Montpellier : les « rats des cliniques » trahis par la vidéosurveillance

Trois individus, deux frères âgés de 19 et 21 ans et un complice de 23 ans, déjà connus pour vols et recel de vols se trouvent en garde à vue actuellement au commissariat central de Montpellier et seront déférés jeudi au parquet de Montpellier pour avoir commis des vols dans deux cliniques de la ville, à Clémentville dans le quartier de la cité Astruc et à Saint-Jean, dans le secteur de Boutonnet, entre le 19 et le 25 août dernier.

Le plus âgé des trois avait déjà été interpellé par les policiers de la sûreté départementale de l’Hérault pour un vol de numéraire dans l’armoire d’un malade en fin de vie, dans une chambre de la clinique Clémentville. Il avait dans ses poches 350 euros, des fonds selon lui qui proviennent d’un travail au noir. L’enquête n’a pas permis d’établir si ce « rat des cliniques » avait soulagé d’autres patients. Il avait été remis en liberté après sa garde à vue.

Vestiaires cambriolés

Deux jours plus tard, le personnel de la clinique Saint-Jean signalaient au commissariat central que les vestiaires, dont l’accès est privé avaient été cambriolés et que des objets avaient disparu de sacs à main, dont des téléphones portables, de l’argent et surtout trois ordinateurs de valeur.

Les enquêteurs saisissaient les bandes de la vidéosurveillance de l’établissement et leur visionnage permettait d’identifier trois jeunes intrus déambulant dans les parties privées réservées au personnel de la clinique, près des vestiaires. Et surprise, le voleur présumé arrêté 48 heures plus tôt à la clinique Clémentville figurait parmi le trio…Les « rats des cliniques » venaient d’être trahis par les caméras de vidéoprotection.

La victime devient auteur !

Les policiers lançaient alors des recherches pour retrouver la trace du suspect, dont ils possédaient l’adresse chez un habitant de Vendargues qui l’hébergeait. Mais, alors qu’ils allaient se déplacer à l’adresse donnée à Vendargues, les enquêteurs apprenaient par une patrouille de la Sécurité publique qu’il venait d’être localisé en gare SNCF Saint-Roch, à Montpellier et pour cause : il venait d’appeler le 1è, le numéro d’urgence de police-secours pour signaler le vol avec violences de son téléphone portable. De victime, il devenait aussitôt auteur présumé et se retrouvait, une nouvelle fois en garde à vue, en compagnie des deux frères de 19 et 21 ans, interpellés entre-temps pour le cambriolage à la clinique Saint-Jean.

Pour l’anecdote, le suspect de 23 ans -un des voleurs des cliniques, donc- a été frappé et dépouillé de son téléphone mobile dans l’enceinte de la gare SNCF par des amis d’une jeune femme, qu’il venait d’agresser quelques minutes plus tôt.

En appelant le 17 pour porter plainte contre les agresseurs, il ignorait qu’il était activement recherché.

En garde à vue, il a expliqué avoir détruit volontairement les trois ordinateurs de valeur dérobés dans la clinique Saint-Jean, au motif qu’il n’était pas parvenu, avec les deux frères complices à arracher des appareils les systèmes anti-vol. Les « rats des cliniques » ne se souviennent plus, selon leurs déclarations, de l’endroit où ils ont jeté les ordinateurs.

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