Saint-Brès : le forcené qui avait blessé un gendarme est recherché

INFO MÉTROPOLITAIN. Un habitant de Saint-Brès, dans l’Hérault, Hervé-Marie B., âgé de 69 ans, qui avait blessé un gendarme en août 2015 et qui était assigné à résidence dans le Gard depuis sa sortie de prison en mars 2016 est en cavale et activement recherché depuis une dizaine de jours.

Le sexagénaire Saint-Brésois était assigné à résidence à Arphy, un paisible village cévenol de 174 habitants situé dans le canton du Vigan. Dans la nuit du 13 au 14 septembre dernier, accompagné de sa femme, il a emporté en pleine nuit toutes ses affaires, chargées dans la voiture du couple, avant de partir précipitamment de la maison. Le village cévenol a été bouclé pendant une partie de la matinée, mais les opérations de recherche n’ont rien donné. Depuis, il est activement recherché.

Hervé-Marie B, quinze fois condamné dans le passé a toujours été en conflit avec les maires successifs de Saint-Brès, pour une obscure histoire de zone inondable. En août 2015, lorsque les gendarmes de la brigade de Castries sont venus l’interroger dans sa maison située rue de l’Olivette à Saint-Brès, parce qu’il avait une nouvelle fois menacé de mort le maire, Laurent Jaoul, il avait exhibé son fusil de chasse et tiré sur les militaires.

Le GIGN engagé

Un coup de fusil avait légèrement blessé un des gendarmes. La brigade de Castries avait alors reçu l’appui du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie -Psig- de la compagnie de Lunel, des motards de Castelnau-le-Lez et des gendarmes mobiles pour mettre en place un périmètre de sécurité autour de la rue de l’Olivette.

Comme le sexagénaire refusait de se rendre, les forces de l’ordre avaient fait appel à l’antenne du GIGN d’Orange, dans le Vaucluse. Ce sont ces gendarmes d’élite qui avaient procédé en milieu de nuit, à l’interpellation du forcené, alors qu’il tentait de s’échapper de sa propriété.

Habitant de Saint-Brès depuis une trentaine d’année, Hervé-Marie B. avait tiré au cours des années 80 dans le véhicule du premier adjoint au maire et dans les fenêtres du domicile du maire de l’époque, Jean Clavel, à coups de chevrotines. « C’était un homme très actif, un opposant systématique aux actions de la mairie, souligne celui qui fut maire de la commune de 1983 à 1992, Pendant dix ans, il a multiplié les actions en justice, ça ne s’arrêtait jamais ». 

Le 15 mars 2016, la cour d’appel de Montpellier avait ordonné la remise en liberté d’Hervé-Marie B. après huit mois de détention pour les faits de violences à Saint-Brès. Il a été examiné par trois experts psychiatres. Deux médecins ont estimé que son discernement était soit altéré, soit aboli au moment des faits, et qu’il relevait donc plus de l’hôpital psychiatrique que de la prison. Il a été libéré pour être pris en charge par un hôpital psychiatrique et y recevoir les soins jugés nécessaires par la justice.

Il lui est par ailleurs interdit de se rendre sur la commune de Saint-Brès et de rentrer en contact avec le maire. Depuis son départ de la région du Vigan, personne ne sait où se trouve le sexagénaire.

La propriété de la rue des Olivettes à Saint-Brès. Photo JMA. Métropolitain.

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