Péage urbain. Philippe Saurel : « oui, mais aucun intérêt pour Montpellier »

Les péages urbains reviennent sur le tapis avec le projet de loi d’orientation sur les mobilités prochainement présenté par le gouvernement. Les élus locaux des villes de plus de 100’000 habitants auront « des possibilités » pour l’installer. Montpellier, Nîmes, Perpignan et Toulouse seront donc les grandes villes concernées. Métropolitain a interrogé ce jeudi, Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole sur cette question d’actualité.

La ZFE a été préférée

« Je suis favorable au projet d’un péage urbain, mais il n’a aucun intérêt d’être appliqué à Montpellier. Le coeur de ville est piéton sur 103 hectares, donc, l’Écusson ne souffre pas de la pollution, il est épargné par un flot important et régulier de véhicules et de l’effet carbone néfaste. Moi, je préfère mettre en place la ZFE, la Zone à faibles émissions ». La ZFE de Montpellier est officiellement actée.
ZFE, un nouveau sigle auquel les automobilistes montpelliérains vont devoir se familiariser. Quinze métropoles, dont celle de Montpellier se sont engagées lundi 8 octobre, à déployer des ZFE d’ici à la fin de 2020- et l’absence de péage urbain ici évitera aux Montpelliérains de payer une nouvelle taxe et de sortir des euros pour régler le péage », réagit Philippe Saurel.

Le problème des autoroutes

Selon le maire de Montpellier et le président de la métropole, « un péage urbain ne s’impose que dans des agglomérations où la circulation et les pics de pollution sont très élevés ». Pour Philippe Saurel, la vraie question, « C’est la réalité des autoroutes A9, A709 et A750, hors centre-ville et faubourgs de Montpellier, avec une forte circulation quotidienne de poids-lourds qui concentrent un taux très important d’émissions de carbone ». Bref, il n’y aura sans doute pas de péage urbain à Montpellier.
Ce jeudi, sur BMF TV, le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a précisé que, « Les lois Grenelle ont déjà autorisé le péage urbain il y a une dizaine d’années, sans prévoir les conditions, ce qui fait que les élus intéressés n’ont pas pu les mettre en place ». Selon lui, le projet de loi devrait être présenté au Conseil des ministres « à l’automne » et au Parlement « en janvier ou février prochain sans doute ». Le tarif ne devrait pas dépasser les 2,5 euros.
Philippe Saurel : « oui à la ZFE, non au péage urbain ». Photo JMA. Métropolitain.

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