Universités de Montpellier : les punaises envahissent le lit des étudiants

Le phénomène des punaises de lit apparu durant cet été dans le quartier de la Mosson à Montpellier gagne les campus : depuis plus d’un mois, elles envahissent les lits des étudiants dans les cités universitaires de la ville, où cette cohabitation forcée est indésirable.

C’est le Syndicat de combat universitaire de Montpellier -Scum- qui révèle cette situation et qui vient de lancer une pétition en ligne, « en demandant à la direction du Crous d’agir au plus vite face à ce problème sanitaire. La santé des étudiants d’au moins deux cités universitaires, celles de Triolet et de Boutonnet, est mise en danger actuellement dans l’indifférence générale ».

Punaises ectoparasites

Pour le Scum et pour des milliers d’étudiants qui sont touchés par cette invasion, il y a urgence : les punaises de lit sont, en effet, des ectoparasites qui se nourrissent du sang de leur hôte. Des chercheurs ont découvert en 2014 que la punaise de lit pourrait être un vecteur compétent de « T. cruzi », laquelle pourrait donc éventuellement transmettre la maladie de Chagas à l’homme.

Selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé, chaque année 13’000 personnes meurent de la maladie de Chagas et 300’000 nouveaux cas se déclarent par an. « À cela s’ajoute la fatigue ressentie par des étudiants passant leurs nuits à repousser les attaques de ces insectes », déplore le Scum.

Pas de désinfection

Alors que ce n’est pas la première fois que des problèmes de salubrité se posent dans les cités universitaires montpelliéraines, les étudiants ont tenté d’alerter l’administration de leurs cités universitaires sans succès. Il leur a été répondu, malgré l’évidence confirmée par les médecins, qu’ils pouvaient continuer à dormir dans leurs chambres, car ce serait que de « simples piqûres de moustiques »…

Ce jeudi, un responsable du Syndicat de combat universitaire de Montpellier demande que, « la direction du Crous procède le plus rapidement possible à la désinfection de l’ensemble des bâtiments des cités universitaires de Montpellier, ainsi que la publication d’informations régulières concernant l’épidémie et l’avancée des opérations de désinfection ». Selon nos informations, le Crous est conscient de cette situation et va prendre des mesures.

Comment reconnaître ces petites bestioles ?

Les punaises de lit n’ont pas d’ailes, et se déplacent principalement grâce à l’homme. À l’âge adulte, elles peuvent atteindre la taille d’une lentille. De par leur petite taille et leur couleur claire, les œufs et les larves sont plus difficiles à détecter. Si les punaises de lit n’hésitent pas à se déplacer dès la nuit tombée pour nous piquer, leurs lieux de vie sont généralement difficiles d’accès.

À défaut de se retrouver nez-à-nez avec ces insectes, certains signes doivent alerter sur une possible infestation, comme des piqûres visibles. Elles ressemblent à celles des moustiques : des traces rouges qui démangent. Selon les personnes, elles peuvent disparaître rapidement ou évoluer vers une réaction allergique qui provoque des boursouflures assez douloureuses. Attention : ces insectes piquent en premier lieu la personne qui dégage le plus de chaleur. Il n’est donc pas rare qu’en début d’infestation, un seul des deux occupants d’un même lit soit touché.

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