MHSC : il y a 20 ans, le match de folie entre Marseille et Montpellier

Le 22 août 1998, Marseille et Montpellier se livraient un match de folie. Menés au Vélodrome 0-4 à la mi-temps, les Marseillais allaient renverser la situation dans une ambiance indescriptible pour l’emporter 5-4. Quelques semaines après que le sacre de l’équipe de France à la coupe du Monde, le football français connaissait un nouveau moment de légende. Avec en plus tous les ingrédients qui font les belles histoires du Sud.

4-0 à la mi-temps pour Montpellier

Troisième journée du championnat, Marseille reçoit Montpellier. Rolland Courbis, entraîneur des Olympiens peut compter sur ses récents champions du Monde Laurent Blanc, Robert Pirès et Christophe Dugarry pour emmener cette première grosse équipe de l’ère Robert-Louis Dreyfus. Le Vélodrome est surchauffé pour cette rencontre entre deux clubs amis. Les Pailladins, entraînés par Jean-Louis Gasset, n’ont pas à rougir grâce à un judicieux mélange d’expérience et de jeunesse avec les Sauzée, Silvestre, Bakayoko, Gravelaine, Delaye, Robert…

Le scénario du match devient rapidement incroyable. Au bout d’un quart d’heure, Montpellier ouvre la marque par Ibrahima Bakoyoko. Laurent Robert et Franck Sauzée l’imitent quelques minutes plus tard profitant des largesses de la défense marseillaise. Les Pailladins marchent sur l’eau et concrétisent presque toutes leurs occasions. Juste avant la mi-temps, l’attaquant ivoirien portera le score à 0-4 en faveur des Montpelliérains. Stéphane Porato, pour sa première titularisation à domicile dans les cages marseillaises vit un véritable cauchemar comme l’ensemble de son équipe.

« Ça c’est des couilles »

Le retour au vestiaire des joueurs Olympiens se fait sous une bronca assourdissante. La suite rentrera dans la légende du championnat de France. Rolland Courbis raconte avoir utilisé la métaphore de la pétanque : « Il y a des équipes qui perdent 12-0 et qui gagnent 13-12 à la fin. Ça existe vraiment, à condition que l’équipe qui perd ne jette pas les boules et ne parte pas boire le pastis avant l’heure. Elle y croit jusqu’au bout ».

De retour sur la pelouse, la réplique de l’entraîneur marseillais en dépassant Louis Nicollin et Michel Mézy avant de regagner leur banc respectif reste mythique «  Quand je pense qu’on va gagner 5 à 4 ! ». Le regretté président de Montpellier lui reconnait avec un sourire : « Ça c’est des couilles ! ».

Le match entre dans la légende

Les Olympiens reviennent sur le terrain tels des pitbulls entraînant le public derrière eux. Nul ne peut dire ce qu’il se serait passé si Pascal Fugier n’avait pas manqué l’occasion de passer à 0-5. L’espoir demeurait chez les Marseillais et la magie opéra. Christophe Dugarry remplace Daniel Bravo à l’heure de jeu. Le changement est décisif. Le champion du Monde adresse une passe décisive à Florian Maurice et inscrit un doublé en l’espace de quinze minutes. À 3-4, les Montpelliérains sont emportés par la furia qui s’empare du stade.

Eric Roy remet les équipes à égalité avant que Robert Pirès n’obtienne un pénalty dans les arrêts de jeu. Laurent Blanc trompe Bruno Martini. Marseille l’emporte finalement 5-4 au terme d’une rencontre dont les protagonistes, les supporters et les amoureux du ballon rond n’ont pas fini de raconter l’histoire.

Résumé de la rencontre :

Le match dans son intégralité :

2 Comments

  1. Ce soir là Nicollin obtient le marché des poubelle de Marseille. Vous croyez réellement à une remontada sans explications plus pragmatiques. Ce match sent l’embrouille à plein nez.

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