Fabrègues : deux Tracker éteignent un feu non signalé au 18

INFO MÉTROPOLITAIN. Deux Tracker de la base de la Sécurité civile de Nîmes-Garons qui survolaient le département de l’Hérault, en mission de guet aérien armé -GAAR- en cette période d’été indien synonyme de sécheresse et donc de risque d’incendie sévère, ont effectué deux largages de produit retardant sur un départ de feu, ce vendredi à 16h30.

Alors qu’ils se trouvaient à l’Est du bassin de Thau, en direction de Montpellier, les pilotes ont repéré un panache de fumée dans une zone isolée de garrigue, entre les communes de Fabrègues et de Cournonterral. Des flammes se propageaient, attisées par un vent assez fort. Ils n’ont pas hésité, ils ont procédé immédiatement au vidage des soutes, ce qui a permis d’étouffer ce départ d’incendie de végétation.

Deux Canadair en GAAR également

Deux autres bombardiers d’eau qui étaient en GAAR également, deux Canadair en l’occurence se sont rendus sur site, après l’alerte donnée par les pilotes des Tracker.

Selon nos informations, il ne s’agissait pas d’un écobuage, technique de brûlage dirigé et contrôlé par un particulier, un agriculteur, un forestier ou par les pompiers. Les écobuages sont d’ailleurs interdits jusqu’à nouvel ordre par arrêté du préfet de l’Hérault, mais des particuliers passent outre depuis ces dernières semaines.

Noyage par les pompiers au sol

Pour l’anecdote, cet feu de garrigue n’avait pas encore été signalé au 18 ou au 112, les numéros d’appels d’urgence qui aboutissent à la plateforme du Sdis 34, à Vailhauquès.

Les pilotes des Tracker ont aussitôt transmis au Codis 34 leur position, ce qui a permis de localiser le sinistre; les sapeurs-pompiers des casernes alentour ont été dépêchés sur les lieux avec des camions-citernes feux de forêt -CCF- pour le noyage des lisières et de la surface calcinée, qui est minime.

L’épisode de ce vendredi dans le volet préventif de lutte contre les feux de végétation menée pendant la période estivale, certes, mais également en dehors de la saison, les jours de risque sévère prouve combien cette mission du GAAR est utile et primordiale.

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