Études de médecine : le député Jean-François Eliaou pour la suppression du numerus clausus

Le gouvernement a pour projet de réformer l’accès à la deuxième année de médecine et réfléchit ainsi à supprimer le numerus clausus. Mis en place en 1972, le dispositif est devenu avec le temps une sélection brutale et inégale. Si à l’époque et pendant de nombreuses années, 14’000 médecins étaient formés, aujourd’hui, il ne sont plus que 8 000. Chaque année, 75 % des étudiants ne réussissent pas le fameux concours d’entrée.

L’instauration de partiels classiques est envisagée avec deux pistes étudiées : définir à l’échelle nationale un nombre minimal de places ou laisser le choix aux universités de former autant d’étudiants qu’elles le souhaitent.

Des modalités de concours et de travail « inhumaines »

Le député de la 4e circonscription de l’Hérault, Jean-François Eliaou se montre favorable à la suppression du numerus clausus qui, selon lui, « permettrait également d’élargir l’accès aux études médicales à différents profils, comme c’est déjà le cas pour de nombreux concours sélectifs en France ».

Professeur à la faculté de Médecine de Montpellier, il dénonce au passage « des modalités de concours et de travail des étudiants pendant leur première année totalement « inhumaines » et la corrélation entre la capacité à réussir ce concours et être un bon médecin non établie. De plus, chacun sait que les étudiants qui ont les moyens suivent également des cours privés, ce qui ajoute une forme de ségrégation financière à la réussite de ce concours ». Sans oublier ceux qui ont moins les moyens et qui sacrifient beaucoup pour tout de même suivre ces cours privés. Ces derniers sont devenus une véritable filière parallèle d’excellence à la réussite du concours d’accès en deuxième année.

Pour Jean-François Eliaou, « cette réforme représenterait une avancée très importante pour répondre aux besoins médicaux de la population dans le futur » et « éviterait que les étudiants français recalés au concours poursuivent leur formation et leur carrière dans les pays voisins ».

L’augmentation du nombre de médecins est envisagée comme une piste pour lutter contre les déserts médicaux qui s’inscrit dans une réforme plus général des systèmes de santé. Celle-ci devrait être présentée prochainement. Des annonces concernant les études de médecine sont attendues à cette occasion.

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *