Homosexuels piégés à Nîmes : un adolescent de 15 ans en cavale

L’enquête des policiers de la sûreté départementale du Gard n’a pas traîné : en moins de quinze jours, les auteurs présumés de cinq homosexuels nîmois piégés après des rendez-vous fixés sur un site de rencontres gays à leur domicile ou dans des hôtels ont été interpellés. Les victimes ont été frappées et dévalisées.

Il s’agit de trois adolescents âgés de 15, 16 et 17 ans qui ont été placés en garde à vue au commissariat central de Nîmes, mardi, puis déférés au parquet des mineurs et devant un juge d’instruction, jeudi. Les mineurs les plus âgés ont été mis en examen et incarcérés, le plus jeune a été placé dans un centre éducatif fermé, d’où il a réussi à s’évader dans la nuit de jeudi à ce vendredi.

Un mineur récidiviste

Les circonstances précises de cette évasion ne sont pas connues. L’absence de l’agresseur présumé des homosexuels a été constatée ce matin par le personnel, au moment de son réveil. Une enquête est en cours. Le mineur est toujours en cavale et activement recherché. Il est déjà connu de la justice comme étant un récidiviste.

Les établissements de la Protection judiciaire de la Jeunesse mettent en œuvre les mesures de placement soustrayant le mineur à son milieu naturel. Le placement a pour objectif de replacer les mineurs dans une vie quotidienne de groupe ; organiser des activités, notamment durant les temps forts que sont les soirées, les week-ends et les vacances. Parallèlement, les mineurs placés peuvent poursuivre leur scolarité ou leur formation.

Un dispositif alternatif à la prison

Les centres éducatifs fermés -CEF- accueillent des mineurs délinquants (crimes ou délits) multirécidivistes de 13 à 18 ans  : mineurs placés en application d’un contrôle judiciaire ou d’un sursis avec mise à l’épreuve ou, dans le cadre de l’aménagement de leur peine d’incarcération, à la suite d’une libération conditionnelle ou d’un placement à l’extérieur.

C’est un dispositif éducatif, alternatif à la détention. Le non-respect par le mineur des conditions du placement et des obligations fixées par la décision du magistrat peut entraîner sa mise en détention. Il existe trois centres éducatifs fermés dans l’Hérault, un dans le Gard et un en Lozère.

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