguées grâce aux investissements comme Aqua Domitia, le « tuyau » cher à Georges Frêche qui amène dans les passerelles héraultaises l’eau du Rhône.

Le département prévoit donc, avec son schéma directeur, de porter à 52 000 ha le nombre de vignes irriguées, soit de 60 % du vignoble départemental, ce qui nécessitera -entre autre- de construire une quinzaine de retenues colinéaires…

Le schéma directeur d’irrigation en Hérault a pour objectifs principaux :
  • De préciser les enjeux de desserte pour l’irrigation agricole à l’échéance 2030 sur la base d’un état des lieux des réseaux d’irrigation existants et des ressources en eau associées ;
  • De proposer de nouvelles solutions pour satisfaire les besoins exprimés et identifiés par les territoires pour lesquels les ressources locales et les ressources complémentaires sont déjà identifiées au sein des Plans de Gestion de la Ressource en Eau (PGRE), ainsi que ceux pour lesquels les équipements existants ou projetés ne sont pas en mesure d’y répondre ;
  • De contribuer à définir des scénarii de desserte en eau brute pour une valorisation agricole sur le territoire héraultais ;
  • De proposer des préconisations pour une mise en œuvre des travaux et aménagements.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *