Montpellier : l’élu Djamel Boumaaz condamné pour injures publiques

L’élu municipal et métropolitain -ex-Front National-, Djamel Boumaaz a été condamné à 1 000 € d’amende par le tribunal correctionnel de Montpellier, ce jeudi, pour le délit présumé d’injures publiques. Présumé, car, le condamné peut faire appel du jugement et du coup, la procédure judiciaire n’est pas encore définitivement close.

Sur son compte Twitter, il avait associé l’expression « vieux mâle blanc » à d’autres mots peu amènes visant expressément Philippe Saurel. Partie civile, le maire de Montpellier et président de la métropole a obtenu un euro symbolique de dommage et intérêt en réparation de son préjudice moral.

Drapeau LGBT enlevé et enterré

Conducteur de bus et traminot à la TaM 3M, Djamel Boumaaz s’est notamment illustré en mai 2016, en grimpant au sommet d’un des mâts de l’hôtel de ville de Montpellier pour enlever et enterrer le drapeau européen arc-en-ciel de la LGBT, synonyme du combat des gays. Il avait auparavant téléphoné à de nombreux journalistes pour venir immortaliser son geste…

Ce 17 mai 2016, pour la première fois, la Ville de Montpellier participait à la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT). Pour marquer son engagement en faveur de la tolérance et de la diversité, la municipalité de Philippe Saurel affichait les couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de la communauté et des revendications LGBT, en hissant un rainbow flag sur le fronton de l’hôtel de ville, à côté des autres drapeaux officiels.

Un acte désavoué par Philippe Saurel

Un geste symbolique et très applaudi. Mais, quelques heures plus tard, la fête était gâchée : un élu est filmé en train d’arracher le dit-drapeau de son mât puis à l’enterrer « symboliquement » dans la terre, « à sa place ». Cet élu n’était autre que Djamel Boumaaz, à l’époque sur la liste du Front National, à l’époque. Depuis, il a quitté le parti créé par la famille Le Pen.
Djamel Boumaaz, qui adore qu’on lui fasse de la publicité gratuite avait raconté avoir voulu « alerter l’opinion publique sur le lobby gay et lesbien (LGBT) qui envahit nos institutions. » -sic-. Dans la foulée de son acte qui avait ému et scandalisé en France, il avait participé à un « meeting de la droite nationale » organisé à Palavas-Les-Flots par les Comités Jeanne -en référence à Jeanne d’Arc-, en présence de leur leader de l’époque, Jean-Marie Le Pen.
Philippe Saurel avait désavoué l’élu esseulé au lendemain de l’épisode du drapeau LGBT :

Je condamne fermement cet acte d’intolérance et réaffirme que les manœuvres d’intimidation ne viendront pas ébranler mon engagement en faveur de la lutte pour l’égalité des droits.

2 Comments

  1. Tout s’explique: il paraitrait que Djamel Boumaz redescendait en droite ligne de la noblesse chrétienne des croisés, et qu’au passage sa lignée aurait justement croisé Jéhanne la Pucelle de Domremy

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