Sète : la gendarmerie et le SRPJ enquêtent sur le feu criminel du thonier

INFO MÉTROPOLITAIN. Un thonier de 36 mètres de long et de 8 mètres de large, le Jean-Marie Christian IV qui était amarré dans la nuit de mercredi à ce jeudi quai Aspirant Hébert, près du pont de la Savonnerie, dans le port de Sète a été la cible d’un incendie d’origine criminelle. Ce matin, selon le Sdis 34, tout risque de pollution est exclu.

Ce jeudi matin, les policiers de la Sécurité publique du commissariat de Sète ont été dessaisis de l’enquête par le procureur de la République de Montpellier et vont passer le relais au groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée, placé pour emploi auprès de l’amiral, préfet maritime de la Méditerranée à Toulon. Les gendarmes de la brigade de recherches maritime basée à Marseille sont attendus sur place dans la matinée; ils vont mener les investigations avec leurs collègues de la brigade maritime de Sète.

Dans l’après-midi, le Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier a été associé aux gendarmes maritimes, ce qui confirme le caractère criminel de cet acte nocturne.

Un témoin, un vacancier de Saint-Étienne qui se trouvait sur la terrasse d’un bar proche a aperçu un individu circulant à scooter lancer un Cocktail Molotov dans le thonier, avec un embrasement trente secondes plus tard. Avant que les filets de pêche ne prennent feu, le témoin a entendu une petite explosion. Le pilote du scooter qui avait la tête dissimulée sous une capuche a continué sa route et a disparu. Ce vacancier se trouvait en compagnie d’un autre client de ce bar, qui a également vu la présence de ce deux-roues motorisés.

Périmètre de sécurité

Un périmètre de sécurité a été installé ce jeudi matin, après que les 65 sapeurs-pompiers du Sdis 34 ont maÎtrisé complètement l’incendie qui a détruit la grue de levage, la machinerie et les filets de pêche entreposés sur le bateau de pêche. Seuls les enquêteurs de la gendarmerie maritime ont désormais accès au thonier, pour effectuer notamment des prélèvements scientifiques. Ils devraient confirmer l’origine volontaire de l’incendie.

Le groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée comprend onze unités : huit unités navigantes équipées de vedettes côtières de surveillance maritime de 20 mètres, une unité de police judiciaire -brigade de recherches- compétente sur les quatre cours d’appel de l’arc méditerranéen -dont celles de Montpellier et de Nîmes-, deux unités spécialisées (brigades de surveillance du littoral) compétentes de la frontière espagnole à la frontière italienne, sur terre et en mer. La région Corse dispose également de deux postes gendarmerie (Ajaccio et Bastia) des affaires maritimes armés par quatre militaires.

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