Interview : le montpelliérain Kazy Lambist présente 33 000 Ft. au Rockstore

Repéré sur la toile grâce à des titres comme Headson, Big Fish ou Doing Yoga, le montpelliérain Kazy Lambist a sorti en juin son premier album 33 000 Ft. chez le label Cinq7. De l’électro-pop aérienne saluée par les critiques, digne héritière d’un certain courant de la French touch. Après avoir livré le deuxième single Annecy et à quelques jours de son concert au Rockstore (samedi 13 octobre), Arthur Dubreucq, tête pensante du projet, évoque sa musique, ses influences et ses rencontres. Avec comme point de départ le chill montpelliérain, sans se fixer d’horizon, Kazy Lambist improvise étape après étape son plan de vol avec la promesse de beaux voyages. À seulement 25 ans, le montpelliérain décolle à peine avec pourquoi pas, un jour, une escale aux Arènes de Nîmes ou au Théâtre de la Mer à Sète.

Quel est ton parcours musical ?

Petit, j’ai fait du piano classique pendant sept ans avec une prof particulière. Je me suis ensuite mis à la guitare. J’avais envie de faire autre chose parce que ma prof était très stricte. Il n’y avait que le classique qui comptait. Elle ne voulait même pas entendre parler de jazz. En troisième, j’ai voulu me mettre au rock avec des copains. Après je suis parti un an au Canada. J’étais scolarisé dans un lycée très axé sur le jazz et le hip-hop. Je me suis mis directement dans le groupe de jazz dans lequel j’ai joué de la guitare. Après les cours, les mecs rappaient. Ne parlant pas bien anglais cela aurait été un peu ridicule donc je me suis vite mis à leur faire des instrus pour les soirées. C’est comme ça que j’ai vraiment commencé à toucher les machines et surtout le logiciel de son.

Cette formation classique te sert maintenant ?

Je ne regrette pas du tout. Instinctivement, ce n’est pas forcément conscient, mais je pense que d’avoir eu un cadre carré, alors que je ne le suis pas du tout, cela me force à revenir à des structures. Le piano est un instrument très visuel pour les notes, les harmonies, les arpèges… et cela peut être transposé sur plein d’instruments différents. C’est ma grille de lecture de base. Je pense que c’est un instrument assez cool pour commencer.

À quel moment tu t’es dit que musicien allait être ta vie ?

Pendant longtemps, je n’en étais pas sûr. Quand on a gagné le tremplin des Inrocks Lab, que l’on a eu des passages à la télé… je me disais que c’était n’importe quoi. Pour moi, les mecs se trompaient. Quand j’ai commencé à signer des contrats et que j’ai perçu de l’argent grâce à la musique, je n’avais plus aucune raison de faire d’autres jobs. J’ai attendu que ce soit vraiment mon métier pour arrêter le reste.

Dans le bureau d’Alan, il y avait une bite géante recouverte de fourrure et de billets de cinq-cents faite par Philippe Katerine. Je me suis dit que ce label avait l’air cool.

Pourquoi as-tu fait le choix du label Cinq7 ?

À cause des gens qui y bossent, l’équipe artistique… Je faisais beaucoup de rendez-vous à l’époque. On venait de gagner le concours des Inrocks, on était passé au Petit Journal. Il y a plein de labels complètement différents qui sont venus. On était dans la bonne position. Chez la plupart d’entre eux c’était vachement carré, tout était propre et les mecs étaient hyper clairs dans leur tête. Quand je suis allé chez Cinq7, Alan Gac, le directeur artistique, était complétement à la bourre et à l’arrache avec son bureau sans dessus-dessous. C’était un open-space, qui ressemblait plus à un atelier d’artiste, où tout le monde avait l’air super content de bosser. Je voyais bien qu’ils connaissaient mon projet, l’appréciaient et avaient l’air motivé de travailler dessus. Ce n’était pas que du taf. C’était un endroit où je me verrais bien bosser. Dans le bureau d’Alan, il y avait une bite géante recouverte de fourrure et de billets de cinq-cents faite par Philippe Katerine. Je me suis dit que ce label avait l’air cool (rires).

Tu as composé tes premiers morceaux dans ta chambre. Quels souvenirs gardes-tu de cette période en termes de création ?

J’ai quitté cette période mais j’y suis revenu récemment. J’ai changé d’appartement plusieurs fois depuis que je suis parti de chez mes parents mais j’ai toujours remonté mon studio. De toute façon, je commence toujours dans mon petit home studio. Pour l’album, j’ai ensuite envoyé les pistes à Paris pour après rebosser dessus. Je n’ai pas perdu ce côté fait maison. Cela me tient à cœur. Je ne vais jamais commencer un morceau dans un studio à Paris.

Tu continues à travailler avec le même matériel ?

Non, j’ai un meilleur matériel qu’avant. Au début c’était vraiment roots : une mauvaise carte son, des petits synthés pourris, des enceintes aussi pourries… mais en même temps je n’avais pas l’impression d’un manque. J’aime bien bosser dans des conditions limitées. En ayant fait l’album avec des possibilités beaucoup plus vastes, j’ai envie pour la suite de revenir à quelque chose de plus limitée.

Est-ce que cela a changé quelque chose dans ta manière de composer ?

Avant, il y avait un côté plus patchwork. Sur l’album, on a un rendu plus clean, plus linéaire. J’aimerais revenir pour les prochains projets, en intégrant tout ce que j’ai appris en studio à Paris avec un très bon ingénieur du son comme Julien Delfaut, à ce côté assemblage, plus naïf, pas prise de tête en mode « j’y vais » sans essayer de tout intégrer parfaitement.

Pour moi, c’est une grande rencontre et j’ai beaucoup de respect pour ce mec qui est ultra créatif, dynamique, toujours à la recherche de nouveautés et qui a une culture artistique impressionnante.

Tu as eu rapidement des parrains qui ont une certaine côte artistique comme Les Inrocks, Radio Nova ou Jean-Charles de Castelbajac, comment tu vis ça ?

D’abord, LesInrocks on n’a pas compris du tout. C’est notre manager qui nous a inscrit à ce concours sans que l’on sache de quoi il s’agissait. La première étape était au Rockstore, c’était une bonne excuse pour y jouer. On a eu des fausses infos d’un mec de Montpellier qui nous a dit que l’on n’était pas pris. Finalement, on a été sélectionné pour la deuxième étape à la Gaîté Lyrique. On avait l’impression d’avoir trollé le game. Encore une fois, on passe à l’étape suivante au Trianon où on reçoit le prix du public. Du début à la fin, on a été étonné. C’est vraiment arrivé de nulle part.

Cela met la pression ?

Non cela nous a donné un tampon « Validé Inrocks » qui n’est pas dégueulasse. Je ne m’en suis jamais plaint. Radio Nova, j’ai toujours adoré et c’était une des seules radios que j’écoutais donc j’étais super content d’y entendre mon son. Jean-Charles de Castelbajac c’est venu bien après. On avait joué dans un festival qui se déroulait dans un terminal d’Orly, qu’il avait entièrement designé, et il avait beaucoup aimé notre concert. Il écoutait beaucoup mes premiers morceaux qu’il mettait sur ses stories Instagram. Quand il est venu à La Panacée l’année dernière, il m’a demandé de faire la musique de son exposition. J’ai accepté avec grand plaisir. Pour moi, c’est une grande rencontre et j’ai beaucoup de respect pour ce mec qui est ultra créatif, dynamique, toujours à la recherche de nouveautés et qui a une culture artistique impressionnante. Après ce projet ensemble, je lui ai proposé que l’on fasse un vinyle avec la musique de l’exposition. Il a dessiné une couverture en édition limitée pour le Disquaire Day. On s’est ensuite régulièrement renvoyés la balle. C’est carrément un parrain.

L’esthétique c’est important pour toi que ce soit à travers les pochettes, les clips… ?

Je pense que c’est important pour tout le monde aujourd’hui. On n’a pas le choix. Les gens n’écoutent plus s’il ne s’agit que de musique. Ils ne prennent plus le temps car il y a tellement de choses. On est tellement assaillis de clips et de singles dans tous les sens que ce qui fait la différence c’est quand il y a une image dans laquelle les gens peuvent se projeter et identifier qui a fait le morceau, qui a fait le projet. Cela passe par l’image. Au début, j’ai bossé avec un pote de Montpellier, Jean-Charles Charavin, qui est d’ailleurs un nom à retenir. Il sera à la halle Tropisme avec sa boite de prod Incendie. On a commencé ensemble à faire un premier clip pour Big Fish et celui dans le désert pour On You. C’était vraiment du taf entre montpelliérains car la pochette du premier EP The Coast est signée par un autre vieux pote, Camille de Noray. J’ai eu un peu peur que l’on me propose à Paris des graphistes que je ne connaissais pas. Donc, on est restés entre nous. On était content que cela marche en faisant nos petites pochettes, nos petits clips sans avoir trop réfléchi à l’avance. Tant que c’est possible, autant bosser entre potes. Pareil pour le groupe. Avec Amaury, on s’est rencontrés par potes interposés. Il était multi-instrumentiste, on s’entendait super bien. Je n’ai pas fait d’audition pour trouver un autre bassiste. Lara au chant, c’est pareil, je n’allais pas me demander s’il y avait une meilleure chanteuse quelque part en France.

Tu définis une esthétique pour le reste de carrière ou tu restes libre de la changer à chaque projet ?

L’homogénéité se fera car ce que j’aime se ressent de manière générale. Je ne vais pas partir dans un truc super métal ou reggae. Je vais, à priori, rester dans les trucs qui me parlent. En ce moment je bosse avec Jowee Omicil, un jazzman canadien. C’est un saxophoniste-clarinettiste et on est sur un projet où l’image sera vraiment différente. Il y aura une identité propre. Je n’ai pas envie de me bloquer dans une image mais plutôt de faire selon les projets.

Je suis le pilote de l’avion et je prends les gens en passager durant une heure pour survoler différents paysages. J’aimerais que les gens le voient comme ça.

Dans ce que tu faisais avant il y avait une recherche d’efficacité à chaque titre. Avec l’album, on sent qu’il y a une autre démarche.

C’est album sur lequel j’ai passé du temps. C’est peut-être cela que l’on ressent. Sur mes projets d’avant, j’étais dans ma chambre à faire mes collages et à les poser sur Soundclound. C’est aussi une question de mixage, l’album paraît plus propre et plus deep.

À aucun moment tu as voulu reprendre des anciens morceaux pour les retravailler afin de les mettre sur l’album ?

Le label voulait le faire mais je n’avais pas envie de mettre On You ou d’autres morceaux. J’avais envie d’assumer un autre objet et pas une compilation de ce que j’avais fait deux ans avant.

Kazy Lambist sera chez lui sur la scène du Rockstore samedi 13 octobre © Cédric Nithard

Comment décris-tu cet album ? Comment veux-tu que les gens s’en emparent ?

Je trouve ça bien si les gens peuvent l’écouter dans l’ordre. Dans ce sens, on peut raconter une histoire, permettre aux gens de s’égarer un peu et les amener en voyage. C’est un peu le but de l’album. C’est pourquoi il s’appelle 33 000 Ft. C’est une altitude de croisière. J’ai toujours été passionné d’aviation et, avec cet album, je voulais la mêler à la musique. Je suis le pilote de l’avion et je prends les gens en passager durant une heure pour survoler différents paysages. J’aimerais que les gens le voient comme ça. Je pilote et je les laisse regarder ce qu’ils veulent. Je ne leur décris pas complètement le paysage, je les amène à des endroits pour qu’ils puissent faire le voyage eux-mêmes. Il faut que cela reste ouvert. S’ils veulent dormir, ils dorment.

Le trip ce serait donc de le jouer dans un avion ?

On y a pensé mais c’est compliqué. Cela coûte très cher. On avait eu plusieurs idées. J’ai mon brevet de pilote de planeur, passé au pic Saint-Loup, et on voulait mettre des journalistes dans un planeur pour leur faire écouter l’album en vol. Au final, on s’est rendu compte que c’était un peu fou comme projet et pas si intéressant que ça (rires). Dans un avion, ce serait pas mal même si ce ne serait pas le top. Ou alors il faudrait que tout le monde ait un casque. Rihanna et David Guetta l’on fait mais je n’ai pas le même budget.

On doit souvent te poser la question. Est-ce que tu as été influencé par la French Touch ?

Carrément. Dans ma génération, on a tous été influencé par la French Touch. En ce moment on est souvent mis dans le mec sac avec L’Impératrice, Her, Lewis Ofman, Fakear, Petit Biscuit, Les Gordon… j’ai l’impression que l’on a tous vachement intégré le côté doux de la French Touch.

Air

Ou certains morceaux de Daft Punk comme Make Love ou Veridis Quo. C’est plus cette veine là à laquelle je suis sensible. J’ai bien sûr adoré tout Daft Punk ou des trucs plus violent. J’ai grandi avec Ed Banger et j’ai toujours aimé ce qu’ils proposent. Tout cela me parle, même quelqu’un comme Sébastien Tellier, et cela m’a beaucoup influencé.

Je me rends compte que ce que je fais de mieux et intuitivement, c’est de l’électro pop donc cela ne sert à rien que je me force à faire du hip-hop.

Tu apprécies le jazz et le hip-hop. Tu essaies de les intégrer à ta musique ?

Ce sont plus mes goûts. J’ai arrêté d’essayer d’en intégrer car je ne sais pas trop en faire. J’écoute assez peu d’électro-pop. J’essaie de me tenir au courant de ce qu’il se passe, sinon je ne connais pas les artistes. Il y a quand même des trucs que j’aime bien et qui m’intriguent quand je vois qu’il y a les mêmes influences que moi. Mais à la base, j’écoute surtout du hip hop et de l’électro moins pop que ce que je fais. Je me rends compte que ce que je fais de mieux et intuitivement, c’est de l’électro pop donc cela ne sert à rien que je me force à faire du hip hop. Il y a des mecs qui en font beaucoup mieux que moi donc autant les laisser faire et que je prenne plaisir à écouter ce qu’ils font.

Est-ce que cela veut dire que tu fais la musique que tu aimerais faire ou celle que tu sais le mieux faire ?

C’est intéressant… C’est un peu dangereux de rester prisonnier dans un registre dans lequel les gens vous attendent. Par exemple les remix, c’est peut être le seul moment où je suis tenté de mettre ma pate. J’ai fait un remix pour Blow, pour Futuro Pelo, pour Kid Francescoli, pour Minuit. Comme c’est une commande de l’artiste, il veut une version Kazy Lambist de son morceau. Je ne peux pas partir dans n’importe quelle direction. Mais sinon, je ne réfléchis pas à l’avance à ce que je vais faire. En général quand je réfléchis à ce que je vais faire cela ne donne pas du tout ce que j’avais prévu. Je pense que je fais relativement ce que j’ai envie de faire plus que ce que je sais faire. Mais les deux sont liés.

Dans le même genre de question, est-ce que l’on peut dire que tu fais de la musique de soirée faite par quelqu’un qui ne danse pas pour des gens qui ne dansent pas ?

Oui, grave ! C’est tout à fait juste. Je ne suis pas un grand danseur du tout. À la base je n’avais aucune intention de monter sur scène, cela ne me faisait pas spécialement envie. Quand on a commencé à me le proposer, je ne savais pas comment on allait faire. Heureusement, on a Lara qui bouge beaucoup sur scène et qui donne de l’énergie. Mais effectivement, même dans ma musique, je ne suis pas un grand amateur de danse, à moins d’être complètement bourré au Rockstore à 4h du matin. J’aime bien boire ma bière tranquille en appréciant le concert. Donc forcément cela se ressent. C’est une musique qui peut s’écouter en soirée en étant calé, en discutant… donc c’est possible que cela reflète ce que moi j’ai envie d’entendre.

Sans pour autant dire que c’est de la musique d’ascenseur.

En même temps, j’écoutais beaucoup Bonobo et dans un sens on l’entend beaucoup dans les ascenseurs ou dans les émissions télé. Cela n’empêche pas que c’est de la très bonne musique mais qui a ce côté relaxant.

J’écoutais pas mal Set&Match, Joke… le rap de Montpellier qui a toujours ce côté nonchalant, un peu atmosphérique. Cela ne me dérange pas de me revendiquer un peu de cela.

Est-ce un disque qui, dans son ambiance, est Montpelliérain ?

Il y a quand même un truc dans le chill à Montpellier. Quand j’étais au lycée, j’écoutais pas mal Set&Match, Joke… le rap de Montpellier qui a toujours ce côté nonchalant, un peu atmosphérique. Cela ne me dérange pas de me revendiquer un peu de cela. Le Sud, le soleil, la plage… cela se ressent forcément. Quand je vais à Paris tout va vite. Dès que je sors du train ici, je redescends.

En fait, c’est un album pour être Montpelliérain à Paris ?

C’est pas mal aussi. C’est peut-être aussi pour ça que les Parisiens aiment ma musique. Cela leur permet de se projeter un peu ailleurs.

Tu vas bientôt jouer au Rockstore, cela représente quoi ?

Cela fait longtemps que l’on n’y a pas joué et on attend ça. Ça fait longtemps que l’on n’a pas joué à Montpellier tout court. C’est super car c’est aussi l’occasion pour nos familles de nous voir. Ou de vieux potes du lycée que l’on n’a pas vu depuis longtemps. C’est vachement marrant de revoir des visages comme ça. Lors de concerts à Paris, c’est l’occasion de se retrouver entre potes. On a des couples qui se sont formés grâce à ça.

Tu as des souvenirs insolites là-bas ?

Il y a des soirs où tu finis, tu es tout seul sur le dancefloor avec Boozig qui passe des tracks et c’est assez cool. Il y a longtemps, je faisais des interviews avec des potes et on avait eu Odezenne. Ils n’étaient pas connus à l’époque. C’était la première fois qu’ils passaient au Rockstore et il n’y avait pas grand monde au concert. Maintenant je peux le dire parce que cela fait longtemps, tout le monde était éclaté dans les loges, même nous, pendant l’interview. Ils nous avaient demandé de ne jamais publier ça et, bien sûr, on ne l’a pas fait. De toute façon, l’interview était assez catastrophique. Mais c’est super ce qu’ils font.

Pas plus de pression de jouer ici ?

Comme il y a plein de gens que l’on connaît bien, pour qui on a de l’affection et qui en ont pour nous, à priori on part dans une vibe où les gens ne vont pas nous juger. Je pense qu’il y aura une bonne ambiance.

Sur quelle scène ou festival aurais-tu envie de jouer ?

Coachella. Que l’on n’est pas prêt de faire. De faisable, il y a la Cigale et l’Olympia que j’aime beaucoup. La Paloma est très sympa comme salle à Nîmes. Et pour voir un peu loin, les Arènes de Nîmes et le Théâtre de la Mer à Sète, ce serait top.

Un mot sur tes deux partenaires de scène.

Amaury Giraud, un vrai montpelliérain qui en même temps que ce projet fait sa thèse en science politique. Il est vraiment carré. Il arrive tout le temps en avance, il vérifie que tous les câbles sont branchés, que tous les synthés sont bien réglés… Et il est toujours stressé. Lara Pitaine est beaucoup plus dynamique. Elle fait du théâtre à côté, au conservatoire à Lille maintenant. Elle apporte vraiment le côté scénographique. Elle bouge beaucoup, elle est super souriante quand elle est sur scène. Elle apporte une vraie fraîcheur car nous, et surtout au début, on a tendance à être assez raide. Elle débloque tout ça. Pour créer une interaction avec le public, Lara est indispensable.

Kazy Lambist, vendredi 13 octobre à 19h30 au Rockstore (rue de Verdun, Montpellier). Billetterie en ligne : 17,80 €.

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