Macabre découverte à Montpellier : une sexagénaire à l’état de momie

INFO MÉTROPOLITAIN. Une Montpelliéraine de 65 ans a été retrouvée chez elle à l’état de momie. Depuis quand était-elle décédée ? Mystère. Autopsie ce mardi.

La macabre découverte remonte à jeudi, vers 18h, dans le petit immeuble situé au 49 de l’avenue de Lodève, à l’angle de la rue Delmas qui rejoint les Arceaux, à Montpellier. Le propriétaire d’un appartement loué depuis de nombreuses années à une locataire était accompagné d’un plombier, après qu’un voisin ait signalé une fuite d’eau, la veille.

Après avoir tambouriné à la porte et n’obtenant pas de réponse, le nouvel arrivant s’est empressé de couper l’eau au compteur de l’immeuble, mercredi à midi et d’aviser le propriétaire. Lequel s’est déplacé jeudi en fin d’après-midi avec un plombier pour réparer éventuellement la fuite.

Comme la locataire, une retraitée qui souffrait d’un léger handicap ne répondait pas non plus aux appels, le propriétaire a utilisé son jeu de clés pour pénétrer dans l’appartement. Avec l’artisan, une vision d’horreur les attendait : un corps à l’état de momie gisait dans une pièce.

À quand remonte le décès ?

L’alerte a été immédiatement donnée aux policiers de la Sécurité publique du commissariat central qui ont dépêché un officier de police judiciaire de permanence et les techniciens de la police scientifique venus du Service régional de l’identité judiciaire, SRIJ. Les experts ont effectué de nombreux prélèvements, dont de l’ADN utiles aux investigations qui sont diligentées depuis par la sûreté départementale de l’Hérault.

L’état du cadavre était en décomposition quasiment totale et le médecin légiste qui et intervenu à la demande du procureur de la République de Montpellier n’a pas pu dater avec précision le moment du décès. En raison de la période caniculaire qui a pu accélérer la décomposition, la mort pourrait remonter au début de l’été. Selon un élément découvert dans le logement, la sexagénaire aurait succombé il y a environ sept mois.

Une autopsie qui sera pratiquée ce mardi à l’Institut médico-légal du CHU Lapeyronie, à Montpellier devrait permettre de dater l’époque du décès et, éventuellement de déterminer sa cause. Jeudi soir, la porte de l’appartement était verrouillée, quand le propriétaire et le plombier sont intervenus. Et il ne semble pas avoir été fouillé, selon les constatations policières.

Aucune odeur suspecte

Les résidents n’avaient pas remarqué, et donc jamais signalé l’absence anormalement prolongée de la sexagénaire, pourtant habituée à faire ses courses chez les commerçants du haut du cours Gambetta et dans les rues menant aux Arceaux. Le propriétaire percevait l’intégralité du loyer par la CAF. Il semble que la retraitée qui vivait seule ne recevait que peu de courriers. Le préposé de La Poste ne s’était pas, non plus, inquiété que cette locataire ne donne plus signe de vie. Surtout, curieusement, aucune odeur suspecte n’avait éveillé l’attention des résidents et des visiteurs.

3 Comments

  1. Ce n’est pas la pire mort, ça me conviendrait parfaitement de mourir ainsi. Je n’ai pas de famille et préférerais ça que de finir dans leurs mouroir. ça respecterai aussi le souhait que j’ai qu’on ne touche pas mon corps pendant trois jours après mon décès

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