Montpellier-Castelnau-le-Lez : à 37 ans, il a mûrement préparé son suicide

Vendredi un peu avant 23h, un homme s’est suicidé sur la ligne ferroviaire Montpellier-Nîmes, sur la commune de Castelnau-le-Lez, comme Métropolitain l’a évoqué ici. Il avait 37 ans et il a mûrement préparé son acte terrible.

Un temps avancé ici, alors que la victime venait juste d’être identifiée officiellement, l’emploi du terme SDF n’était pas des plus adapté. Disons que ce trentenaire qui vivait avec une concubine, s’était marginalisé. Sa forte addiction à l’alcool qui allait en s’aggravant pourrait expliquer ce terrible passage à l’acte, mais, d’autres facteurs ont sans doute joué, comme notamment, l’absence récurrente de travail à cet âge là, le fait de ne pas avoir son appartement, mais d’être hébergé et de soigner sa dépression et son mal être avec des cachets puissants.

Depuis ces dernières semaines, il n’allait pas bien dans sa tête. Sa compagne l’avait bien remarqué et s’en inquiétait. Le couple louait un appartement dans une résidence du quartier d’Aiguelongue, à Montpellier. Après une énième crise, son concubin a quitté le logement, vendredi. Il était environ 21h30. Il a juste dit qu’il sortait faire un tour pour se changer les idées.

À pied

Comme souvent, quand il n’était pas bien dans sa tête et qu’il avait un peu trop poussé sur l’alcool, il parait à pied. Et il revenait toujours. Quand ses absences s’éternisaient, il donnait de ses nouvelles. Vendredi soir, il est parti, mais, il n’est jamais revenu à l’Aiguelongue.

À 21h30, le désespéré a quitté l’appartement de cette cité de Montpellier. Comme à son habitude. Selon l’enquête des gendarmes de la compagnie de Castelnau-le-Lez chargés de l’enquête, il s’est déplacé à pied en direction de Castelnau-le-Lez, la commune mitoyenne. A t-il effectué un bout du trajet à bord d’un tramway de la ligne 2 ? Les investigations sont en cours pour le déterminer, mais sur la foi de divers éléments, le trentenaire aurait accompli son trajet vers la mort à pied.

Toujours est-il qu’un peu avant 23h, le conducteur d’un train express régional -TER- aperçoit dans les phares, au dernier moment, une silhouette humaine sur les rails. Il actionne le système de freinage d’urgence, mais, il percute très violemment ce qu’il décrira aux gendarmes plus tard, en état de choc, en attendant d’être remplacé, un homme agenouillé sur les voies face à la locomotive, les bras en croix.

Bières et médicaments

Les gendarmes ne retrouvent aucune pièce d’identité sur le corps méconnaissable de cet inconnu. Au bord de la voie ferrée, ils découvrent des bières, vides et pleines, ainsi que des médicaments pour soigner la dépression. C’est vêtu de noir dans une zone plongée dans l’obscurité, à 200 mètres du passage à niveau et du passage pour piétons de l’avenue Marcel Dassault, à Castelnau-le-Lez, à deux pas de la station de tramway de la Galine que ce Montpelliérain âgé de 37 ans, finalement identifié le samedi matin, a choisi de mettre fin à ses jours.

Le trentenaire avait repéré cet endroit sans témoin et relevé l’heure d’un passage nocturne d’un train de voyageurs pour l’attendre assis sur les voies, à 3 kilomètres de l’appartement de l’Aiguelongue, à Montpellier. Glaçant.

7 Comments

  1. Dire qu’il n’avait qu’a traverser la rue pour changer son avenir…
    Une grosse pensée pour ceux qui ne voient plus le bout du tunnel.
    Paix à son âme, courage à sa compagne et ses amis

  2. Si l’etat S’occupait un peu plus de ses personnes, ce n’est pas un cas isolé beaucoup de trentenaires a l’aube de la quarantaine sont en dépression de cdd en cdd puis rsa. Il y a de l’argent pour les migrants mais pas pour eux

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