Aéroport de Montpellier : les nuisances sonores ont chuté de 66%

Au début de cette année, la plateforme de l’Aéroport de Montpellier Méditerranée -AMM-, sur la commune de Mauguio, enregistrait une augmentation sensible des réclamations formulées par ses riverains. Ces critiques concernaient essentiellement les nuisances sonores générées par l’aviation légère qui équipe les écoles -ENAC et ESMA- et les aéroclubs, principalement ceux de Montpellier et de l’Hérault.

Au premier rang des problématiques pointées du doigt figurent les voltiges, les tours de pistes et l’existence d’avions plus particulièrement bruyants. Sous l’impulsion d’Emmanuel Brehmer, le président du directoire de l’AMM, l’ensemble des acteurs de l’aviation légère se sont fortement impliqués. Tout au long du premier semestre, un diagnostic a été établi et un plan anti-bruit a été mis sur pied.

Dix actions phares

De nombreuses réunions se sont tenues, avec les riverains bien sûr, ainsi que les aéroclubs, les écoles et le SNA, le Service de navigation aérienne. Dès le mois de juillet, ce schéma d’actions concerté est progressivement entré en vigueur. Dix actions phares ont été engagées, de l’évaluation précise du niveau de bruit à l’évolution de la flotte, de l’étude des survols à l’optimisation des trajectoires, de l’aménagement de créneaux journaliers et horaires sur la piste secondaire à des modifications tarifaires.

Un premier bilan positif

Comme prévu à son lancement, un premier bilan de ce plan de lutte « pour une meilleure intégration de l’aviation légère dans l’environnement » a été dressé vendredi 21 septembre. Un bilan positif, dont on ne peut pas dire qu’il bat de l’aile. En effet, selon la direction d’AMM, tous sont unanimes : direction de l’aéroport, représentants de l’aviation civile ou des services de l’Etat, forces de police, représentants des mairies et habitants eux-mêmes -notamment ceux de Mauguio, de Lattes et de Pérols- se félicitent d’une « amélioration très significative ».

De l’été 2017 à cet été, le nombre d’incidents de ce type a ainsi chuté de 66%. « Nous sommes très fiers de ces résultats, et nous rendons hommage à la mobilisation générale de tous les acteurs de l’aviation légère, commente Emmanuel Brehmer, Pour autant, nous restons déterminés et vigilants car c’est une bataille qui se mène et se gagne sur la durée ».

Plan Destination 2020

Les discussions initiées par AMM avec les aéroports voisins de Nîmes et de Béziers-Le Cap d’Agde, en vue de tarifs « avions légers » harmonisés vont aller plus loin. Un soutien sera apporté aux aéroclubs pour bénéficier d’aides publiques, lors d’achat d’avions ou d’équipements moins bruyants. Plus globalement, formation, sensibilisation et concertation vont se poursuivre et s’intensifier tout au long de l’année prochaine.

Engagé résolument dans le plan stratégique de développement « Destination 2020 », l’Aéroport Montpellier Méditerranée vise une croissance forte du nombre de ses destinations et, incidemment, de son trafic passagers. À cette fin, d’importants chantiers sont en cours qui vont métamorphoser l’aéroport et le préparer à ce nouvel essor. « Mais, l’AMM ne peut dissocier son ambition économique élevée et le respect scrupuleux de ses valeurs, fondées sur notre environnement naturel et humain », martèle Emmanuel Brehmer. Un président qui avance sans faire de bruit.

Beaucoup de monde réunis autour d’une même table. Photo AMM

2 Comments

  1. encore un article pro-aéroport qui véhicule le blabla du directeur de l’aéroport . 66% , de quoi ? d’où sort ce chiffre, l’aéroport ne réalise aucune mesure sonores malgré de très nombreuses demandes et si il s’agit du nombre de plaintes, les riverains sont lasses de se plaindre, ils ont le choix entre changer de fenêtre et s’enfermer toute la journée ou alors de déménager. l’aéroport de montpellier cache les chiffres qui le desservent et ne communique que sur du vent mais la triste réalité peut être constatées tout les jours avec vos simples oreilles à boirargues perols ou carnon. c’est un défilé du matin jusqu’au soir de tours de piste en dehors des trajectoires et qui volent excessivement bas, une orgie de bruit d’avions depuis début 2017 afin d’accroitre artificiellement les capacités d’un aéroport que ne sait pas choisir entre un trafic commercial et l’aviation légère et qui pense qu’il pourra avoir des croissances à 2 chiffres sur les 2 secteurs qui sont bien évidemment en conflit d’usage. en résumé : tout pour le pognon même si on détruit totalement l’environnement proche de l’aéroport. voilà la politique de monsieur brehmer.

  2. L’aéroport de Montpellier est en fonctionnement depuis 1970 et des brouettes. Faut pas s’installer près d’un aéroport si pour vous c’est une nuisance et après contraindre les usagers de l’aérodrome à suivre vos règles.

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