Montpellier : 50 nouveaux Français accueillis dans la République

Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault, a présidé ce vendredi à Montpellier une cérémonie de naturalisation et de déclaration de la nationalité française. Cinquante personnes venant de 19 pays (*) ont ainsi été accueillis dans la République. Un moment solennel et convivial qui est pour chacun de ces nouveaux Français un soulagement et un bonheur.

Les valeurs de la République à défendre

Vivant à Montpellier, Castelnau-le-Lez, Frontignan et Sète, ils ont fait le déplacement en famille, avec leur moitié(e) ou un(e) ami(e). Lors d’un court discours, Pierre Pouëssel a rappelé les devoirs de « ce mariage avec la République » en mettant en avant les valeurs que sont « la liberté dont la laïcité est une des expressions emblématiques. L’égalité entre les citoyens et les citoyennes. Pas seulement formelle mais réelle avec pour ligne d’horizon la justice sociale. Et la fraternité qui se traduit par la solidarité nationale et internationale ».

Le préfet de l’Hérault les invite également, en tant que désormais citoyen français, « à partager ces valeurs avec fierté et à être prêt à les défendre contre ceux qui prônent l’intolérance, le fanatisme, le totalitarisme, la xénophobie et le racisme ». Ce sera le cas de Noureddine : « Depuis mon arrivée en France il y a dix ans, je voulais intégrer l’armée Française ». À 34 ans, né en Algérie, il explique : « Je me sentais déjà Français, je suis très content maintenant d’avoir la nationalité. C’est une fierté ».

« Maintenant, je peux donner mon avis, je peux aller voter »

Cette cérémonie conclue deux à trois années de démarches fastidieuses. « C’est la fin d’un long chemin » résume Judith. Cette Hollandaise de 38 ans est venu accompagner son conjoint Cheikh qui a reçu son décret de naturalisation. « Il a beaucoup hésité car il y a beaucoup de démarche à faire. Il se sent Français et il trouvait que ce n’était pas nécessaire car ce n’est qu’un papier. Si on veut être pleinement Français, c’est important » explique t-elle.

En France depuis 1986, « ça fait quelques jours je crois » plaisante t-il, Cheikh confie « c’est vrai que je suis né au Sénégal mais aujourd’hui je me sens plus Français que Sénégalais. Mes enfants sont nés et grandis ici, je n’ai plus rien là-bas. Je me sens Français depuis belle lurette. Ça c’est juste l’aboutissement ».

Et surtout le début d’une expression de la citoyenneté, abandonnée par beaucoup de Français, que Cheikh attend avec impatience. « Maintenant, je peux donner mon avis, je peux aller voter. Gueuler pour gueuler cela ne sert à rien. Avec ma carte, je peux donner mon avis. Je suis content car désormais j’aurai le droit de gueuler » lâche t’il avec un large sourire. Sa compagne Judith a aussi entamé une procédure de naturalisation : « Je suis Hollandaise, c’est un peu plus facile pour mois étant dans l’Union Européenne. Mais, habitant ici, j’ai aussi envie de donner mon avis sur les choses importantes ».

Reprenant l’expression de Baudelaire tirée du Voyage, « Les écrins de vos riches mémoires », Pierre Pouëssel illustre la richesse apportée à la France par ces 50 personnes. Originaires de pays très différents, ils viennent ainsi nourrir « la diversité culturelle qui fait la force de la France et qui lui assure son rayonnement international ».

(*) Maroc (15), Algérie (10), Tunisie (5), Royaume-Uni (4), Guinée (2), Allemagne (1), Belgique (1), Brésil (1), Cameroun (1), Comores (1), Congo (1), Espagne (1), Madagascar (1), Mexique (1), Nicaragua (1), Sénégal (1), Syrie (1), Vietnam (1), Zaïre (1).

2 Comments

  1. Leur moitié(e) ???????
    Ah, les dégâts que fait l’écriture dite « inclusive » ! Voilà qu’on se met à « féminiser » les mots… déjà féminins !
    CDT

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