Rugby : obsèques de Louis Fajfrowski vendredi à Fabrègues

La famille du rugby est endeuillée depuis le décès brutal, vendredi, de Louis Fajfrowski qui avait fait ses premiers pas à l’école de rugby de Saint-Jean-de-Védas, avant de rejoindre les jeunes du Montpellier Hérault Rugby, MHR, où il s’était distingué entre 2012 et 2015.

Âgé de 21 ans, il faisait le bonheur depuis trois ans de l’équipe d’Aurillac, dans le Cantal. C’est sur le stade de cette ville que Louis Fajfrowski s’est brusquement écroulé, inanimé, vendredi, après un choc avec un autre joueur, alors qu’il disputait un match amical face à Rodez pour préparer la nouvelle saison. En dépit de massages cardiaques immédiatement dispensés, il n’a pas pu être réanimé.

Une cagnotte

Les obsèques du rugbyman seront célébrées ce vendredi à Fabrègues, à une quinzaine de kilomètres à l’Ouest de Montpellier. De nombreux joueurs du Rugby Olympique Védasien -ROV-, là où il a commencé sa trop brève carrière dans l’ovale seront présents, ainsi que des joueurs du MHR et d’autres clubs, pour soutenir la famille et rendre hommage à Louis Frajfrowki, dont le père est trésorier du ROV.

Le Stade Aurillacois demande par ailleurs à la Ligue nationale de Rugby de repousser à dimanche son match face à l’US Oyonnax à dimanche pour pouvoir participer aux obsèques de Louis Fajfrowski, à Fabrègues. La rencontre face à Oyonnax en Pro D2 est initialement prévue, ce vendredi soir.

Une cagnotte est organisée par ses coéquipiers pour soutenir la famille dans cette douloureuse épreuve.

L’autopsie n’est pas concluante

L’autopsie du jeune rugbyman d’Aurillac n’a pas révélé lundi, la cause exacte du décès et des analyses complémentaires ont été ordonnées. « Les constatations du médecin légiste ne sont pas probantes et ne permettent pas de conclure à la cause du décès » du jeune trois-quarts centre Louis Fajfrowski, 21 ans, selon le procureur de la République d’Aurillac : « Des prélèvements ont été effectués en vue de réaliser des analyses toxicologiques et anatomo-pathologiques ».

Le rapport définitif sera remis au parquet d’Aurillac par les experts de l’Institut médico-légal de Clermont-Ferrand, « pas avant deux mois ».

Deux pistes considérées comme les plus fréquentes en matière de décès de sportifs sont envisagées par les médecins : d’une part, un « arrêt cardiaque lié à des produits dopants », même si « à ce stade de l’enquête, nous n’avons aucun élément en ce sens », assure le parquet. Les analyses anatomopathologiques pourraient également révéler des « traumatismes du myocarde invisibles à l’oeil nu lorsqu’ils ne sont pas suffisamment importants », et que l’autopsie n’a pu déceler, rapporte le procureur.
Dans le passé, après des chocs qui semblaient anodins, des joueurs sont décédés de commotions cérébrales foudroyantes.

Trois arrêts cadiaques dans les vestiaires

Louis Fajfrowski est décédé vendredi soir après un malaise dans les vestiaires du stade Jean-Alric, a annoncé le club de Pro D2 d’Aurillac sur Twitter, faisant part de sa douleur et adressant ses condoléances à sa famille. Après un gros choc « qui a fait du bruit » sur le terrain, selon les joueurs, il avait pu se relever avec l’aide des soigneurs, avant de se rendre par ses propres moyens aux vestiaires, accompagné d’un médecin. Là il a alors perdu connaissance à plusieurs reprises. Victime de trois arrêts cardiaques successifs, pris en charge par le service médical, puis par les secours arrivés sur place, il n’a pas pu être réanimé. Il est décédé vers 20 heures.

Les services de secours ont indiqué à l’entraîneur de Rodez Arnaud Vercruysse, « que Louis avait fait trois arrêts cardiaques et que lors du troisième il n’avait pas été possible de le réanimer, malgré des efforts désespérés. Les secours ont utilisé un appareil de radiographie pour déterminer si le joueur était victime d’une hémorragie interne. L’appareil a répondu de manière négative ».

Le monde du rugby est en deuil. Louis Fajfrowski était promu à une belle carrière. Il était le chouchou du club d’Aurillac.

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