Universités de Montpellier : « Omerta à la fac de Droit, répression à Paul Valéry »

Rentrée quelque peu agitée dans les campus : les syndicats SNESUP-FSU UM, CGT Université, Sud Recherche EPST , CGT SNTRS, FO ESR, Sud Education, SCUM, CEI, UNEF des Universités de Montpellier dénoncent ce mardi, « deux poids, deux mesures dans le traitement des graves violences dans un amphi de la faculté de Droit et le comportement de quatre étudiants et d’un agent contractuel de l’Université Paul Valéry opposés au système Parcoursup ». Explications.

Les organisations syndicales ont appris qu’en cette rentrée, quatre étudiants et un agent contractuel, également sous statut étudiant, de l’Université Paul Valéry passaient en commission de discipline pour des motifs liés à leur implication dans les mobilisations de l’an dernier, en particulier contre la mise en place de la sélection, via le système Parcoursup.

Tous sont connus pour leur engagement syndical, quatre d’entre eux dans le cadre du SCUM et l’un au sein de Solidaires. Ils se voient reprocher des « faits de nature a porter atteinte à l’ordre ou au bon fonctionnement de l’université » et de natures diverses allant de la participation à des actions de « blocage », à la facilitation de l’intrusion sur le campus de personnes extérieures.

« Des dossiers montés par la présidence »

« Quelle que soit la force – ou la faiblesse éclatante – des dossiers montés par la présidence de l’Université Paul Valéry, ce sont bien la mobilisation des personnels, ainsi que les modalités d’action choisies par les étudiants dans le cadre de leur assemblée générale qui sont visées. Quel que soit notre point de vue sur ces modalités d’action, il est pour le moins injuste d’imputer des actions comme le blocage du campus à quelques étudiants en particulier, alors que des centaines y ont participé. De même, les faits relatifs à des « tentatives d’intrusion au sein des amphis non autorisée » sont monnaie courante à chaque mobilisation étudiante, partout en France, et impliquent à chaque fois des centaines voire des milliers d’étudiants », relèvent les syndicats.

Omerta sur les incidents à la fac de Droit

Ces organisations syndicales constatent qu’un peu partout en France, sont diligentées des enquêtes et des convocations devant des commissions disciplinaires d’étudiants et d’enseignants  suite aux mobilisations. « On constate également que les auteurs des agressions physiques envers des étudiants, à la faculté de Droit et Science politique de l’Université de Montpellier, des faits autrement plus graves qu’une occupation d’amphi sans autorisation ou une action de blocage, n’ont pour le moment pas été inquiétés, que les protagonistes connus n’ont jamais été convoqués devant une commission disciplinaire, malgré plusieurs demandes des organisations syndicales de l’Université de Montpellier », déplorent les syndicats qui veulent que cette omerta soit brisée.

« Disproportion injuste »

« Si les agissements de Monsieur Gilli, président de l’université Paul Valéry, ne peuvent pas être reprochés à Monsieur Augé, président de l’Université de Montpellier et inversement, chacun peut constater la disproportion inacceptable de traitement entre des agresseurs masqués et armés, et des étudiants et personnels mobilisés pacifiquement contre une loi injuste. Cette logique n’est pas sans rappeler la répression qui touche plus largement des militants syndicalistes pour des prétextes futiles, comme par exemple la procédure en cours contre Jean François, cheminot de Nimes, qui risque de perdre son emploi pour avoir allumé un fumigène sur le quai d’une gare », analysent les responsables syndicaux des Universités de Montpellier, solidaires de leurs camarades étudiants et des personnels qui vont être traduits en commission de discipline dans quelques jours.

4 Comments

  1. Il n’y a jamais personne qui a pensé à dissoudre ces syndicats pour les remplacer par les parents d’élèves ? Au moins ces derniers s’impliqueraient pour la qualité de l’éducation, pour avoir des universités connectées, reliées aux entreprises, pour des ordinateurs, des tableaux connectés, etc. au lieu de faire de la politique et de tout détruire.
    Il faut sortir les anarchistes et les extrêmes de nos universités, on est plus en 1968 mais vraiment plus du tout.

    1. Non on est de retour en 1934, et les fascistes ont déjà entrebâillés la porte vers le pouvoir.

    2. @Cano: je vous rappelle qu’en 39 les communistes sont alliés aux fascistes (pacte germano-soviétique). Si on laisse faire les anarchistes et les communistes dans les universités ils continueront à les saboter, montée du fascisme ou pas.

    3. Il n’y a pas d’élèves à l’université, donc pas de parents d’élèves. Par contre, il y a des étudiant.es. Des étudiant.es qui sont « majeur.es et vacciné.es » comme le veut l’expression. Et une de nos principales revendications est l’accès à l’autonomie et la fin du paternalisme. A bon entendeur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *