Montpellier : vers une cuisine centrale au Marché Gare à l’horizon 2023

Le sujet n’est pas nouveau, mais Philippe Saurel a donné quelques précisions concernant le projet de cuisine centrale implantée au coeur du Marché d’Intérêt National -MIN-, dans le quartier des Près d’Arènes, à Montpellier. L’actuel équipement a en effet atteint depuis 2014 son seuil de production maximale livrant 13’600 repas par jour.

Des travaux ont été réalisés mais pour répondre aux ambitions de la collectivité en matière de restauration scolaire, le maire envisage l’implantation d’une nouvelle cuisine centrale au coeur du Marché d’Intérêt National, à l’horizon 2023.

La cuisine centrale agrandie inaugurée avant Noël

« La cuisine centrale devra être reconstruite. Elle est aujourd’hui un peu condensée. Elle a besoin d’extension, d’être au contact rapide avec les producteurs et de réformer son fonctionnement. J’ai donc pris la décision d’implanter la nouvelle cuisine centrale de Montpellier directement sur le MIN (ndlr : plus couramment appelé Marché Gare) », explique Philippe Saurel.

Après des travaux réalisés depuis 2016 pour 1 M€ permettant « une meilleure qualité dans le travail des aliments, dans le travail des personnels et la qualité des repas servis aux enfants », l’actuelle cuisine centrale agrandie sera inaugurée avant Noël.

25’000 repas par jour en 2023

Même avec cette modernisation, cette unité ne pourra pas répondre aux enjeux futurs. L’objectif étant de pouvoir fournir en repas les restaurants scolaires en prenant en compte l’évolution démographique. Si les besoins de la Ville sont estimés à 16’000 repas par jour en 2020, la capacité de la nouvelle unité devrait être portée à 25’000 repas par jour. Philippe Saurel entend valoriser l’équipement par la mutualisation : « Autant la faire à des proportions qui anticipent l’avenir si d’autres acteurs du territoire souhaitent commanditer des repas à la cuisine centrale ».

Ce nouvel équipement sera implanté au coeur même du Marché d’Intérêt National. S’agissant d’un dossier futur, Philippe Saurel a usé des habituelles circonvolutions : « Nous avons pris les décisions importantes en termes d’urbanisme qui vont nous permettre de le faire. Et cela fera partie du programme pour le prochain mandat, si je suis candidat. Si j’y vais, je mettrai en place avant la fin du mandat, les dispositions sur le terrain pour pouvoir commencer le dossier et fabriquer à l’intérieur du MIN un réseau cohérent de grossistes et d’acteur de l’alimentation qui pourra bénéficier aux enfants de Montpellier ».

Le MIN au coeur de la politique agro-écologique

L’année dernière, la Métropole de Montpellier a opéré à quelques restructurations à l’intérieur du MIN avec un box fermier, un carré bio ou encore la création d’un pôle de transformation. Évoquant un vieux serpent de mer, Philippe Saurel a réaffirmé l’importance du marché dans sa politique globale en matière d’agro-écologie : « Certains auraient voulu que le MIN quitte le centre-ville pour s’implanter du côté de Fréjorgues, Mauguio… ».

Situé dans le quartier Près d’Arènes, le MIN est à un peu plus de 5 km de la place de la Comédie. Pas tout à fait le centre-ville, mais déjà plus proche que la plupart de ce type de marché pour pouvoir envisager la mise en place des actions souhaitées par Philippe Saurel.

Le premier édile explique : « Je m’y suis opposé, car le Marché Gare a une situation exceptionnelle pour la desserte des producteurs extérieurs à la Métropole mais surtout comme base logistique pour le dernier kilomètre c’est à dire pour aller desservir les grossistes et les commerçants qui sont dans le centre. Il est aussi desservi par les voies ferrées. Et ça c’est important pour la suite ».

Si le lieu n’a pas vu circuler un train depuis 40 ans, l’implantation d’une unité de cuisine centrale réduira déjà les transports avec les producteurs locaux et les grossistes.

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