Non à la fusion avec Saint-Christol : « deuil de la démocratie » à Vérargues

La création d’une commune nouvelle, tel que prévue désormais par la loi, regroupant Vérargues, Saint-Christol, Saturargues et Saint-Sériès, dans le Lunellois en reste pour l’heure au stade de projet, mais s’il aboutit, il n’y aura qu’une fusion entre Vérargues et Saint-Christol, depuis le retrait des deux autres villages voisins.
Alors que le maire et les conseillers municipaux de Vérargues sont favorables à ce rapprochement, synonyme de changement de nom de la commune et de celui de Saint-Christol, une grande partie de la population marque fermement son opposition. Mardi soir, une centaine d’habitants vêtus de noir se sont rendus à la mairie où le conseil municipal devait évoquer la fusion avec Saint Christol, une commune bien plus grosse et qui veut s’agrandir.

Banderoles et cercueil

Le noir marquait ainsi « le deuil de la démocratie », avec comme mise en scène la « faucheuse de la mort » qui traînait un grand cercueil dans les rues et sur la place de la mairie, devant des dizaines de banderoles installées depuis le mois de juillet, avec ce message du collectif vérarguois, « Non à la fusion sans consultation ». Un collectif actif depuis que la décision de rejoindre les autres villages voisins prise par le maire de Vérargues a été fait sans référendum.

Salle du conseil municipal évacuée

Au sein des opposants figurent trois anciens maires du village. Les membres du collectif s’obstinent  à demander un référendum, que le préfet de l’Hérault estime «  inopportun », de l’aveu du maire, lors du conseil municipal de mardi, qui a été très agité, puisque les gendarmes de la brigade de Lunel ont été obligés de faire évacuer la salle et veiller à ce qu’il n’y ait aucun dérapage.

Décision du maire de Vérargues : octroyer un temps de parole d’un quart d’heure au collectif lors d’une prochaine séance des questions diverses, un temps de parole jugé trop court. Une autre action était envisagée mardi pour ce week-end.

Pétition de 300 signatures

La pétition lancée par le collectif vérarguois rassemble aujourd’hui plus de 300 signataires soit 60% de la population adulte vérarguoise. Le collectif a distribué un journal le week-end dernier dans les boîtes aux lettres de Vérargues, « pour alerter sur les désavantages évidents pour les habitants de Vérargues. Mais les Vérarguois ne seront pas les seuls impactés par cette fusion », selon Julien Nogaret, un des responsables du collectif, qui craint que la fusion n’entraîne la suppression de l’école de la commune.

Les opposants de la fusion rassemblés devant la mairie de Vérargues. Photo D.R.

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