Portrait : Ludivine Dalzon, socio-esthéticienne à Nîmes

Socio-esthéticienne : ce métier est encore peu connu, dans le domaine de la santé. Il fait cependant une percée dans le secteur médico-social. La socio-esthétique est pratiquée par des esthéticiennes ayant envie d’exercer leur métier « autrement », loin des instituts de beauté, car cette discipline propose des soins appropriés auprès des populations souffrantes et fragilisées, telles les personnes âgées. Une Nîmoise de 21 ans, Ludivine Dalzon a choisi cette voie. Rencontre.

« La socio-esthétique est un soin de support pour ne pas baisser les bras », révèle d’emblée Ludivine Dalzon, jeune esthéticienne et spécialisée socio-esthéticienne à l’Institut de cancérologie du Gard -ICG-, sur le site du CHU Carémeau à Nîmes.

« Au cours de mes études, j’ai obtenu le prix de l’apprentissage du Rotary Club et de la chambre des métiers de l’artisanat, grâce à la présentation de mon futur projet,  la socio-Esthétique. Esthéticienne depuis cinq ans, j’ai souhaité poursuivre sur une formation de socio-esthétique pour acquérir d’autres techniques permettant d’accompagner  en globalité les patients dans une équipe pluridisciplinaires et d’apporter un bien-être à des personnes dans le besoin : apporter une bulle d’oxygène », explique t-elle à Métropolitain.

Sa propre entreprise depuis un an

« Après l’obtention de mon diplôme de socio-estheticienne, j’ai créé ma propre entreprise, en juillet 2017. Actuellement socio-esthéticienne dans ma ville d’origine, Nîmes, sur l’ICG, l’Institut de cancérologie du Gard depuis maintenant un an donc, je souhaite partager mon vécu sur l’impact des soins esthétiques auprès des patients atteints par la maladie. La socio- esthéticienne ajoute aux compétences d’esthéticienne une spécialisation, qui lui permet d’exercer son métier auprès des personnes souffrantes fragilisées  ou en détresse sociale; elle apporte une aide psychologique et des techniques de soins adaptés aux personnes par une atteinte à leur intégrité physique psychique, qui favorise le dialogue et la réappropriation de l’image de soi par un ressenti corporel », ajoute Ludivine Dalzon.

Primordial en milieu hospitalier

La jeune nîmoise précise encore que, « La socio-esthéticienne va réellement apporter des conseils du confort à la personne, favorisant ainsi son envie de conserver le goût de s’occuper de soi. La présence de la socio- esthétique en milieu hospitalier semble primordial surtout pour le moral des patients. Malgré la souffrance endurée par son corps et le caractère agressif du traitement, la patiente doit tout de même se sentir écouter et regarder pour cela elle doit être rassurée par une écoute attentive et un discours apaisant. Moralement pour la malade, ces soins socio- esthétiques sont bien plus efficaces que la rééducation elle-même. Sans faire oublier la maladie, ni même la guérir, la socio-esthéticienne aide à contribue à améliorer la santé mentale du patient par l’effet de ses soins sur la restauration de l’image de soi et de l’estime qui s’y rattache. Le corps, devenu objet de la maladie et du médecin, redevient celui de la patiente le temps des soins. J’ai alors constatée, que ces prestations favorisent le processus de guérison par la communication, le mieux-être, le confort du patient dans le cadre d’une meilleure qualité de prise en charge. En retrouvant l’estime de soi, les patients tolèrent mieux les traitements et les effets secondaires liés aux produits cytotoxiques peuvent être diminués ».
Un témoignage concret, très enrichissant sur ce métier appelé à être connu. Merci à Ludivine Dalzon de nous avoir éclairés.

ICG de Nîmes : un seul site de prises en charge

Fruit d’un partenariat public-privé, l’Institut de cancérologie du Gard (ICG) permet de réunir sur un seul site différents acteurs de la prise en charge en cancérologie du territoire de santé. Véritable pôle d’expertise et de référence dans le diagnostic et le traitement des cancers, l’ICG articule son activité autour des principales disciplines de la cancérologie : imagerie médicale, oncologie médicale, hématologie clinique, radiothérapie oncologique, médecine nucléaire, unité de reconstitution des cytotoxiques, soins de support.

Interdisciplinaire, fédérateur, innovant, créateur de liens et facilitateur de l’entrée dans le parcours de soins, l’ICG propose une prise en charge spécifique dans un espace fonctionnel et accueillant. Le regroupement sur un même site des différents professionnels de santé en cancérologie permet de développer des liens privilégiés et facilités entre spécialistes mais également avec les médecins libéraux, au bénéfice du patient et de son entourage.

Le CHU de Nîmes dispose, au coeur de l’ICG d’une capacité d’accueil de 103 lits et 24 places d’hôpital de jour dans un bâtiment de 15’900 m2 répartis sur six niveaux sur le campus hospitalo-universitaire Carémeau. Le rassemblement sur un même site des différents intervenants en cancérologie, permet une fluidification du parcours patient, concrétisée par l’élaboration de chemins cliniques personnalisés, pour organiser chaque étape du processus en privilégiant la qualité, l’accessibilité, le confort et le mieux-être, en lien permanent avec les professionnels de santé libéraux.

Le programme personnalisé de soin remis à la personne malade et à son médecin traitant et le temps d’accompagnement soignant sont des préalables à l’entrée dans la prise en soins pour inviter le patient à être acteur dans son parcours.

Des équipements à la pointe de la technologie pour le diagnostic et les traitements

  • 1 IRM
  • 1 mammographe numérique capteur plan avec système de biopsie
  • 2 échographes
  • 1 salle de radiologie numérique capteur plan
  • 1 panoramique dentaire numérique
  • 2 TEPScan
  • 2 gammas caméras
  • 2 scanners de simulation
  • 5 accélérateurs de particules
  • 2 unités de préparation des cytostatiques au cœur de l’hospitalisation de jour.

Molécules innovantes

Le développement de la médecine et des soins personnalisés se traduit par le recours de plus en plus fréquents aux thérapeutiques ciblées et aux molécules innovantes dans le traitement des pathologies cancéreuses. Ces molécules sont souvent données par voie orale, permettant un traitement ambulatoire, recherchant une meilleure efficacité si possible pour une toxicité moindre.

L’accompagnement avec des techniques innovantes comme l’utilisation de l’équipement Dignicap, permet de prévenir certains effets secondaires comme la chutte des cheveux. Parallèlement aux soins spécifiques, l’ICG dispense un large éventail de soins de support (psycho-oncologie, nutrition, assistance sociale, sexologie, kinésithérapie, socio-esthétique -une discipline pratiquée par Ludivine Dalzon-, musicothérapie, sophrologie…).

L’information du patient et de son entourage est indispensable. Elle est favorisée par l’Espace Rencontres Information (ERI) territorial du Gard, piloté en concertation avec la Ligue nationale contre le cancer, qui propose des temps d’échanges et des ateliers thématiques autour des cancers et de leurs traitements, destinés aux patients et à leurs proches

Doté de chambres individuelles de 20 m2 en moyenne, l’ICG est situé au cœur du campus santé nîmois, à proximité immédiate de l’hôpital universitaire Carémeau, auquel il est relié par une passerelle, facilitant ainsi la circulation des patients hospitalisés entre les deux sites. L’architecture du bâtiment favorise l’ouverture sur l’extérieur, notamment à travers des espaces intérieurs aérés et lumineux.

Self-service, parking, transports en commun

Dans le souci constant d’adaptation des prestations hôtelières, un self-service, géré par les personnels hospitaliers de l’Unité de production culinaire du CHU, est proposé aux patients, leur permettant d’avoir accès à des collations tout au long de la journée.

Un parking souterrain dédié aux visiteurs, situé en sous-sol de l’Institut et un dépose-minute pour les ambulances et VSL devant le bâtiment sont accessibles, via la rue du Professeur Henri Pujol. Le site est également desservi par les transports en commun.

Des liens ville-hôpital renforcés

« L’accompagnement du patient durant son parcours nécessite un lien permanent entre l’ICG et le domicile, en collaboration avec les différents professionnels de santé extra hospitaliers. Le médecin traitant, qui est le médecin référent du malade, doit rester au cœur de la prise en charge du patient. La communication entre le service de soins et le généraliste ou spécialiste libéral est donc essentielle ; la réalité des échanges étant toujours, pour la personne malade, un gage de sécurité et de continuité des soins. Une communication facilitée avec la médecine de ville passe notamment par la transmission rapide des rapports des consultations d’annonce, examens complémentaires (diffusion numérique des examens d’imagerie), comptes rendus des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP), remise du programme personnalisé de soins, du protocole d’essai clinique si celui-ci est applicable et dossier communicant en cancérologie, le DCC », souligne t-on au CHU Carémeau.

Des infirmières de coordination ont pour mission :

  • de s’assurer de l’observance et de la tolérance au traitement, notamment en cas de prise orale
  • de coordonner les différents soins de support
  • d’organiser le parcours et le lien entre les différents acteurs de soins (médecine de ville, HAD, SSIAD, EHPAD,…)
  • de faciliter les échanges entre l’Institut, le médecin traitant et les interlocuteurs de ville.

>> Pratique : En savoir plus sur la cancérologie

Ludivine Dalzon, socio-esthéticienne à Nîmes.
 

1 Comment

  1. Bonjour je souhaiterais pouvoir exercer ce metier comme Ludivine je suis diplômé d’un cap esth et je souhaite faire une formation de socio esth pouvez vous me dire à qui m’adresser merci

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