Mystère à Lunel : quatre balles transpercent la porte d’un logement

INFO MÉTROPOLITAIN. Un inconnu -seul ou avec un complice- a tiré des coups de feu avec une arme de gros calibre, mercredi en fin de matinée, sur la porte d’entrée d’un logement social du hameau des Lanes, sur l’avenue d’Aigues-Mortes, entre la route de la Mer et l’avenue des Abrivados, à Lunel.

C’est un miracle s’il n’y a pas eu de victime parmi les locataires, les projectiles ayant littéralement transpercé la porte. Quatre impacts de gros calibre ont été tirés depuis un véhicule qui roulait sur cette avenue.

Avertissement ?

Les gendarmes de la section de recherches de Montpellier et de la brigade de recherches de la compagnie de Lunel sont chargés de l’enquête, sur ce qui ressemble à une expédition punitive. Ils privilégient l’hypothèse d’un avertissement, si c’est bien les locataires de cet appartement qui étaient visés. Au stade actuel des investigations, il n’est pas exclu, en effet que le tireur ayant agi seul ou avec un complice -ce n’est pas encore établi avec certitude- se soit trompé d’adresse.

Le profil de la locataire, une personne âgée, ne correspond pas du tout, en effet à celui d’un délinquant. Mais, il est une certitude : le quartier est en proie à un trafic de drogue récurrent. Mais, il est prématuré de dire si le mobile de cet acte pétaradant est lié à un trafic de stupéfiants qui gangrène la ville de Lunel.

Reste ce constat et cette interrogation des gendarmes : pourquoi le tireur a t-il pris le risque d’opérer en plein jour sur une artère de Lunel très fréquentée, avec le risque d’être aperçu par des témoins et d’être filmé par des caméras de vidéosurveillance ?

Trous rebouchés

Hier, durant de longues heures, les techniciens en identification criminelle du groupement de gendarmerie de l’Hérault venus de Montpellier ont procédé à de nombreux prélèvements balistiques, pour déterminer le calibre exact et l’arme à feu utilisée- et scientifiques pour retrouver un ou d’éventuels indices susceptibles d’aider les enquêteurs, qui agissent sous la direction du procureur de la République de Montpellier.

Les quatre gros trous dans la porte ont été rebouchés après le départ des gendarmes scientifiques, faisant disparaître les traces matérielles de ces mystérieux coups de feu.

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