Chantiers : le Département de l’Hérault au chevet des routes et des ponts

Le Département de l’Hérault est au chevet des routes et des ponts. Des chantiers ont été achevés, d’autres sont en cours ou vont être lancés. Tour d’horizon.

Le conseil départemental de l’Hérault a réalisé sur la RD 161e2 un chantier expérimental d’enrobés coulés à froid à base d’anciennes chaussées recyclées : au nord de Pinet sur la route de Castelnau-de-Guers, un revêtement d’enrobés coulés à froid recyclé BITUGRIP 50 AG, un procédé développé par le groupement d’entreprises Malet-Probinord. Il a consisté à appliquer un mélange d’émulsion de bitume polymère fibré et de granulats composés à 50 % d’anciennes chaussées recyclées. Le chantier a duré deux jours en début de semaine.

Au-delà de ses avantages environnementaux, ce revêtement mince permet aussi d’assurer une bonne adhérence et une meilleure sécurité aux usagers. Pour cette première dans le Grand Sud, le Département de l’Hérault a signé une convention de suivi avec les entreprises Malet-Probinord pour évaluer les performances de cette technique pendant une durée de 2 ans.

Dégradation des routes

Le constat est sans appel : les routes se dégradent sous l’effet de la circulation des camions et des conditions climatiques. Avec un trafic soutenu en lien la croissance de son territoire, le Département de l’Hérault s’attache à concilier entretien de son patrimoine routier et maîtrise des budgets alloués à cet entretien. Acteur de l’innovation, il incite les professionnels des routes à développer des techniques nouvelles bénéfiques à l’environnement et au cadre de vie.

Démarche « Route durable »

Avec sa démarche « Route Durable », le Département de l’Hérault avait déjà réorienté sa politique d’entretien des couches de roulement en privilégiant les techniques à froid, qui offrent de meilleures performances environnementales : moindre émission de gaz à effet de serre / diminution des consommations énergétiques. Il s’agit avec cette opération de coupler technique à froid et recyclage pour valoriser les ressources locales d’agrégats d’enrobés : anciennes couches bitumineuses de chaussées rabotées.

>> En chiffres : 8 250 m2 d’enrobés coulés à froid innovants, 50%, taux de recyclage des agrégats d’enrobés, 1,8 km, longueur totale du chantier, 217’000 €, coût de l’opération intégralement financé par le Département de l’Hérault.

Le pont de Saint-Étienne d’Issensac refait

Soucieux de l’entretien et de la sauvegarde de son patrimoine Ouvrage d’Art, le Département de l’Hérault engage dès ce lundi 22 octobre les travaux de restauration de l’une des pépites héraultaises : le pont de Saint-Etienne d’Issensac. Ce pont en maçonnerie est situé sur RD1, à 40 km au Nord-Ouest de Montpellier, au sud de Brissac. Il s’agit du seul passage routier dans la zone champêtre située entre Saint-Bauzille-de-Putois et Causse-de-la-Selle.

L’ouvrage se dresse dans un site naturel remarquable inscrit dans le périmètre classé des gorges de l’Hérault et de sa zone Natura 2000. Il franchit l’Hérault au niveau d’un resserrement rocheux en contrebas de la chapelle Saint-Etienne d’Issensac postée sur son promontoire depuis des siècles.

Son origine médiévale et la qualité de son architecture ont motivé un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 novembre 1948. Le double intérêt du site, à la fois patrimonial et naturel, attire de nombreux visiteurs pendant la période estivale.

Le mauvais état des parapets (mur à hauteur d’appui servant à éviter les chutes de personnes) du pont et leur très faible hauteur ne peuvent plus garantir la sécurité des personnes. Durant les fortes fréquentations du site en période estivale, la cohabitation des piétons avec les voitures est difficile et oblige les passagers à se réfugier sur les zones constituées par les avant bec des piles du pont ou à se serrer contre les gardes corps dont la hauteur est par endroit de seulement 20 cm.

De plus, les pierres des parapets mises en place lors d’un précédent épisode de rénovation en 1953 sont en mauvais état à cause de leur gélivité (sensibilité au gel) qui accélère leur ruine. L’objectif de la restauration est aussi de redonner au pont son aspect du XVIIème siècle sur la base d’un devis de rénovation établi en 1680 : cela consiste à recréer « l’effet bombé » initial du profil en long de l’ouvrage. Le parapet est également repris avec une couvertine en pierre de taille.

Géologue sur place

Cette démarche a été menée conjointement avec les services du ministère de la culture (DRAC) et le responsable des monuments historiques. Un géologue a permis de définir le type de pierre à reposer et recenser les lieux possibles de prélèvement. La carrière originelle des pierres de construction se situe près du pont sur la RD1 mais, pour des raisons réglementaires liées à la sensibilité environnementale du site, il n’est pas possible de faire de nouvelles extractions. Pour pallier cette difficulté, la commune de Frontignan a fourni gracieusement une partie des pierres du futur parapet.

Les abords du pont sur les voies départementales RD1 et RD4 seront également repris afin de bien signaler l’ouvrage.

>> Chiffres : coût des travaux : 443’548 € TTC, 65% Département de l’Hérault et 35% Etat, au titre de la protection des monuments classés.

Les travaux sont confiés à l’entreprise Muzarelli. La maitrise d’œuvre des études a été réalisée par le cabinet Fiore. La durée des travaux est estimée à 7 mois. L’agence technique départementale de Pic St Loup sera chargée du suivi de chantier. Afin de ne pas perturber la fréquentation touristique, le démarrage des travaux a été programmé à l’automne 2018.

L’entreprise commencera tout d’abord par déposer le parapet, le remonter, démonter la chaussée existante, mettre en œuvre l’étanchéité de l’ouvrage et exécuter le revêtement de sol en alternant d’abord la rive gauche puis la rive droite. La largeur limitée de l’ouvrage conjuguée à la présence des échafaudages ne permettent pas de maintenir les circulations piétonne et automobile pendant les travaux. Toute circulation sur l’ouvrage sera donc interdite.

L’information aux usagers est donnée par des panneaux installés aux carrefours stratégiques sur le territoire. Certaines phases de travaux se superposeront pour gagner du temps et réduire au maximum la gêne occasionnée aux usagers. Le chantier se terminera par la réalisation des chaussées sur les deux voiries départementales RD 1 et RD 4.

Aménagements sur la RD 61

Après la trêve estivale pour limiter la gêne occasionnée sur la circulation, les travaux d’aménagement de l’itinéraire entre Lunel et la Grande Motte sur la RD61 reprennent. Cette phase de travaux consiste à réhabiliter la structure de l’ancienne chaussée sur la section comprise entre l’échangeur du Ponant et le giratoire de la Route des Mas – la RD34E4- et à rehausser d’1 m l’ancien pont, pour permettre la mise à grand gabarit du Canal du Rhône à Sète. En conséquence, depuis lundi, la circulation est basculée sur les deux voies de la chaussée neuve.

Cette étape conduira à la mise en service définitive en 2 x 2 voies de la section à la fin du mois de juin 2019. Le montant des travaux de chaussées s’élève à 1,2 M€ HT financés par le Département de l’Hérault et la Région Occitanie.

Le montant des travaux de relevage de l’ancien pont s’élève à 2M€ HT, co-financés entre le Département de l’Hérault, VNF, la Région Occitanie et le FEDER.

La plus grande prudence est recommandée aux usagers aux abords du chantier.

La RD 24 va être recalibrée

Le conseil départemental de l’Hérault a organisé une réunion publique, lundi15, à 18h30 à la salle polyvalente René Valette de Saint-Just, près de Lunel pour présenter le projet de recalibrage de la RD 24, entre Saint-Just et Lansargues.

Sur la section étudiée, cette route est constituée d’une chaussée étroite et des accotements, en bordure des voies de circulation, de largeur insuffisante. Cet axe assure la liaison Mauguio-Lunel et supporte un trafic de 8 700 véhicules par jour, dont 1,5 % de poids-lourds. Dans le but d’assurer la sécurité et la fluidité du trafic, le Département de l’Hérault prévoit l’élargissement de la chaussée à 5,5 m, la création d’accotements de 1,5m de large et le recalibrage des fossés, offrant ainsi une meilleure gestion des épisodes pluvieux.

L’enquête publique et parcellaire se tiendra à la fin de l’année. Les études et les acquisitions foncières seront finalisées en 2019. L’objectif de démarrage des travaux est fixé à 2020.

>> Chiffres : coût estimatif des travaux : 2,5 millions d’euros TTC. Linéaire réaménagé : 2,2 km . Financement : 100% Département de l’Hérault.

1 Comment

  1. ca va encore depenser le pognon du con tribuable alors que maintenant on roule en marche arriere avec leurs 80 km/h de merde pov france minbable avec des executifs qui ne tienne pas le goudron
    edouard la pute nealla l’escrot macron le voleuretat = mafia

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