23e Internationales de la Guitare : des actions sociales pour donner du sens au festival

Les Internationales de la Guitare débute aujourd’hui et se dérouleront jusqu’au 13 octobre dans l’Occitanie et essentiellement aux alentours de Montpellier. Outre une programmation riche en découvertes et bonheurs musicaux, le festival se distingue également par son caractère citoyen revendiqué. « L’action sociale fait partie de l’ADN du festival. Si la culture ne va pas où les citoyens en ont besoin, c’est une culture de salon. Le jour où les Internationales de la Guitare cesseront ces activités sociales, le festival est mort ». Les mots de Talaat El Singaby soulignent l’importance accordée à ce volet de la manifestation.

De actions à Lunel et Béziers

Le festival a mené en amont des actions à destination des jeunes publics dans deux villes régulièrement stigmatisées mais dont les problématiques sont bien réelles. À Béziers, « on a fait un travail de fond dans des classes pendant 6 mois dans le quartier de la Devèze pour leur apprendre des cultures musicales qui viennent d’ailleurs » explique Talaat El Singaby. Douze ateliers ont été menés avec des enfants des écoles primaires en collaboration avec l’artiste Ihab Radwan. Les familles et plusieurs acteurs locaux ont également été associés dans le but de créer une œuvre collective. Cette action vise surtout à développer le lien intergénérationnel et à développer l’esprit d’ouverture à travers la musique.

Du côté de Lunel, la musicienne Flavia Perez a travaillé pendant deux mois avec une classe de primaire pour écrire un morceau, des textes à la mélodie, sur le thème de la différence. Une restitution en public sera donnée le 13 octobre pendant le festival à l’espace Castel.

Comme depuis respectivement, quatre et dix ans, dans ces deux villes, ces actions sont menés pour « donner du sens » et gratuitement grâce à ses partenaires que n’a pas manqué de saluer Talaat El Singaby.

Un club de mécènes

Ces actions devraient s’intensifier à l’avenir avec l’apport financier d’un club de mécènes présidé par André Deljarry. À l’instar de l’action menée au MHB, le président de la CCI a décidé de s’investir en tant que chef d’entreprise dans l’avenir des Internationales de la Guitare qui, par amitié, a contacté Nicolas Bigas, présidente du festival, et Talaat El Singaby : « Nous ne voulons pas tout casser ou tout révolutionner. Nous voulons poursuivre tout ce qui a été engagé depuis 23 ans L’objectif est de propulser les Internationales de la Guitare encore plus loin ». Par cet engagement avec d’autres entreprises, André Deljarry veut montrer qu’« elles s’investissent sur le territoire. Socialement, en participant financièrement aux activités culturelles qui apportent richesses et développement durable ». Engagée de longue date avec le festival, la Mutuelle des Motards a été rejointe dans ce club des mécènes par la Caisse d’Épargne qui a reversé 5 000 €.

André Deljarry a expliqué la démarche de ce club des mécènes lors de la conférence de presse de présentation de la 23e édition des Internationales de la Guitare © CN

Le club des mécènes organisera des rencontres de chefs d’entreprise, dont la première aura lieu début octobre, « pour fédérer autour de nous et présenter le festival qui rayonne tous les ans sur l’Occitanie » explique le président de la CCI visant ainsi un potentiel de 60 000 entreprises implantées dans le département de l’Hérault. « Je suis convaincu depuis de nombreuses années que les mondes culturel et entrepreneurial sont intimement liés puisque l’économie se génère autour » analyse, comme avec le sport, André Deljarry. 1€ investi dans les Internationales de la Guitare génèrerait une retombée économique de 10 € sur le territoire en restauration, commerces, hôtellerie…

Avec sa casquette de la CCI, il loue également « le rayonnement apporté par le festival à la filière économique des métiers d’art autour des luthiers et des entreprises du bois » et n’oublie pas de saluer également l’engagement des collectivités. Talaat El Singaby précisant : « Nous sommes le seul festival d’Occitanie où les mécènes représentent dans ses financements une part aussi importante que les subventions publiques (ndlr : un tiers mécènes, un tiers collectivités, un tiers recettes propres du festival). Ce n’est pas anodin ». Désormais André Deljarry va s’atteler à « faire venir d’autres chefs d’entreprise qui vont comprendre et reconnaître que le mécénat est important et qu’il participe à la vie sociale de la totalité d’un territoire ».

> Programme complet et billetterie sur les-ig.com.

 

 

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