Mystère à Montpellier : qui en veut aux voitures à la Pompignane ?

La soirée a été de nouveau agitée hier au pied des résidences de la rue Louise Michel, dans le quartier des hauts de la Pompignane, à Montpellier : des flammes se sont élevées vers 23h15 d’un des parkings, avec des petites explosions provoquées par l’éclatement des pneus et des réservoirs de carburant.

Des fumées toxiques ont obligé des habitants à descendre dans la rue, où les sapeurs-pompiers du Sdis 34 s’activaient pour limiter la propagation des flammes : deux véhicules ont été entièrement carbonisés, un troisième a été endommagé et une haie de cyprès a brûlé.

Quel mobile ?

Les habitants s’interrogent : qui en veut aux voitures des hauts de la Pompignane ? Le week-end dernier, à peu près à la même heure, quatre véhicules de particuliers ont été la proie des flammes, dont trois complètement calcinés. Ils stationnaient à côté de la piscine Jean Taris, à 200 mètres des voitures visées ce jeudi soir. Car, aux yeux des riverains, il s’agit d’incendies criminels. Mais pour quel mobile ?

S’agit t-il de vengeance entre bandes rivales réglant des comptes ? D »escroqueries à l’assurance ? « Ce qui m’intrigue depuis les événements de la nuit, c’est que les propriétaires des deux voitures carbonisées ne venaient jamais les garer dans la cité, jamais. On les voit souvent traîner aux hauts de la Pompignane à bord de véhicules de luxe neuves, mais nous les avions jamais vu venir garer leurs autres voitures plus anciennes sur les parkings de la rue Louise Michel. Et pour cette première venue, elles ont été incendiées… », relève un témoin rencontré par Métropolitain.

Habitants en colère

Des locataires ont décidé de ne plus garer leurs voitures sur les parkings de part et d’autres de la rue Louise Michel. « Ce soir, avant la tombée de la nuit, j’irai la garer ailleurs, je marcherais, ça me fera du bien pour ma santé, mais, avouez quand même que nous sommes les victimes de ces incendiaires. J’espère qu’ils ne sont pas de la cité », avoue un résident en colère.

Une habitante partie en vacances en train a appelé ses voisins, inquiète après avoir lu Métropolitain pour savoir si son véhicule laissé en stationnement sur un des parkings de cette artère ne faisait pas partie du lot de ceux qui ont brûlé, heureuse d’être rassurée.

La police enquête

Après ces feux de voitures à répétition en l’espace de quatre nuits, dans la rue Louise Michel, les policiers de la sûreté départementale de l’Hérault mènent une enquête pour déterminer officiellement, disons plutôt scientifiquement s’il s’agit d’actes volontaires. Des prélèvements ont été effectués sur les carcasses des voitures, notamment pour isoler l’endroit d’où les flammes sont parties et si il y a eu une mise à feu et éventuellement des produits accélérateurs.

Les policiers de la Sécurité publique du commissariat central comptent sur la multiplication de ces feux nocturnes qui viennent troubler la quiétude estivale des hauts de la Pompignane pour briser l’omerta. Car, ceux qui ont vu peut-être une présence suspecte d’individu (s) sur ces parkings dans la nuit de samedi à dimanche et hier soir ne sont pas très enclins à se rapprocher des enquêteurs.

Pour l’heure, toutes les pistes sont explorées et pas exclusivement celle d’escroqueries aux assurances.

>> Reportage : vidéo et photos.

La troisième voiture a été endommagée par le feu, cette nuit. Photo Métropolitain.
Une haie de cyprès proche des voitures en feu a brûlé. Photo Métropolitain.
Voiture en feu au pied d’une résidence rue Louise Michel, ce jeudi soir. Photo Métropolitain.

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