Montpellier : prison ferme pour des dealers de la cité Gély

Trois des cinq dealers présumés interpellés mercredi dernier par les policiers de la sûreté départementale de l’Hérault à la cité Gély, dans le faubourg de Figuerolles à Montpellier étaient jugés en fin de semaine dernière en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel.

Deux d’entre-eux, un Nîmois de 30 ans et un Marocain en situation irrégulière âgé de 19 ans ont été condamnés à des peines de prison ferme : huit mois pour le premier, cinq mois pour le second, incarcérés dans la foulée du jugement à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Le troisième âgé de 18 ans, aperçu par les policiers dans une coursive a été libéré et a écopé de 70 heures de travail d’intérêt général, TIG.

Deux points de deals

Deux points de deals ont été démantelés, l’un sous le préau de l’ancienne école, rue Ronsard et l’autre dans une coursive proche, rue de Malherbe. Les clients qui ont également été interpellés lors de cette nouvelle « descente » de police assurent se fournir là depuis six mois. Un complice sera jugé devant le tribunal pour enfants, tandis que la cinquième personne arrêtée et placée en garde à vue a reçu une composition pénale.

Les policiers ont démasqué cinq « charbonneurs », des revendeurs de drogue qui sont directement au contact des consommateurs, sur les lieux de deals, qui gangrènent la cité Gély. « On achète herbe et résine de cannabis, cocaïne et autres produits illégaux en faisant la queue jusqu’aux tables de jardin dressé à même sur le trottoir, ou derrière un trou creusé dans un mur, un véritable drive de la drogue qui fonctionne 24h sur 24. Les charbonneurs pèsent la drogue sur place avec une balance de boucher; Il faut savoir que la beuh vendue par les gitans à la cité Gély est la moinschère de la ville », témoigne un toxicomane « accro » à Métropolitain.

Grand consommateur, mais pas dealeur

Selon les enquêteurs du commissariat central qui multiplie planques et filatures, à peine un lieu de deal est-il fermé, qu’un autre s’installe pas très loin…Mercredi dernier,  328 g de résine de cannabis, 25 g de cocaïne et 15 kg d’herbe de cannabis, dont 7 kg cachés dans une voiture à proximité ont été saisis.

Le Nîmois trentenaire jugé vendredi affirme ne pas dealer, mais uniquement consommer 10 g d’herbe par semaine. Mais, quand la police est arrivée, il s’est enfui, avant d’être rattrapé, avec dans son sac à dos 288 g d’herbe, d’une valeur de 2 000 €, une balance et des sachets de conditionnement; « Abandonnés dans la panique par terre, j’ai fait la grosse erreur de tout ramasser », plaide t-il…

En récidive à cause de sept condamnations, cet ancien étudiant en sport, devenu coffreur en intérim n’aurait pas pensé aux représailles, en cas d’un vol de stupéfiants. Le Marocain de 19 ans a remis 350 € en petites coupures aux policiers qui ramasseront aussi au sol les 250 €, dont il s’est débarrassé à leur vue. Il a répété au procès que cet argent provenait d’une vente de scooter. mais, aucune trace n’a été retrouvée par les policiers.

Les condamnations

70 heures de travail d’intérêt général -TIG- ont été infligés au plus jeune arrêtés cité Gély. Les deux autres écopent de peines mixtes avec sursis et mise à l’épreuve. Le Nîmois est incarcéré pour un an, dont quatre mois avec sursis. Le Marocain est condamné à neuf mois de prison, dont quatre avec sursis.

La cité Gély reste sous une discrète et étroite surveillance, notamment depuis que 17 tirs avec une arme à feu de gros calibre ont visé les policiers de la Sécurité publique qui finissaient une perquisition, rue Ronsard, à la mi-juillet. Le tireur qui est identifié est toujours en fuite. Il est recherché par les policiers du SRPJ de Montpellier.

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