Tragédie du pont en Italie : quatre victimes parties de Montpellier et Nîmes

Quatre Français qui vivaient tous dans la région d’Occitanie ont été retrouvés parmi les victimes de l’effondrement du pont Morandi à Gênes,dans le Nord de l’Italie,  annonce ce mercredi le ministère des Affaires étrangères. Selon nos informations, ils seraient partis de Montpellier. Originaires de Toulouse, âgés de 20 ans, 21 ans et de 22 ans, trois d’entre-eux se prénomment Alizé, Melissa et Nathan. Ils se rendaient à un Tecknival en Sardaigne et devaient embarquer à bord d’un car-ferry dans le port de Gênes. La quatrième victime était partie de Nîmes.

Ces quatre Français comptent parmi les 38 victimes – selon un dernier bilan officiel, annoncé ce mercredi matin par le gouvernement italien- de l’effondrement du pont de Gênes, vient d’annoncer le ministère des Affaires étrangères français. Il y a 16  blessés graves et des disparus, dont le nombre n’est pas connu.

« Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères confirme avec tristesse la présence de trois ressortissants français parmi les victimes de la catastrophe de Gênes. Nous adressons à leurs familles toutes nos condoléances », peut-on lire dans le communiqué. Le quai d’Orsay assure par ailleurs rester en contact avec les autorités italiennes, afin de déterminer la présence éventuelle d’autres Français parmi les victimes ».

Une quatrième blessée

Les trois jeunes toulousains qui ont quitté Montpellier à destination de l’Italie se trouvaient en compagnie d’une quatrième personne prénommée Axelle, selon les réseaux sociaux. Elle pourrait figurer parmi les blessés, dont de nombreux dans un état grave, qui sont hospitalisés.

Une longue portion du pont Morandi qui surplombe la ville portuaire de Gênes s’est soudain effondrée mardi matin, faisant 38 morts. La société Autostrade per l’Italia, qui exploite les autoroutes italiennes, affirme ne détenir « aucun document faisant état d’un quelconque danger » concernant le pont Morandi. Mais en Italie, après le drame, les critiques, nombreuses, rappellent les multiples opérations de rénovation et de réparation, qui ont émaillé l’histoire de ce pont, inauguré en 1967.

L’Autoroute des fleurs

En raison du relief très accidenté de la région, entre mer et montagne, le parcours de l’Autoroute des fleurs -A10- relie Vintimille, à la frontière française, à Gênes. Il est jalonné de longs viaducs et de tunnels. Le pont Morandi, qui mesure 1 102 mètres de long, est l’un d’eux. C’est un pont à haubans, dont le tablier (où passe la route), soutenu par des câbles, se situe à une cinquantaine de mètres au-dessus du sol. Le viaduc est soutenu par six piles en forme de V et trois haubans, dont les piliers culminent à 90 mètres. Ses câbles sont faits de brins d’acier recouverts de béton.

Le viaduc est bâti grâce à deux techniques principales : du béton armé classique pour les piles et les piliers et du « béton précontraint » pour le tablier, comme de nombreux ponts du XXe siècle, ce qui lui permet de mieux résister au passage des véhicules sur le tablier. Riccardo Morandi avait d’ailleurs mis au point sa propre technique de précontrainte, baptisée « Morandi M5 », utilisée pour ce pont et deux autres dans le monde : en Libye et au Venezuela. Depuis son inauguration à la fin des années 1960, le viaduc a dû subir plusieurs phases de rénovation et d’entretien. « Après vingt-cinq ans de service, de nombreuses parties du pont présentaient des dégâts graves, notamment des traces de corrosion », selon un rapport officiel que publie la presse italienne, repris par la presse française.

Des travaux étaient en cours

D’importants travaux ont été entrepris ces derniers mois pour sécuriser l’ensemble de la structure en béton. Selon la société italienne des autoroutes Atlantia, des « travaux de consolidation étaient d’ailleurs en cours sur la base du viaduc ».

Hier, le vice-ministre des Infrastuctures, Edoardo Rixi s’est montré très pessimiste sur l’avenir de l’ouvrage. « Tout le pont Morandi devra être démoli », a-t-il déclaré selon l’agence de presse italienne Ansa, prévoyant de graves conséquences pour la circulation et pour la ville de Gênes dans son ensemble.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *