Le Cap d’Agde : un rorqual mort en mer ramené au port

Le cadavre d’un rorqual a été localisé par des plaisanciers en mer, alors qu’il flottait au large du Cap d’Agde, ce vendredi. Les autorités ont été prévenues et la carcasse du cétacé a été prise en charge par la vedette des sauveteurs bénévoles de la SNSM 211. L’imposante baleine a été ramenée au port, vers 18h.

Le rorqual sera autopsié pour déterminer la cause de sa mort. Le corps a sans doute dérivé vers les rivages du littoral languedocien après les intempéries de ces derniers jours. L’hypothèse que le bateau d’un marin-pêcheur qui a chaviré mercredi au large du Grau d’Agde ait heurté le cétacé n’est pas exclue, ce soir.

Mercredi, en effet, les bénévoles de la SNSM 211 du Cap d’Agde ont remorqué jusqu’au port le bateau présentant une importante voie d’eau causée par un choc avec un objet lourd non identifié. Nous avons évoqué ici ce sauvetage spectaculaire qui a duré sept heures, en diffusant la vidéo de l’opération.

Le « lévrier des mers »

Le rorqual commun peut rester en plongée jusqu’à 20 minutes et atteindre des profondeurs de 550 mètres. C’est la plus rapide des grandes baleines. Voilà pourquoi il est parfois surnommé le « lévrier des mers ».  Avec une longueur d’environ 20 mètres, c’est le deuxième plus grand mammifère marin après la baleine bleue, et aussi l’un des plus bruyants.

De forme allongée, le rorqual commun a un museau étroit, en forme de V, et de multiples rainures dans le sens de la longueur au niveau de la gorge. Si le dos est gris foncé, le ventre est blanc. Évoquant une faucille, sa nageoire dorsale est bien visible. Avec ses 20 mètres de long et ses 50 à 70 tonnes, il est par sa taille le second plus grand mammifère sur la planète, après la baleine bleue.

Une espèce menacée

Grand migrateur, ce géant des mers se déplace de façon saisonnière entre les zones de haute latitude, où il se nourrit durant le printemps et l’été, et les eaux tempérées plus au Sud, en mer Méditerranée et dans le golfe du Lion pour s’accoupler et mettre bas pendant l’automne et l’hiver.

Les rorquals communs communiquent entre eux par des sons à basse fréquence, sorte de mugissements infrasonores qui peuvent se propager à des centaines de kilomètres. On pense qu’ils repèrent les essaims de krill grâce à leur système auditif. L’espèce bénéficie d’une grande longévité, probablement une centaine d’années.

Pourtant, en raison des collisions avec les navires et des effets du changement climatique, entre autres, elle est aujourd’hui menacée. Il ne reste environ que 50’000 rorqual dans les mers et océans.

Le cadavre imposant de cette baleine dans le port du Cap d’Agde. Photo Métropolitain
Le rorqual arrive au port du Cap d’Agde. Photo Métropolitain.

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