Double assassinat d’Agde : la jalousie au coeur d’un scénario sanglant

Métropolitain a révélé dès hier soir le terrible drame conjugal qui s’est noué à huis clos dans un appartement de la route de Sète, à Agde : un couple a été assassiné à coups de couteau et de marteau par un quinquagénaire désespéré qui se trouve entre la vie et la mort. 

Tout a commencé vers 21h45 mercredi soir, quand un Agathois de 61 ans a expédié un e-mail à son fils, lui annonçant qu’il allait se suicider. Le message est désespéré : « Dans quelques minutes, je ne serai plus de ce monde après la période la plus difficile de ma vie. Je vais devoir boire du whisky pour me donner la force de quitter ce monde que j’aime, mais qui ne m’aime pas« .

Le fils, affolé, donne aussitôt l’alerte aux services de secours et aux policiers du commissariat, avec l’adresse où réside le retraité. Il craint le pire, car il sait que son père vit depuis plusieurs mois avec sa nouvelle femme âgée de 58 ans et que de violentes disputes ont déjà émaillé ce partage conjugal à trois, puisque celle-ci a amené son amant -et ex-mari- de 55 ans dans l’appartement.

Une scène d’horreur

Les policiers de la Sécurité publique, dont le commissariat est proche, ont découvert une scène d’horreur, après avoir effectué une reconnaissance dans l’immeuble de l’avenue de Sète : trois corps gisaient dans une mare de sang, dont deux avec leur visage défigurés.

Les secours -sapeurs-pompiers, infirmier et médecin du Sdis 34, équipe du Smur-Samu 34 venue de l’hôpital de Béziers- n’ont pas pu réanimer un homme et une femme âgés d’une cinquantaine d’années, en arrêt cardio-respiratoire à l’arrivée des policiers.

Le sexagénaire, ex-directeur national d’une agence de voyages et inanimé. Après des massages cardiaques, il a été pris en charge par un hélicoptère et admis dans la nuit au département anesthésie réanimation, au CHU de Montpellier. Le pronostic vital est engagé.

Le mobile dans un e-mail

Le mobile de ce scénario sanglant est longuement expliqué dans l’e-mail envoyé par l’assassin présumé du couple à son fils : au début de cette année, le retraité s’est marié avec une quinquagénaire, avant de découvrir qu’elle entretenait toujours une liaison avec son premier mari…

Après des reproches sur fond de disputes, l’épouse du retraité a alors quitté le domicile conjugal pour rejoindre son premier mari. Un couple qui est venu s’installer ces dernières semaines -autour du 15 septembre- dans l’appartement du sexagénaire de l’avenue de Sète. A t-il accepté ce ménage à trois sous son toit ? Ou a t-il été contraint ?

Toujours est-il que, selon nos informations, les relations étaient tendues et conflictuelles. À plusieurs reprises depuis la mi-septembre, les voisins avaient appelé les services de police pour signaler des violences verbales, voire physiques dans l’appartement. De nombreuses mains courantes déposées au commissariat de police ont été saisies par le SRPJ.

Dans son e-mail, le propriétaire des lieux aurait révélé que le couple occupaient la cuisine, le salon et deux chambres, le laissant vivre dans la petite cuisine et l’autre chambre…Il n’aurait plus supporté cette situation. Son épouse et son ex-mari auraient t-ils imposé ce ménage à trois ? C’est ce qu’il ressort donc du message du sexagénaire et que l’enquête devra établir.

« Mourir est ne plus souffrir »

« Mon épouse et son amant ont tout fait pour me faire craquer, c’est dangereux de pousser les gens à bout », a t-il écrit dans le mail reçu par son fils, avec cette autre phrase expliquant pourquoi il a décidé de supprimer le couple :  » Mourir n’est pas ne plus vivre, mourir est ne plus souffrir ». 

L’enquête a été confiée cette nuit aux policiers du SRPJ de Montpellier, qui ont retrouvé sur la scène de crime, gelée par les techniciens de la police scientifique, le couteau et le marteau maculés de sang. Le parquet et la PJ ont exclu une tentative de suicide, car, le sexagénaire ne portait pas de trace d’automutilation.

Ce drame de la jalousie suscite un vif émoi à Agde.

2 Comments

  1. M. Jean Marc Aubert veut faire du sensationnel !? Pourquoi ces interrogations alors que tout est clair et expliqué dans son courrier ? D’ailleurs j’en ai trouvé une partie sur une autre site :

    Voici quelques passages :

    – « Le 18 avril, soit 3 mois jour pour jour après notre mariage, mon épouse est partie de notre appartement d’Agde pour rejoindre son 1er mari non sans avoir mis dans la poubelle avant de partir sa robe de mariée : quel choc pour moi ce matin là !!! « Notre » = appartement acheté en commun avec acte notarial, n’en déplaise à certains… »

    – « Le lundi 17 septembre, soit 5 mois plus tard, mon épouse est revenue avec la police (…) En m’obligeant devant C. et mon épouse à accepter la situation (ndlr,accepter que C., le premier mari de son épouse et désormais son amant, vienne lui aussi vivre chez lui avec sa femme), la police leur a donné un chèque en blanc pour me pourrir la vie. »

    – « Ils ont vidé l’appartement de tout ce qui sert à vivre : casseroles, poêles, assiettes, verres, couverts… Et ils ont aussi vidé le congélateur, les deux frigos, toute la nourriture des placards de la cuisine (…) Du coup, depuis le 17 septembre, je vis dans une chambre avec une plaque électrique, une casserole et un mini-frigo. Eux disposent de deux chambres, de la cuisine et de quatre frigos… »

    – « Mais par-dessus tout quel homme accepterait d’entendre son épouse coucher avec son amant dans la pièce à côté avec la bénédiction de la police ? Il a régulièrement coupé le courant dans ma chambre, coupé la climatisation… »

    – « Quand vous connaîtrez les circonstances de ma mort, certains comprendront, d’autres condamneront. Sachez seulement que c’était loin d’être facile mais plus le temps passait plus ça me semblait la seule issue possible… Mon épouse et son amant ont tout fait pour me faire craquer (…). »

  2. Mais par-dessus tout quel homme accepterait d’entendre son épouse coucher avec son amant dans la pièce à côté avec la bénédiction de la police ?

    histoire de dingue qui fini en folie furieuse.

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