Agde : colère des policiers après la libération d’un agresseur

Une tentative d’homicide volontaire -un crime passible de la cour d’assises- sur un policier de la Sécurité publique du commissariat d’Agde a été requalifiée en délit de violences volontaires avec arme par destination, l’arme étant une voiture, jugé au tribunal correctionnel de Béziers.

L’auteur a été condamné à 18 mois de prison, dont 12 ferme, mais les juges n’ont pas assorti la peine d’un mandat de dépôt à l’audience, contrairement aux réquisitions du procureur de la République. Il est donc ressorti libre, ce qui suscite la colère des policiers de l’Hérault.

« La condamnation contre l’auteur de ces violences sur un policier d’Agde est incompréhensible et inacceptable, réagit ainsi le syndicat Unité SGP Police-FO de l’Hérault, à l’heure où les policiers sont les cibles permanentes de violences et d’agressions de toutes sortes et font l’objet de menaces permanentes ».

« Un très mauvais signal pour les policiers »

Un des responsables du syndicat ajoute que, « Même s’il ne nous appartient pas de critiquer une décision de justice, nous nous insurgeons sur le fait que la tentative d’homicide sur un agent des forces de police ait été requalifiée en violences volontaires avec arme. Les policiers sont ainsi peu considérés. Ce jugement est un très mauvais signal pour les policiers qui au quotidien font respecter la loi et les décisions de justice. Nous nous demandons quel message veut réellement envoyer la justice de notre pays en prononçant ce type de peine ? N’est-ce pas une porte ouverte et un encouragement pour tous ces délinquants et criminels ? ».

« Comme s’il s’agissait d’un fait anodin »

Les faits ont eu lieu le 19 septembre dernier, vers 9h45, à Agde : dans le cadre de l’assistance d’un officier ministériel pour l’exécution d’une décision de justice pour saisir une voiture de luxe, le mis en cause a prétexté devoir récupérer ses papiers dans son véhicule pour le démarrer et enclencher une marche arrière, percutant volontairement et écrasant la cheville d’un des fonctionnaires présents. Le policier sérieusement blessé et transporté à l’hôpital présente une fracture à la cheville avec 45 jours d’arrêt de travail.

« Condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme, l’agresseur n’est même pas placé sous mandat de dépôt. Il est libre, comme s’il s’agissait d’un fait anodin. La vie d’un policier n’aurait-elle plus aucune importance pour certains juges ? », écrit le syndicat Unité SGP Police-FO.

Cette réaction est intervenue à la veille des violences volontaires exercées samedi soir au stade de la Mosson, à Montpellier, en marge du match de ligue 1, MHSC-Nice : trois policiers de la section d’intervention rapide -SIR- ont été blessés, dont un sérieusement par un supporter Ultra niçois.

2 Comments

  1. comment ne pas être en parfait accord avec les Policiers qui sont la plupart du temps Agressés par de plus en plus jeunes délinquants comme les mineurs étrangers isolés içi où là qui accumulent et multiplient les Agressions sur les personnes sans qu’ils soient aucunement sanctionnés la grande Majorité de l’institution Judiciaire ne respectant aucunement le difficile travail de maintien de l’ordre des forces de police

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