Feux dans l’Hérault : le pompier et son complice incarcérés

Le sapeur-pompier volontaire de 27 ans du Sdis 34 en poste à la caserne de Bouzigues et un complice de 29 ans, soupçonnés d’avoir volontairement allumé onze feux de végétation autour de l’étang de Thau -Poussan,Loupian et Villeveyrac- ont été mis en examen pour les délits présumés de « destruction, dégradation ou détérioration volontaire par incendie de forêts, bois, landes, maquis avec comme circonstance aggravante dans des conditions à exposer des personnes à un dommage corporel ou à créer un dommage irréversible à l’environnement ».

Ils ont avoué les faits durant leur garde à vue qui avait commencé mardi matin, a indiqué Christophe Barret, le procureur de la République de Montpellier, dont les réquisitions de mandat de dépôt ont été suivies à la lettre ce jeudi soir par le juge de la liberté et de la détention, le JLD, du tribunal de grande instance de Montpellier. Les deux mis en examen ont été incarcérés vers 22h.

L’instruction ne fait que commencer. Les gendarmes de la compagnie de Pézenas vont, sur commission rogatoire du juge, vérifier toutes les déclarations faites en garde à vue des deux mis en examen, qui ont été notamment trahis par la présence d’un véhicule leur appartenant, aperçu sur des départs de feux de garrigue et de sous-bois au printemps dernier.

Le pompier va être radié

Ce soir, le Service départemental d’incendie et de secours de l’Hérault -Sdis 34- révèle que, « le sapeur-pompier concerné est actuellement suspendu et une procédure de radiation va être engagée par le service au regard des actes intolérables et inacceptables commis par cet agent. En pleine saison estivale, alors que les personnels du corps départemental des sapeurs-pompiers de l’Hérault sont totalement mobilisés dans toutes les casernes du département, au centre départemental des appels d’urgence et dans les services pour répondre aux différentes sollicitations et afin que la distribution des secours soit la plus efficace possible, l’ensemble des personnels condamnent avec la plus grande fermeté de tels agissements et font confiance à l’institution judiciaire pour que la sanction soit à la hauteur des faits commis et que l’honneur des sapeurs-pompiers de l’Hérault soit rétabli au regard du discrédit apporté par cette attitude personnelle  incompatible avec l’exercice de nos missions de secours, d’assistance et de lutte contre les incendies ».

>> Le rappel de l’affaire

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